
Un S.H.I.E.L.D. à reconstruire
Après le chaos provoqué par HYDRA dans la saison 1, Coulson se retrouve à la tête d’un S.H.I.E.L.D. en ruines, obligé de rebâtir l’agence avec une poignée de fidèles. Le ton change dès le départ : fini les petites missions isolées, on entre dans une guerre froide entre factions, avec des enjeux bien plus costauds. Et ça fait du bien.
L’intrigue principale tourne autour de plusieurs axes qui s’entrecroisent. D’abord, il y a la reconstruction du S.H.I.E.L.D. sous la direction de Coulson, qui doit composer avec des agents traumatisés, des ressources limitées, et une méfiance généralisée. Ensuite, on découvre l’existence d’un autre S.H.I.E.L.D., une faction dissidente menée par Robert Gonzales, qui remet en question les décisions de Coulson et sa capacité à diriger. Cette tension interne donne lieu à des confrontations intéressantes, où la loyauté des personnages est mise à rude épreuve.
L’ère des Inhumains
Mais le gros morceau de la saison, c’est l’arrivée des Inhumains. Skye, qui découvre qu’elle est en fait Daisy Johnson, devient le point central de cette révélation. Elle développe des pouvoirs sismiques après avoir été exposée à un artefact alien, l’Obélisque, qui s’avère être un déclencheur de transformation pour les Inhumains. On plonge alors dans une mythologie plus profonde, avec la cité Kree, les origines de Skye, et l’apparition de sa mère Jiaying, qui dirige une communauté secrète d’Inhumains. C’est là que la série prend une tournure plus fantastique, et franchement, ça fonctionne.
Visuellement, la saison 2 est plus ambitieuse. Les effets spéciaux sont mieux intégrés, les scènes d’action sont plus nerveuses, et la réalisation gagne en maturité. On sent que le budget a été mieux utilisé, et que la série assume enfin son appartenance au MCU sans avoir l’air de jouer dans la cour des petits.
Des personnages en pleine évolution
Côté personnages, y’a du bon et du moins bon. Skye devient clairement l’héroïne de la série, et Chloe Bennet livre une performance plus nuancée. Coulson reste solide, mais ses obsessions liées aux écritures alien le rendent parfois difficile à suivre. Fitz, marqué par les séquelles de la saison 1, est touchant, surtout dans sa relation avec Mack, une des meilleures nouvelles recrues. Simmons, elle, est un peu mise de côté, ce qui est dommage. Bobbi Morse et Lance Hunter, deux nouveaux agents, apportent du punch, même si leur romance est un peu forcée.
Et Ward… ah Ward. Le gars le plus ambigu de la série devient encore plus difficile à cerner. Il joue les agents doubles, les manipulateurs, les amoureux torturés… mais à force de le faire zigzaguer entre les rôles, on finit par ne plus trop savoir quoi penser de lui. Son arc aurait pu être brillant, mais il manque de cohérence.
La saison se termine sur un affrontement entre le S.H.I.E.L.D. et les Inhumains, avec Jiaying qui révèle ses vraies intentions. Elle veut protéger son peuple, mais ses méthodes sont radicales, et elle n’hésite pas à manipuler sa propre fille. Le conflit est intense, et la résolution, bien que tragique, donne une vraie conclusion à l’arc de Skye.
En résumé, la saison 2 de Les Agents du S.H.I.E.L.D. est une nette amélioration. L’intrigue est plus dense, les personnages gagnent en profondeur, et l’univers Marvel s’élargit avec l’introduction des Inhumains. C’est pas encore parfait certains arcs sont brouillons, et quelques personnages mériteraient plus d’attention mais on sent que la série a trouvé sa voix. Elle n’est plus juste un complément au MCU, elle devient une œuvre à part entière.

Pour écouter la série, c’est ici !


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