Une vengeance au cœur du numérique
Salut à tous, c’est Thibni, votre sous-fifre attitré du Dieu Geek, fidèle au poste pour vous guider dans mes voyages au cœur des mangas que je découvre, afin de partager mes impressions. Aujourd’hui, nous continuons cette aventure au sein d’une série intrigante qui explore la vision de la vie et de la mort dans un monde hanté par les téléphones cellulaires — ces petits appareils qui captent toute notre attention, au point de donner vie à nos comptes sur les réseaux sociaux… même après la mort : Dead Account 2. Suivez-moi, je vous montre ce petit bijou !

Paru le 27 juin 2025 chez Kurokawa, ce deuxième tome nous vient de Shizumu Watanabe, également connu pour Real Account, My Girlfriend is a Fiction ou encore Harry Makito, magicien & sauveur de sorcières. Je vous rappelle qu’une adaptation animée est déjà prévue pour début 2026 ! Vous pouvez vous procurer ce volume chez votre librairie la plus proche, au prix de 13,95 $.

Nous suivons donc ici l’histoire de Sôji Enishiro qui, après une découverte macabre liée au décès de sa sœur, fait une promesse lourde de sens :
« Je deviendrai le plus fort ! Et je tuerai K, le Mélancolique, pour venger ma sœur ! »

Premières missions et rivalités naissantes
Le premier tome nous avait laissés en plein centre commercial, lors de la toute première mission confiée à Sôji, accompagné de deux camarades de classe : Kasubata Kukuru et Urusugawa Kiyomi. Leur objectif : éliminer une grande quantité de Ghost Accounts de bas niveau, une tâche normalement tolérable pour des élèves de première année. Cette mission arrivait juste après que Sôji eut été accepté grâce à la maîtrise de son pouvoir de la Flamme d’Oni, une flamme redoutable capable de tuer les êtres vivants.

Mais cette première sortie tourne rapidement au désastre. Le groupe ne doit son salut qu’à l’intervention de leur enseignant, lui-même mis à rude épreuve durant l’affrontement. De retour à l’Académie, une annonce vient secouer les élèves : une mission d’une extrême envergure est en préparation pour contrer l’une des plus grandes menaces connues de l’Association des Médiums et de l’Académie Miden : « K, le Mélancolique ».

Pour désigner ceux qui auront l’honneur de participer, une compétition interne est organisée afin de déterminer quels Médiums de première année possèdent un pouvoir numérique assez puissant pour rejoindre l’équipe de chasse et accroître les chances de succès. C’est alors que la classe 1-B, celle de Sôji, croise pour la première fois le chemin de la classe 1-A… et que la rivalité entre les deux commence à prendre forme.

Des détraqués, et un antagoniste glaçant
Les personnages de Dead Account ont tous une personnalité absolument délirante, chacun à leur manière. Certains raffolent de la provocation et de la zizanie, alors que d’autres affichent une double facette : calmes et ordinaires dans la vie de tous les jours, mais transformés en véritables fous furieux lorsqu’ils entrent en combat. Ce mélange apporte un dynamisme constant et rend chaque interaction imprévisible.

Mais il est impossible de parler des personnages associés au Protagoniste sans évoquer « K, le Mélancolique ». C’est lui qui a tué la sœur de Sôji, ce qui en fait l’antagoniste le plus marquant et percutant de la série. Son ombre plane sur tout le récit et nourrit la promesse de vengeance de Sôji. La difficulté supplémentaire pour ce dernier, c’est que son propre pouvoir ressemble étrangement à celui de « K ». Cette ressemblance trouble l’Académie et fait peser sur Sôji un soupçon constant, ajoutant encore plus de tension dramatique à son parcours.

Autant vous le dire : si vous aimez les personnages complètement disjonctés, mais aussi des antagonistes puissants et troublants, cette série va vous combler !

Une mise en scène immersive et expressive
Tout comme dans le premier tome, on ressent véritablement la plume traverser chaque page, avec une attention particulière portée à la mise en page et à la mise en scène. Chaque image est pensée pour produire l’effet désiré, et je me suis retrouvé absorbé par la qualité des dessins, au point de percevoir une profondeur réaliste dans ce monde pourtant imaginaire, mais inspiré du Japon d’aujourd’hui.

Les dessinateurs démontrent une maîtrise calculée des angles et des dimensions, qui donnent un vrai poids dramatique à chaque scène. J’ai particulièrement apprécié la façon dont les personnalités des différents personnages ressortent visuellement, que ce soit par leurs grimaces ou par leurs expressions émotionnelles détaillées.

Entre chaos et intensité maîtrisée
Ce que j’ai le plus apprécié dans ce deuxième tome, c’est l’intensité croissante de l’intrigue : entre la première mission désastreuse, l’ombre menaçante de l’antagoniste et la compétition contre la classe 1-A, l’histoire monte en puissance à chaque chapitre. J’ai été surpris par la manière dont les personnages, aussi déjantés soient-ils, réussissent à transmettre de vraies émotions à travers leurs interactions et leurs choix. Le mélange entre humour, folie et drame fonctionne étonnamment bien. Même si parfois l’excentricité peut sembler excessive, c’est précisément ce désordre assumé qui rend la lecture si addictive.

Une suite plus sombre et encore plus accrocheuse
Selon moi, ce deuxième tome s’adresse aux lecteurs qui recherchent une suite plus sombre, plus ambitieuse et plus centrée sur la rivalité. Là où le premier volume posait les bases, celui-ci accentue le mystère et met en avant la menace grandissante de K, le Mélancolique. L’évolution des enjeux, couplée à la promesse de vengeance de Sôji, donne une profondeur nouvelle au récit.

Dead Account Tome 2 confirme le potentiel explosif de la série : un shōnen qui réussit à allier intensité dramatique et énergie débridée pour vous garder accroché jusqu’à la dernière page.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.

Auteur

Avatar de CoffeeKeep

Article écrit par

Laisser un commentaire