
Un voyage entre réseaux et surnaturel
Salut à tous, c’est Thibni, votre sous-fifre attitré du Dieu Geek, fidèle au poste pour vous guider dans mes voyages au cœur des mangas que je découvre, afin de partager mes impressions. Aujourd’hui, nous débutons une toute nouvelle aventure au sein d’une série intrigante qui explore la vision de la vie et de la mort dans un monde hanté par les téléphones cellulaires — ces petits appareils qui captent toute notre attention, au point de donner vie à nos comptes sur les réseaux sociaux… même après la mort. Suivez-moi, je vous montre ce petit bijou !
Paru le 2 mai 2025 chez Kurokawa, ce premier tome nous vient de Shizumu Watanabe, également connu pour Real Account, My Girlfriend is a Fiction ou encore Harry Makito, magicien & sauveur de sorcières. Le succès fut tel à sa sortie qu’une adaptation animée est déjà prévue pour début 2026. Autant dire que l’auteur n’en est pas à son coup d’essai ! Après quelques recherches, je peux même confirmer que Real Account est le prédécesseur spirituel de Dead Account, les deux séries partageant une base similaire autour de pouvoirs surnaturels.
Avec ses 192 pages dans un registre shōnen, ce premier tome a de quoi séduire. Mais ce qui m’a surtout frappé, c’est l’équipe démesurée qui a participé à sa création : Minoru Mitsuura, Michi Jiyû, Takeru Katô, Aramu Yoneya, Yûichi Takahashi, Hiromu Kitano, Kazuhiko Otoguro, Kango Kiwamura, Kensuke Suzuki, Tadashi Hisamochi et Takashi Ôsoko. Pour moi, c’est du jamais vu ! Si vous connaissez un autre manga réalisé par une équipe aussi nombreuse, je vous mets au défi de me le partager en commentaire.
Vous pouvez vous le procurer pour la modeste somme de 13,95$.
Alors, attachez votre tuque : l’histoire qui nous attend est tout sauf banale… et terriblement divertissante !
Quand les réseaux prolongent la vie
Dans un monde où les téléphones cellulaires absorbent l’attention de toute la population, nos comptes de réseaux sociaux deviennent presque des extensions de nous-mêmes, témoins de notre existence… et de notre mort. Mais que se passe-t-il lorsque leurs propriétaires disparaissent ? C’est ainsi que naissent les « Dead Accounts » : des entités forgées à partir des émotions négatives, emprisonnant l’esprit d’un défunt et lui permettant de continuer à errer sur Terre.
C’est dans ce contexte que nous faisons la rencontre de Sôji Enishiro, plus connu sous le pseudo de « Aoringo », un Mytubeur prêt à provoquer pour générer de la visibilité et gagner assez d’argent afin de subvenir aux besoins médicaux de sa sœur, Akari, gravement malade. Pour éviter d’aggraver son état, il garde ses distances physiques avec elle et maintient leur lien uniquement à travers les réseaux sociaux.
Une conversation marquante avec sa sœur va cependant bouleverser son quotidien. C’est à ce moment qu’entre en scène Kukuru Kasubata, un jeune homme au caractère… particulier. Insolent, maladroit, incapable de retenir ses mots blessants, il se retrouve sans cesse à devoir s’excuser. Un personnage haut en couleur, qu’il vaut mieux découvrir par soi-même !
C’est suite à cette rencontre que Sôji « Aoringo » éveillera son pouvoir de Médium, surnommé aussi Pouvoir Numérique. Invité à rejoindre une école spécialisée pour apprendre à maîtriser cette capacité, il y croisera d’autres élèves aux talents uniques.
L’univers nous offre ainsi un mélange étonnant, quelque part entre Jujutsu Kaisen et MÄR (Märchen Awaken Romance). Une inspiration captivante, rappelant la fraîcheur des shōnen du début des années 2000 (MÄR sorti en 2003) tout en s’appuyant sur la complexité narrative d’un JJK moderne.
Une maîtrise du rythme et de l’émotion
J’aimerais commencer par un détail que je mentionne rarement dans mes critiques : ce que j’appelle la « Page Blanche ». Pour expliquer, il s’agit de ces cases où le blanc domine, avec peu de dessin, afin de mettre en valeur une scène ou un personnage au premier plan. Dans Dead Account, cet art est maîtrisé à la perfection : on en retrouve très peu, car l’action reste constante, l’humour bien dosé, et les interactions entre personnages absolument… chelou par moments !
À travers divers effets visuels, le soin apporté aux détails, et la mise en relief des instants-clés dans chaque case, j’ai été sincèrement impressionné par cette œuvre. Elle parvient à captiver et divertir du début à la fin. On y ressent l’expérience d’un mangaka habitué aux succès : il sait se démarquer avec des personnages chaotiques, et surtout, avec l’idée sublime de donner vie à quelque chose d’inerte en le réinterprétant sous un angle qui a du sens.
Le style visuel n’est pas révolutionnaire, mais les petites touches ajoutées aux expressions faciales — grimaces, mimiques exagérées, ou émotions brutes — font toute la différence. Je ne peux pas en dire plus sans risquer de vous spoiler… Vous devrez aller découvrir ce manga par vous-même !
Une découverte surprenante et immersive
Avec ce que vous avez lu jusqu’à présent, vous devinez sûrement à quel point je suis excité de vous présenter cette découverte. J’avoue qu’au début, j’étais un peu perdu : ne connaissant rien aux œuvres précédentes de Shizumu Watanabe, je plongeais dans son univers sans aucune attente particulière. Mais c’est justement ce qui a rendu la lecture encore plus marquante.
J’ai adoré la manière dont le protagoniste est introduit : présenté presque comme un ennemi potentiel des Médiums, il se retrouve malgré lui soumis à leurs lois. Son pouvoir, à la fois fascinant et dangereux, évoque clairement des parallèles avec Jujutsu Kaisen. En revanche, sa manière de convoquer son pouvoir m’a beaucoup rappelé MÄR (aussi disponible en anime), ce qui donne un mélange rafraîchissant d’inspirations.
Les personnages, eux, m’ont franchement fait flipper. Leurs personnalités parfois douteuses, leurs relations complexes et parfois tordues… tout cela donne un réalisme surprenant. On croirait presque voir de véritables personnes prendre vie sur la page. À un point tel que je me suis même surpris à imaginer leur voix au fil de leurs dialogues — et c’est une première pour moi. Pouvoir ressentir les émotions au point d’entendre les personnages dans sa tête… ça, c’est du lourd !
Et c’est exactement pour ça que j’ai hâte que vous puissiez, vous aussi, lire ce manga et venir partager avec moi vos propres impressions et visions.
Conclusion – Un shōnen moderne à découvrir sans hésiter
Dead Account est un titre qui plaira avant tout aux amateurs de shōnen modernes, avides d’action, de mystère et de personnages hauts en couleur. Si vous avez aimé Jujutsu Kaisen pour son mélange de malédictions et de pouvoirs dangereux, ou si vous avez la nostalgie d’œuvres comme MÄR pour leur côté déjanté et inventif, vous trouverez ici un cocktail qui vous captivera. Les fans de récits où le numérique et le surnaturel s’entremêlent y trouveront aussi un terrain fertile et original.
Dead Account tome 1, c’est la preuve qu’un simple compte oublié peut donner naissance à une histoire aussi vivante que percutante : un manga qui vous hantera bien après avoir refermé ses pages.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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