
Un beat’em up, au saveur des années 80s
Sortez votre manteau de cuir, vos jeans trop serrés et peignez votre chevelure pour qu’elle soit bien lisse. On retourne dans les années 80s où fumer était cool, l’ère du heavy metal et des films de série B dans les ciné-parcs. Les années où les changements climatiques n’existaient pas et où Internet ne faisait pas partie de nos vies. Je sens que je viens de réveiller une certaine nostalgie chez certaines personnes et bien, c’est exactement ce que le jeu que je vais vous présenter aujourd’hui m’a fait vivre.
Vous commencez à me connaître, je suis nourri par la nostalgie et mon personnage n’existerait tout simplement pas si ce n’était pas du fait que je suis un grand nostalgique. Je m’ennuie énormément des années 90 où tout semblait si simple… Il faut dire que j’étais enfant. En tant qu’adulte, on me dirait sûrement le contraire, mais bon.
Présentation du jeu
Revenons à nos moutons. Qui dit jeu à présenter dit un nouvel épisode de : Gab le Trash Talker envoie un jeu au Dieu Geek et il espère que ce soit une pépite.
Aujourd’hui on va parler de 1989 After the War, un jeu développé par Seep et publié par Ratalaika Games sur la Nintendo Switch le 15 août dernier. Ce jeu a réveillé la nostalgie en moi, mais est-ce la pépite tant attendue?
Le monde est plongé dans le chaos lorsqu’une guerre atomique a rasé presque toute la population, laissant le champ libre à la criminalité. Cependant, la justice ne meurt jamais.
Dans ce jeu, aux allures du bon vieux Contra, vous incarnez Sebastian Beck, un ex-agent bien décidé à débarrasser ce monde de la criminalité qui règne. Nous allons donc traverser sept niveaux différents afin d’y affronter, à la fin, sept boss plus forts les uns que les autres.
Le jeu vous défie également avec une mécanique unique où l’environnement devient de plus en plus hostile à cause de la radiation. Atteignez vite les réfrigérateurs régénérants qui servent de points de contrôle vitaux, le fameux Checkpoint.
Armé de votre lame, d’un fusil à pompe et de quelques grenades, frayez-vous un chemin dans cet environnement hostile, mais qui rappellera (ou fera découvrir) ces belles années où l’on jouait à ces jeux dans les bornes d’arcade.

Gameplay : entre nostalgie et frustration
Ce jeu m’a fait passer par toute une gamme d’émotions. Dès le départ, je me suis rappelé mes années à jouer à ma NES avec mon père qui trippait sur Contra. Toutefois, c’est un gameplay totalement différent. On garde le concept de jeu de plateforme, mais ce sont les trois habiletés de combat qui viennent amener un aspect stratégique.
La lame est pour les attaques rapprochées, le fusil à pompe pour éliminer plusieurs ennemis devant soi et les grenades pour les ennemis à distance. Le but est de se rendre le plus rapidement possible au point de contrôle (les fameux réfrigérateurs) pour réduire la radiation.
C’est dans les contrôles du personnage que j’ai eu quelques difficultés, surtout avec les échelles… LES OST* D’ÉCHELLES! Ici, notre personnage, demandez-moi pas pourquoi, monte les échelles comme une corde… sauf que sur une échelle, il y a deux cordes! Donc si tu n’es pas placé comme le jeu le veut, tu te ramasses loin du bord où tu dois aller. Résultat : tu retombes en bas, ou un tas d’ennemis peut réapparaître. La colère a pris la place de la nostalgie.
Le jeu est déjà dur en soi, j’ai pas besoin de ce bug en plus. Je recommande de jouer avec le D-pad, car le joystick n’est pas assez précis. Et ne soyez pas trop proche de l’ennemi pour utiliser la lame, car le point de touche est seulement au bout de celle-ci.
Malgré ces anicroches de gameplay, le jeu est fluide et dynamique. J’ai fermé le jeu souvent à cause des maudites échelles, mais j’y suis quand même retourné, car son côté challengeant est addictif. Au moment où l’on se parle, j’ai dépassé la moitié du jeu et je peux dire que les amateurs de speedrun vont se donner un défi d’essayer de le terminer rapidement, car c’est quand même ça le but.

Visuel et ambiance rétro
Visuellement, ce jeu est un hommage aux jeux rétro des années 80s et aux films dans le style de Escape from New York. J’ai eu du plaisir à parcourir cette ambiance post-apocalyptique qui sort de notre normalité et qui réimagine notre monde dans une version disjonctée et exagérée, avec ses personnages difformes.
Ça me fait toujours rire de voir un ennemi qui ressemble à un Punk avec la crête, typique symbole de l’anarchie. Le design de notre personnage principal m’a beaucoup fait rire aussi, non pas qu’il soit absurde ou même laid, mais parce que c’est le sosie de Patrick Bourgeois, le chanteur iconique du groupe Les BB, très populaire au Québec.
Je ne crois pas que c’était leur intention, car avec mes recherches, j’ai vu que les développeurs sont deux frères européens amoureux des jeux rétro. Je veux bien croire que Les BB étaient des superstars dans les années 80, mais je doute qu’ils étaient si gros en Europe.

Musique
Musicalement, on retrouve bien la musique 8-bit de l’époque, mais pas super catchy. Les trames sonores sont très simples, mais cela n’affecte en rien l’expérience du jeu. De toute façon, le bruit de vos soupirs de frustration lorsque vous allez devoir recommencer un niveau suite à une mort va enterrer la musique.

Verdict du Dieu Geek
La fameuse question que vous attendez tous : est-ce la pépite que votre Dieu Geek attendait? L’offrande tant entendue?…
Presque. Le jeu est très bon, cependant, il manque un peu de raffinement dans son gameplay et, bizarrement, j’aurais aimé plus de narration dans son histoire, même si ce n’est pas nécessaire. C’est vraiment un choix personnel, car j’aime beaucoup les univers post-apocalyptiques.
De plus, maintenant que je vois simplement mon personnage comme Patrick Bourgeois quand j’y joue, j’aimerais tellement avoir une trame 8-bit de “Seul au combat” des BB pendant que je joue à ce jeu. Quoi, j’ai le droit à mes fantasmes.
Merci à Ratalaika Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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