
Un retour dans l’arène des Mecha-Mages
Salut à tous, ici Thibni, fidèle serviteur du Dieu Geek. Aujourd’hui, je vous amène dans le cinquième tome de Mecha-Mages: d’esclave à héros, une série qui mélange fantasy et mécanique avec une énergie brute. Après les événements du tome 4, j’étais impatient de voir si le protagoniste allait parvenir à s’échapper de la déclaration de guerre contre la princesse qu’il devait protéger et soutenir.
Comme je l’avais déjà mentionné précédemment, le protagoniste a débuté son histoire comme esclave, lorsqu’il est arrivé — lui et sa classe entière — dans ce nouveau monde où l’énergie, surnommée «Rudia », détermine la position que l’on peut atteindre, voire même la destinée d’un individu. En gros : plus tu en as, plus tu es à risque d’être choisi et de profiter d’une panoplie de bénéfices. Moins tu en as, plus tu risques d’être pris de haut, jusqu’à même être réduit en esclavage.
Ceci dit, notre cher Yûta, quant à lui, a fait une drôle de découverte à son insu : il semblerait qu’il possède probablement bien plus de Rudia que la moyenne. Mais lui en est convaincu du contraire, puisque le test initial lui avait présenté un chiffre : « 2 ».
Mecha-Mages : D’Esclave à Héros #5 est disponible au Québec depuis le 10 mai 2024, au modeste prix de 15,95 $ CAD, pour un total de 159 pages. Il s’agit d’une œuvre originale de Ryoma (écrivain et concepteur de l’histoire), dessinée par Cambria Bakuhatsu Tarô, avec un design de personnages signé Susumu Kuroi. C’est donc une création à trois mains, portée par trois artistes différents.
L’éveil du Mecha interdit
Voici le résumé du tome précédent, afin de comprendre où débute ce volume :
Dans le quatrième tome, Yûta et sa troupe de mercenaires, les Chevaliers de Fer, ont croisé la route de l’une des douze maîtres célestes : Linnecarlo Dadenburg, surnommée l’impératrice de la Foudre. Troisième princesse du royaume de Meltaria et ancienne commandante de son régiment de mecha-mages, elle fait appel à la troupe afin d’éviter le pire — notamment un possible attentat visant à l’assassiner.
Après une victoire relativement simple (ou presque), Yûta se retrouve à son service et accepte de l’accompagner jusqu’à son royaume. Leur mission : l’aider à influencer le vote en faveur du prince Yûdin, afin qu’il devienne le prochain roi. Mais lorsque le vote ne tourne pas en la faveur attendue et que le prince Musshim semble l’emporter, tout bascule : un véritable attentat éclate.
C’est ici que commence le tome 5, au chapitre 20 de la série. Yûta prend les commandes du plus puissant des Mecha-Mages qu’il ait jamais croisé, nécessitant une quantité astronomique de Rudia — plus de 200 000 — pour être activé. Tous étaient convaincus qu’aucun être humain ne pourrait l’éveiller… jusqu’à ce que Yûta, contre toute attente, réussisse à le faire bouger.
S’ensuivent plusieurs combats intenses, ainsi que des moments de réflexion et d’espoir pour la princesse Linnecarlo, qui cherche désespérément à renverser la situation. Malheureusement, les événements ne tourneront pas en sa faveur, et la troupe devra envisager une fuite pour éviter la mort… tandis que le trône de Meltaria semble destiné à tomber, fort probablement, entre les mains du prince Musshim.
Robots géants, détails humains
Au tout début du premier tome, je n’étais pas trop sûr de ce à quoi m’attendre. J’osais croire que j’allais apprécier ce récit grâce à la perspective d’y voir des robots géants combattre et d’y apercevoir des explosions. Naturellement, j’ai immédiatement comparé l’univers à celui de Gundam, avant même d’avoir commencé la lecture. Pourtant, au fil des pages, je me suis rendu compte que cette histoire n’avait rien à voir avec mes attentes. J’avoue avoir ressenti une certaine frustration à ce moment-là — ce qui, je le reconnais, était de ma faute.
Cependant, malgré cette première déception, j’ai découvert un plaisir coupable : celui de vouloir poursuivre ma lecture et connaître la suite. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, car l’histoire ne me semblait pas si attrayante au départ… mais j’ai continué.
Et avec le recul, je peux aujourd’hui vous expliquer pourquoi : l’histoire tient debout, elle avance, elle ne traîne pas et sait créer des cliffhangers efficaces. Même si je ne pensais pas accrocher autant, elle a réussi à captiver mon attention grâce à un soin particulier apporté aux détails, surtout dans ce qui compte le plus : les combats et les robots géants.
Peu à peu, j’ai réalisé que l’histoire était bien plus intéressante que ce que j’avais imaginé. Elle réserve de belles surprises, transmet des moments de détresse et d’insécurité, et met en avant un héros qui ne l’a pas choisi d’être : Yûta, un héros malgré lui. À travers son humilité, il parvient à captiver, animé par un seul objectif : retrouver ses camarades de classe et vivre à leurs côtés — surtout ceux qui ont marqué son cœur d’adolescent.
Entre stratégie et humanité
Ce tome 5 m’a agréablement surpris par son équilibre entre action et stratégie. J’ai particulièrement apprécié la manière dont Yûta se retrouve constamment propulsé dans des situations qui le dépassent, mais où son instinct et sa volonté prennent le dessus. La scène où il parvient à activer un Mecha-Mage jugé impossible à réveiller en est un parfait exemple : elle crée un effet de choc autant pour les personnages que pour le lecteur.
Ce qui m’a touché, c’est l’humanité que l’auteur insuffle à Yûta. Il n’est pas dépeint comme un héros arrogant, mais comme un adolescent perdu qui n’a qu’un seul but : retrouver ses camarades de classe et rester fidèle à ceux qui comptent pour lui. Son humilité rend ses victoires encore plus marquantes.
À l’inverse, certains passages m’ont semblé un peu trop rapides, notamment dans la gestion des intrigues politiques. J’aurais aimé que l’opposition entre Linnecarlo et Musshim soit plus détaillée, car l’enjeu est immense et pourrait donner une profondeur supplémentaire au récit.
En termes de comparaison, je dirais que Mecha-Mages réussit à se démarquer de classiques comme Gundam ou Code Geass. Là où ces séries mettent souvent l’accent sur la guerre à grande échelle et les idéologies, Mecha-Mages reste focalisé sur le destin individuel d’un seul jeune homme pris dans une machinerie politique qui le dépasse. C’est plus intimiste, plus personnel, ce qui le rend unique malgré les similitudes apparentes avec d’autres sagas de mechas.
Verdict final
Avec ce cinquième tome, Mecha-Mages : d’Esclave à Héros confirme qu’il n’est pas qu’un simple manga de robots et de combats. C’est un récit qui parle d’identité, de survie et de choix difficiles, porté par un héros malgré lui et des enjeux de plus en plus intenses.
Je recommanderais ce manga à tous ceux qui aiment les séries de fantasy mâtinées de science-fiction, mais aussi à ceux qui apprécient les histoires où les héros doivent grandir malgré eux. Les amateurs de Gundam ou de DanMachi y trouveront des échos, mais découvriront une œuvre au ton bien particulier.
Mon verdict : un tome charnière, qui prouve que Mecha-Mages sait surprendre et se renouveler. Et si je devais le résumer en une phrase forte : « Mecha-Mages n’est pas qu’une histoire de robots géants, c’est le récit d’un adolescent qui apprend, pas à pas, à devenir le héros qu’il n’a jamais voulu être. »
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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