
Élémentaire mon cher Okarun
Nous n’avons pas attendu quatre mois cette fois-ci, oh que non. Pour être sûr, votre Dieu Geek préféré est allé voir sa librairie du coin et a tout simplement précommandé ce titre pour être certain de l’avoir à temps. Bref, sorti le 29 juillet dernier, ce magnifique manga était dans ma section TBR (to be read) et j’avais hâte d’y arriver.
L’œuvre de Yukinobu Tatsu, distribuée et traduite en français par les éditions Crunchyroll, fait fureur en ce moment. Les aventures rocambolesques de Okarun et de Momo ne cessent de nous surprendre depuis le début. Plongé dans un univers mélangeant occulte, science-fiction, humour et un brin de romance, ce manga nous entraîne dans le quotidien bizarre de ces ados qui évoluent et apprennent sur eux-mêmes au fil de péripéties douteuses. Est-ce qu’on continue dans cette lignée dans ce seizième volume?
Résumé du volume 16
Momo et Okarun se lancent dans l’infiltration lorsqu’ils enrôlent Mémé-Turbo afin qu’elle joue le rôle de la poupée-chat pour intégrer le poste de police. Son enquête consiste à trouver l’identité de la personne qui a récupéré la boule dorée. Je rappelle que la prémisse de ce manga, c’est de retrouver les testicules maintenant dotés d’énergie occulte de Okarun qui ont étrangement disparu.
Bref, Mémé-Turbo, à cause de ses lacunes en informatique, échoue l’opération. Que faire maintenant? Pendant qu’ils réfléchissent à un autre plan, ils s’arrêtent dans un petit marché et tombent sur Rokurô le Serpo… vous savez, ceux qui avaient tenté d’utiliser Momo comme réceptacle pour leur clone. Mais ça, c’est du passé : celui-ci a été banni de ses frères, car il n’a pas la même philosophie qu’eux. Il accepte donc de leur prêter main-forte en échange qu’on lui trouve un meilleur emploi. Grâce à son aide, ils tiennent maintenant un nom!
Analyse et impressions
Ok! On va se le dire, vous vous doutez bien que j’ai adoré ma lecture, même si dans celui-ci le ton change un peu versus les derniers tomes. Ça reste une solide lecture. Dans ce numéro, on focus vraiment sur Momo et Okarun, qui sont en mission à la façon film d’espionnage. Qui, soit dit en passant, en tant que policier, je leur aurais posé plus de questions, car nos deux tourtereaux pas assumés puaient la nervosité.
C’est ce que j’aime de ce manga : dans ces situations qui seraient mises dans le quotidien de vous et moi, on réagirait de la même façon. Faut se rappeler qu’ils sont devenus une sorte de super-héros sans formation, donc ils font ce qu’ils peuvent. Yukinobu Tatsu a un vrai talent pour illustrer des personnalités diverses.
Parlons du changement de ton : lors des derniers tomes, on a eu beaucoup d’action, tandis que dans celui-ci nous sommes plus dans un suspense qui met de l’avant l’enquête des boules dorées, qui, on va se le dire, est l’objectif principal. Cependant, on découvre aussi des éléments qui augmentent l’intrigue. Même s’ils ont un nom, un autre personnage semble manipuler toute cette histoire.
Une autre chose que j’aime de ce manga, c’est l’imprévisibilité. Et si je vous disais que dans la moitié du manga, on se retrouve pratiquement dans le film Jumanji… avouez que je pique votre curiosité!
Visuel et dessins
Visuellement, c’est vraiment du solide : aucune page n’est laissée vide et tout concorde avec le scénario à point. Je sais que j’ai dit qu’il n’y avait pas beaucoup d’action dans ce volume, mais il y a une page où Okarun et Momo se retrouvent dans une école où la bagarre règne et une joute se déroule devant leurs yeux. C’est littéralement une image brutalement intense dans un environnement chaotique.
(insérer l’image ici)
Dans le design des personnages, Yukinobu Tatsu reste encore sans faille. Dans ce volume, il se permet d’aller du côté des gangs de voyous dans les quartiers plus défavorisés. On voit donc un changement de style avec des looks qui ressemblent plus à ceux de la rue. On croise aussi de grosses armoires à glace avec des chaînes au cou — vous connaissez le stéréotype de la grosse brute. Encore, un solide travail de dessin.
Conclusion
En conclusion, DanDaDan volume 16 continue de garder cette série au top du moment. Son mélange d’intrigue, d’humour et, surtout, son développement de personnages restent un point fort de la série. Certains pourraient trouver long le fait que Okarun et Momo n’ont pas vraiment eu de vrai rapprochement, mais pour moi c’est parfait. C’est littéralement comme ça qu’on développe les sentiments.
De plus, l’auteur nous offre d’autres personnages qui ont, eux aussi, une superbe personnalité qui évolue de tome en tome. J’ai tellement hâte à la suite.

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