Sorti en 2001, Kuru Kuru Kururin est un jeu développé par Eighting et édité par Nintendo, faisant partie des titres de lancement de la Game Boy Advance. C’est un jeu atypique, au concept simple en apparence, mais incroyablement addictif. Vous y incarnez… enfin, plutôt, vous pilotez l’Helirin, un long bâton volant qui tourne en continu, et devez le guider à travers des niveaux labyrinthiques sans toucher les murs. Sur le papier, ça semble étrange, mais manette en main, la magie opère immédiatement.

Si le jeu est passé relativement inaperçu en Occident (et totalement absent du marché américain à sa sortie), il est aujourd’hui reconnu comme un petit bijou d’originalité dans la ludothèque GBA.

Gameplay & mécaniques
Le principe est d’une simplicité enfantine : maintenir l’Helirin en mouvement à travers des couloirs étroits, éviter les obstacles, et atteindre l’arrivée le plus vite possible. Mais cette simplicité cache une vraie profondeur.

  • L’Helirin tourne en permanence, imposant une gestion millimétrée du timing et des trajectoires.
  • Les niveaux regorgent de passages serrés, de virages délicats, et d’éléments mouvants comme des plateformes ou des ressorts.
  • Chaque contact avec un mur vous retire un point de vie, et au bout de trois erreurs, c’est le retour au début.

En plus du mode aventure principal, Kuru Kuru Kururin propose un mode « Challenge » pour tenter des parcours chronométrés ultra précis. La courbe de difficulté est parfaitement dosée : les premiers niveaux servent d’apprentissage, puis le jeu demande une précision chirurgicale pour espérer atteindre les meilleurs temps.

Graphismes & ambiance
Visuellement, le titre mise sur une esthétique colorée et cartoonesque qui colle bien à son ton léger. Les arrière-plans sont simples mais variés, et chaque monde a sa propre ambiance (forêt, glace, lave, etc.). Les animations sont fluides, et malgré la sobriété graphique, tout reste parfaitement lisible, ce qui est crucial pour ce type de gameplay.

Musiques & sons
La bande-son est joyeuse et entraînante, avec des mélodies mémorables qui restent en tête longtemps après avoir éteint la console. Les bruitages sont simples mais efficaces, renforçant l’aspect ludique et non stressant du titre, même lors des moments les plus tendus.

Durée de vie & contenu
Comptez environ 2 à 3 heures pour terminer le mode aventure, mais la vraie rejouabilité vient de la chasse au meilleur temps et à la perfection dans chaque niveau. Les joueurs acharnés pourront y passer des dizaines d’heures supplémentaires, surtout grâce au mode « Challenge » qui demande un contrôle parfait de l’Helirin.

Forces et Défauts

Forces :

  • Concept original et addictif
  • Gameplay simple à comprendre mais difficile à maîtriser
  • Courbe de difficulté très bien dosée
  • Grande rejouabilité grâce aux défis de temps
  • Ambiance légère et plaisante

Défauts :

  • Peut devenir frustrant pour les joueurs impatients
  • Style graphique un peu trop minimaliste pour certains
  • Manque de variété dans les mécaniques de jeu à long terme

Conclusion
Kuru Kuru Kururin est l’exemple parfait d’un jeu qui ne paye pas de mine mais qui se révèle être un véritable coup de cœur une fois essayé. Sa simplicité, son accessibilité et son gameplay diaboliquement précis en font une pépite de la GBA, injustement méconnue. Si vous aimez les défis techniques et les jeux au concept unique, c’est un indispensable.

Un classique caché qui mérite largement d’être redécouvert.

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