
En 2004, à l’époque où les jeux sous licence pullulaient sur Game Boy Advance, Action Man: Robot Atak est sorti un peu dans l’ombre, sans grande campagne marketing. Inspiré directement du film d’animation du même nom diffusé à la télévision, ce titre développé par Magic Pockets est pourtant une bonne surprise. Derrière son aspect simple et son gameplay sans prétention, Robot Atak propose une aventure solide, bien rythmée, et étonnamment plaisante, surtout pour un jeu à licence.

Gameplay : efficacité avant tout
Le jeu adopte une structure d’action/plateforme en 2D à défilement horizontal. On incarne Alex Mann, alias Action Man, dans une série de missions où il faut traverser des niveaux remplis de pièges, d’ennemis robotiques, et de plateformes à franchir.
Le gameplay est simple mais maîtrisé. Action Man peut courir, sauter, s’accroupir et utiliser différentes armes et gadgets qui se débloquent progressivement. Les contrôles répondent bien, et l’action est fluide. On retrouve un bon équilibre entre phases de tir, sections de plateforme et petits puzzles à base d’interrupteurs ou de déplacements de blocs. Rien de révolutionnaire, mais tout est bien exécuté.
La courbe de difficulté est bien dosée. Les premiers niveaux introduisent progressivement les mécaniques, tandis que les stages plus avancés demandent un peu plus de réflexion ou de réflexes. Le jeu évite la frustration tout en offrant un bon petit défi, surtout si on cherche à terminer chaque niveau avec tous les objets.

Variété et gadgets
L’un des points forts du jeu est l’utilisation de gadgets et de costumes spéciaux. À certains moments, Action Man enfile des combinaisons spécifiques (comme une armure anti-chaleur ou un jetpack) qui lui permettent de surmonter des obstacles ou d’accéder à de nouvelles zones. Ces sections ajoutent une vraie variété au gameplay.
Les ennemis sont principalement des robots, mais ils deviennent plus coriaces à mesure que l’on progresse. Certains volent, d’autres tirent à distance ou foncent sur le joueur. Le bestiaire reste limité, mais les combats sont assez rythmés pour maintenir l’attention.

Une réalisation visuelle soignée
Graphiquement, Action Man: Robot Atak est une bonne surprise pour la GBA. Les sprites sont nets, les animations sont fluides, et les décors sont assez variés pour éviter la monotonie. On traverse des laboratoires high-tech, des bases enneigées, des jungles mécaniques, avec des ambiances bien distinctes.
Le design d’Action Man lui-même est bien réalisé, reconnaissable et fidèle au dessin animé. Les effets spéciaux des armes et gadgets sont sobres mais efficaces. Même si certains environnements se répètent un peu, l’ensemble est propre et agréable à l’œil.

Ambiance sonore honnête
La bande-son, quant à elle, fait le travail. Les musiques sont énergiques et collent bien à l’action, même si elles manquent un peu de variété et de profondeur. Les bruitages sont réussis, avec des sons d’impact et de tirs satisfaisants, sans jamais devenir agaçants. Pour un jeu de cette époque et de cette catégorie, c’est plus que respectable. CHECKPOINT !!

Durée de vie
Comptez environ 1 à 2 heures pour terminer le jeu, selon votre niveau et votre envie d’explorer. Il y a peu de rejouabilité une fois l’aventure finie, mais le plaisir de jeu est tel qu’on ne regrette pas le temps passé dessus.
Le jeu ne propose pas de multijoueur ni de fonctionnalités annexes, mais pour une expérience solo concentrée, c’est une réussite. Et surtout, il a cette qualité rare des bons jeux GBA : il donne envie de continuer, de passer « juste un niveau de plus », grâce à sa simplicité addictive.

Conclusion
Action Man: Robot Atak sur GBA n’a jamais prétendu révolutionner le genre. Mais ce qu’il fait, il le fait bien. Avec son gameplay solide, son rythme bien dosé et son atmosphère fidèle à l’univers de la licence, il offre une expérience fun, bien ficelée et étonnamment soignée. Un excellent petit jeu d’action/plateforme qui mérite d’être redécouvert, surtout si vous aimez les pépites un peu oubliées de la GBA. Un jeu simple mais très plaisant. Efficace, amusant et sans fioritures. Une belle surprise de l’ère GBA.



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