
Aoba dans le pétrin
Salut mes petits cocos chéris, Frank le Dieu Geek est ici présent pour une autre de ses superbes critiques de manga.
Nous sommes rendus au sixième volume de Nine Peaks, un manga qui ressemble un peu à Tokyo Revengers et Wind Breaker, mais en plus mature. Écrit par Tetsuhiro Hirakawa et traduit en français par les éditions Ki-oon, ce manga raconte l’histoire de Gaku, un jeune au tempérament fumant qui, suite à la mort de son père, avec qui il n’avait pas la meilleure relation, décide, pour lui rendre un dernier hommage, de pratiquer l’activité préférée de son paternel : la pêche.
Cependant, un accident lui arrive lorsqu’il croit avoir une prise : il est jeté dans l’eau et… boom ! Il se fait remonter à la surface par nul autre que son père… mais vingt ans plus tôt. C’est là que, habituellement, votre divinité préférée décroche car, j’ai beaucoup de difficulté avec les histoires de voyage dans le temps, trop faciles à truffer d’erreurs. Toutefois, je ne sais pas si c’est à cause de l’histoire père-fils, mais j’y suis resté accroché. Donc, on est rendus au sixième volume… et je suis encore accroché. Voyons ce que j’en ai pensé.
Rappel des événements précédents
Lors du dernier volume, Gaku a découvert qu’Ai n’était finalement pas sa mère, qu’il avait à peine connue puisqu’elle est décédée lorsqu’il était enfant. Elle était en fait la mère de Ken-Ken, dit le tyran de Kumine, un des seuls délinquants plus forts que Gaku en 2022. Donc, Harumi aura sa première déception amoureuse.
Kanamori a maintenant le contrôle de son lycée (Aoba) et il compte bien conquérir les quatre autres de la région de Kumine. Sa première cible : le lycée de Hakkyo. Mais ce qu’il ignorait, c’est que cette école venait d’accueillir un nouvel élève avec les mêmes ambitions que le chef d’Aoba. Celui-ci a réussi à vaincre Wagatsuma, le bras droit de Kanamori et combattant le plus fort d’Aoba.
Le chef d’Aoba (qui n’a aucunement l’étoffe d’un leader) décide alors de se cacher, laissant son école sans capitaine. Résultat : Aoba est attaqué de tous les fronts par Hakkyo. Comment nos héros vont-ils répondre à cette attaque… et ça, sans leur leader ?
L’atmosphère et les enjeux
Depuis le début de ma lecture de cette série, je me dis qu’on a changé d’époque et qu’on est presque dans une vraie histoire de combats territoriaux façon seigneurs de guerre, époque médiévale ou féodale. Ce qui me surprend le plus, c’est de savoir que, dans certaines régions du Japon, dans les années 2000, c’était fréquent que des gangs se forment pour s’affronter et déterminer quelle école était la plus forte.
Les Sukebans, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles, mais c’est vraiment dans ce volume qu’on remarque leur impact sur la communauté. Il y a même une scène où des professeurs prennent tranquillement leur café pendant qu’un nouvel enseignant panique en voyant un combat éclater dans le bâtiment. Les autres lui disent calmement que s’il reste dans la salle des profs, ça va se calmer… car il y a 5 ou 6 altercations comme ça chaque année. C’est complètement fou !
Dans ce volume, on voit vraiment ce qui arrive lorsque deux écoles entières décident de s’en prendre l’une à l’autre. Et je vous le dis : il y a de l’action ! Toutefois, pas vraiment de développement sur l’intrigue principale : pourquoi Gaku est là et quelles répercussions sa présence va avoir.
Le dessin et la mise en scène
Tetsuhiro Hirakawa a eu du pain sur la planche : il y a énormément de mouvement et d’action dans ce manga, et je dois dire que j’adore le côté ultra-réaliste des altercations. Pas d’exagération dans les mouvements : on distingue parfaitement les coups échangés.
Ma seule difficulté, et en même temps c’est normal,c’est que certains personnages se ressemblent beaucoup, notamment à cause des coupes de cheveux répétitives. Sakaki et Hirossa ont quasiment la même tête, l’un avec des mèches, l’autre blond. Et dans un manga noir et blanc, ça porte à confusion.
J’aime bien, en revanche, que les personnages changent souvent de vêtements. Oui, c’est plus difficile de les différencier, mais ça ajoute beaucoup de réalisme : ce n’est pas vrai qu’on porte tous les mêmes habits tous les jours… Hein, Ash Ketchum ?
Conclusion
Encore un solide manga qui me garde accroché. Cependant, je trouve étrange qu’il n’y ait toujours pas de répercussions sur la présence de Gaku dans le passé, et qu’on ne cherche pas plus ses origines. Moi, si j’étais les parents de Harumi, j’aurais commencé à poser des questions sur ce gars qui squatte ma maison, surtout qu’il revient souvent amoché avec leur fils.
La notion de parentalité est clairement mise de côté ici… mais ça reste un excellent volume.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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