
Cette courte série de 4 mangas créés par Nagahisa Tsukawaki et illustrée par Yoshimi Nanjo mêlant comédie, action et furyo dans un Japon rural atypique approche de la fin avec cet avant-dernier volume. Le tome 3 de Ban le bouseux offre une intensité dramatique accrue, portée par des visuels puissants et un personnage central au passé tourmenté. Dès les premières pages, on voit très bien le travail de l’illustrateur et les améliorations au niveau du trait de crayon.
Le père vengeur de Ban
Ce volume se focalise principalement sur la figure de Gonza, le père de Ban, dont la rage et le désir de vengeance contre le Premier ministre atteignent un paroxysme. Le récit prend place dans les ruines du village natal, où Gonza revit des moments douloureux qui éclairent ses motivations et sa haine viscérale envers l’autorité représentée par Mashio. Ban le bouseux brille surtout grâce à son ambiance furieuse et au poids dramatique du père vengeur. Il nous maintient en haleine par ses scènes visuelles spectaculaires et son ambiance impitoyable. Cependant, la progression politique demeure quelque peu confuse : entre course au pouvoir, machinations et trahisons, l’intrigue politique semble dense, mais peine à vraiment servir le développement des personnages principaux à ce stade. J’aurais pris plus de développement sachant qu’il ne reste plus qu’un seul tome a la série.
La puissance du flashback!
Les points forts de ce tome 3 résident dans la puissance dramatique du flashback, la tension narrative et surtout le style graphique de Yoshimi Nanjo, dont le trait de dessin très bien maîtrisé rend les scènes excessivement réussis et visuellement marquantes. Le contraste entre la rudesse des combats et la profondeur émotionnelle du récit fonctionne à merveille avec l’efficacité recherchée de l’auteur. Le choix de révéler progressivement son passé ajoute une densité dramatique bienvenue, bien que certains passages sont survolés rapidement. J’ignore pour le moment s’ils ont passé rapidement sur certains détails afin de ramener le tout dans le dernier volume pour que le lecteur comprenne vraiment mieux où ils ont voulu aller ou s’ils ont simplement décider de couper court. Le tome 3 de Ban le bouseux offre une intensité dramatique accrue, portée par des visuels puissants et un personnage central au passé tourmenté.
Pour finir
Si le flashback de Gonza enrichit le récit, l’entrelacement des intrigues politiques annonce une suite surprenante, mais mériterait un peu plus de clarté dans le prochain volume. Une série qui mérite d’être lue surtout si vous aimez les histoires qui ne s’étirent pas sur 30 volumes. Malgré mes légères réserves sur le développement, le ton délirant, les combats grandioses et le trait de dessin esthétique confèrent à ce volume une vraie force, et laissent augurer d’une conclusion… tout sauf BOUSSEUSE!
Merci à Interforum pour la copie du livre.

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