
Il y a de ces films qu’on croit éternel, comme s’ils avaient toujours existés. Des films qui, malgré eux, atteignent un statut presque légendaire, que ce soit pour avoir lancé la carrière d’un acteur, pour avoir livré l’une des meilleures lignes jamais dites, ou simplement pour avoir marqué les esprits de tous ceux qui l’ont vu. Pour moi, Happy Gilmore était l’un de ces films. Le genre de film que je pouvais écouter chaque fois que je tombais dessus à la télé (en même temps, quand le film passe 4 à 5 fois par année, sur à peu près 4 à 5 chaînes différentes, difficile de ne pas tomber dessus à quelques reprises). Pourtant, jamais je n’aurais attendu une suite à ce film. C’est donc dire que j’étais plutôt surpris (et un brin inquiet), lorsqu’une suite fut finalement confirmée.
Réalisé par Kyle Newacheck, le film ramène Adam Sandler dans l’un de ses rôles les plus iconiques: Happy Gilmore, le joueur de hockey raté qui trouva le succès au golf. Le film, produit par Happy Madison Productions, est sorti exclusivement sur Netflix le 25 juillet 2025.
De héros à zéro
Suite aux évènements du premier film, Happy continue sa carrière dans le golf et accumule les succès. Avec sa douce Virginia (Julie Bowen, qui reprend son rôle), il fondera une famille et aura, pour ainsi dire, la vie parfaite. Jusqu’au jour fatidique, à la Fête des Mères, lors d’un tournoi, où il tuera par accident sa femme après un coup de départ raté. Happy tombera en dépression (et dans l’alcool) jusqu’à tout perdre ce qu’il possède. C’est lorsque l’opportunité se présente pour sa fille Vienna d’aller dans une grande école de danse en France, qu’il réalise qu’il doit reprendre du service. Ayant décroché du golf depuis des années, il se remet à l’entraînement. Son but: remporter les 300 000$ nécessaires pour les études de sa fille.

Toute la gang est de retour
Happy Gilmore 2 est un film en deux temps pour moi. Dans la première, on retrouve ce qui avait fait du premier film un classique. D’ailleurs, le film ne manque pas de ramener plusieurs personnages clés pour ce second volet: Ben Stiller en Hal et Christopher McDonald en Shooter McGavin, entre autres, sont excellents dans chacune de leurs scènes. Un autre excellent personnage revient pour cette suite (interprété par un nouvel acteur, ceci dit), mais je vous laisserai découvrir de qui il s’agit. Fidèle à lui-même, Sandler s’entoure de famille et amis pour son film et ça ajoute un côté très authentique à la chimie qui existe entre ces personnages.

Un peu décevant
Si la première moitié du film relatant le retour de Happy au sommet du golf est très solide, j’ai trouvé la seconde moitié très ordinaire. Le film introduit un nouvel antagoniste, Frank Manatee (Benny Safdie), un riche CEO qui démarre sa propre ligue de golf, dans le but de poursuivre ce que Happy lui-même a débuté dans le premier film, c’est-à-dire: réinventer le golf pour la nouvelle génération. Si la prémisse est intéressante, j’ai moins aimé ce que le film en a fait. Entre autre, le traitement réservé à Shooter McGavin m’a beaucoup déçu. Le début du film nous annonçait une confrontation incroyable entre lui et Happy, ce qu’on est loin d’avoir eu.

Conclusion
Happy Gilmore 2 n’est pas un mauvais film. En fait, si je suis honnête avec moi-même, il est probablement meilleur que ce à quoi je m’attendais avant de débuter mon visionnement. La réalité, c’est que j’ai tellement été agréablement surpris par la première partie du film, que la déception de réaliser que le film n’allait pas où je pensais (et voulais) qu’il aille, était immense et m’a laissé un goût amer en bouche. Après, peut-être Happy Gilmore 2 était-il condamné à décevoir, tant le premier film était un coup de cœur personnel. Dans tous les cas, j’encourage fortement les fans de l’original à écouter ce nouveau film. À défaut d’être excellent, le film vous offrira un bon moment.

Pour écouter le film, c’est ici.