Qui n’aime pas un bon film de dinosaures? Depuis le retour de la franchise en 2015 avec Jurassic World, la saga mettant en vedette les reptiles géants est de retour sur nos écrans tous les 3-4 ans, au plus grand plaisir des fans qui continuent de répondre présents. Cette année, c’est un septième opus qui débarquait en salles avec Jurassic World Rebirth. Distribué par Universal Pictures, le film est réalisé par Gareth Edwards et scénarisé David Koepp, qui avait déjà écrits les 2 premiers opus sortis à la fin des années 90.

Une nouvelle équipe
Le film met en vedette Scarlett Johansson dans le rôle de Zora Bennett, une mercenaire qui se fait engager dans une mission secrète menée par Martin Krebs (Rupert Friend), cadre dans une compagnie pharmaceutique. Le but: récupérer des échantillons d’ADN des trois plus gros dinosaures ayant jamais existés: Mosasaurus, Titanosaurus et Quetzalcoatlus. Pour ce faire, ils seront accompagnés du Dr. Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, dont les connaissances en dinosaures seront essentielles au succès de la mission. C’est là à la fois l’une des forces et l’une des faiblesses du film. La distribution est intéressante avec Johansson dans le rôle de la figure d’action du film, qui vient balancer merveilleusement le côté plus discret et timoré du personnage de Bailey. Ils sont rejoints par Mahershala Ali, capitaine du navire, pour former un trio principal que j’ai trouvé somme toute très solide. Malheureusement, à la fin du film, on ne peut que constater que les personnages n’ont pas réussi à marquer comme les précédents personnages principaux de la série. Même si, pris séparément, chaque personnage apporte son lot de bonnes choses, ensemble, la dynamique n’est pas aussi intéressante qu’elle aurait pu l’être.

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Survie sur l’île
Le film met aussi en vedette un père et ses deux filles, ainsi que le copain de l’une d’elles, pris d’assaut par le mosasaure sur leur petit bateau en pleine mer. Secourus par l’équipage de l’expédition, ils seront malgré eux contraints de survivre sur l’île par eux-mêmes, espérant rejoindre le village plus loin, qui sert de point de rendez-vous. Ces personnages nous donneront certaines des meilleures scènes du film à mon avis: pour moi, c’est plus intéressant suivre des gens sans défense et sans expérience tenter de survivre face à des dinosaures, que des gens armés et expérimentés. Certaines scènes m’ont réellement gardées en haleine, malgré que le réalisme semblait trop souvent prendre le large. J’avais l’impression que parfois, les dinosaures disparaissaient aussi rapidement qu’un démon dans un film de James Wan.

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Encore et toujours la même rengaine
Si le film a quelques très bons moments, tout s’écroule dans le 3e acte. Le film retombe dans la même gimmick qu’on nous sert depuis le retour de la série avec le premier Jurassic World: des dinosaures mutants. Le personnage de Bailey, Dr. Henry Loomis, nous ramène d’ailleurs la même explication qu’on nous propose depuis 4 films: les gens sont tannés des dinosaures, on doit leur offrir quelque chose de nouveau pour les garder intéressés. C’est une justification à laquelle je n’ai jamais cru et qui continue de ne faire aucun sens pour moi, d’autant que c’est la 4e fois qu’on nous sert la même histoire. Je ne peux pas croire qu’il n’y a pas de nouvelle façon de faire un film de dinosaures sans ramener l’intrigue des mutants. C’est non seulement paresseux, mais carrément risible.

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Conclusion
Jurassic World Rebirth est un effort louable de ramener un vent de fraîcheur à la saga, mais manque le bateau (ou l’hélicoptère, dans ce cas-ci) dans le 3e acte. Malgré des visuels la plupart du temps réussis, l’immersion n’est simplement pas au rendez-vous de la même façon qu’elle l’a déjà été. Jurassic World Rebirth reste un divertissement correct et devrait satisfaire globalement les amateurs de gros reptiles. Si, toutefois, vous êtes à la recherche d’une expérience mémorable, vous serez déçus.

'Jurassic World Rebirth' sees T-rex chasing a cheeky river snack

Une renaissance en demi-teinte pour Jurassic World
Avis de Trash Talker: Je me permets de m’inviter dans la belle critique de Robin au sujet de Jurassic World: Rebirth. J’ai eu la chance de voir le film en sa compagnie, ainsi qu’avec Frank The Simgeek, et disons-le franchement, ma compagnie était bien meilleure que le film en soi. Ce septième volet de la franchise de dinosaures signée Universal Pictures ne m’a pas vraiment convaincu. Quelques bonnes séquences, surtout dans le premier acte, retiennent l’attention, mais le reste du scénario est faible, mal développé, et trop souvent répétitif. L’intrigue ne parvient pas à se dévoiler de façon satisfaisante, ce qui laisse beaucoup de place à du déjà-vu.

Malgré de beaux effets visuels, le film souffre de l’absence d’un trio de personnages qui fonctionne réellement. Les dialogues paraissent souvent forcés, ce qui alourdit le rythme et crée des longueurs inutiles. Le D-Rex, censé être une créature impressionnante, ressemble davantage à un mélange entre un Xénomorphe et un Kaiju, et n’apparaît à l’écran que quelques minutes. Le film reste aussi trop prudent avec la destinée de ses personnages principaux, réduisant ainsi tout suspense. Sans être le pire de la série, un titre que je réserve au troisième opus, Jurassic World: Rebirth est loin de redorer le blason du premier film. Je lui accorde une note de 5,8/10.

Scarlett Johansson e Mahershala Ali surgem em novas imagens de 'Jurassic  World: Rebirth' - Ingresso.com

Un film qui trahit les attentes des fans
Avis de Frank The Simgeek: Étant un très grand fan de la saga Jurassic Park, j’ai trouvé que Jurassic World: Rebirth est l’un des pires volets de toute la franchise. Le concept de départ était pourtant prometteur, mais le film souffre de nombreuses scènes inutiles qui nuisent au rythme général. La bande-annonce mettait fortement de l’avant le D-Rex, un dinosaure aux multiples malformations génétiques, ce qui laissait présager un antagoniste marquant. Malheureusement, dans le film, il est à peine visible. Cette absence est une immense déception, surtout après toute l’attente créée autour de lui. La meilleure scène du film reste, selon moi, celle avec le Mosasaure : elle réussit à maintenir une vraie tension pendant plusieurs minutes. Toutefois, une fois cette séquence passée, l’intérêt retombe rapidement, et le reste du film devient nettement moins captivant.

Quant à la fin… elle est tout simplement incohérente. Un événement important s’y produit, mais il est complètement ignoré par la suite, comme s’il ne s’était jamais passé. Cela casse totalement la logique du scénario. Côté performances, le jeu d’acteur est inégal. Jonathan Bailey offre la prestation la plus solide du film. Scarlett Johansson s’en sort bien dans l’ensemble, tandis que Mahershala Ali livre une performance franchement décevante. Malgré l’annonce d’une nouvelle trilogie, on espère sincèrement que les prochains volets offriront plus de scènes réellement captivantes et qu’ils mettront enfin le D-Rex au cœur de l’action comme il se doit.

Review: JURASSIC WORLD REBIRTH Does What It Says On The Tin
La note de Robin
La note de Trash Talker
La note de Frank the Simgeek

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