
Développé et édité par Joeveno, Brazilian Drug Dealer 3: I Opened a Portal to Hell in the Favela Trying to Revive Mit Aia I Need to Close It est un jeu qui ne fait aucune concession. Dès le titre, on comprend qu’on n’a pas affaire à une expérience classique. On y incarne un trafiquant brésilien qui, en tentant de ramener à la vie une entité démoniaque appelée Mit Aia, ouvre accidentellement un portail vers l’enfer en plein cœur d’une favela. Le jeu plonge rapidement dans un délire surnaturel assumé, mélangeant satanisme, chaos urbain et humour noir. C’est un ovni vidéoludique qui se fiche des conventions, et qui joue volontairement la carte du mauvais goût jusqu’au bout. Si vous cherchez une expérience sérieuse ou cohérente, passez votre chemin. Ici, tout est exagéré, absurde, et complètement décalé.

Gameplay
Le gameplay est brutal, rapide, et sans filtre. On se retrouve dans un shooter à la première personne très arcade, dans le style des vieux DOOM ou Quake. Les affrontements sont frénétiques, les déplacements ultra nerveux, et les armes font le boulot avec une violence directe. Les ennemis sont variés — policiers, démons, civils armés, et autres horreurs imprévisibles — et le jeu vous lâche dans cette jungle urbaine sans aucune explication. Il n’y a pas de tutoriel, pas de système de progression clair, juste une ville en feu et une série d’événements absurdes à enchaîner. Certains éléments s’approchent presque du bac à sable, avec des quêtes secondaires étranges, des interactions aléatoires et des situations complètement imprévues. C’est le genre de jeu où l’on meurt souvent, mais où chaque mort donne envie de replonger dans le n’importe quoi ambiant.

Graphisme et son
Graphiquement, c’est très loin d’être le jeu de l’année. Les visuels sont ultra pixelisés, volontairement crades, avec une direction artistique qui rappelle les jeux des années 90. On pense à Doom, Quake, ou même à certains mods amateurs de l’époque. Les textures sont baveuses, les animations rigides, et les environnements très rudimentaires. On est dans l’esthétique rétro poussée à l’extrême. Il en va de même pour le son : les effets sonores sont minimalistes, les coups de feu claquent de façon sèche, et les voix sont étouffées comme si elles sortaient d’un vieux talkie-walkie. La musique, elle, saute entre des silences pesants et des beats électroniques stridents sans avertissement. Tout est brut, tout est cheap mais c’est exactement ce que le jeu cherche à être : un cauchemar déglingué qui ne ressemble à rien d’autre.

Conclusion
Bon… c’est très loin d’être mon style de jeu, mais il est plutôt bien. Au début, j’étais sceptique à l’idée de dire que c’était bon. Quand j’ai vu que le gameplay était un copié-collé du Doom de l’époque, je me suis dit: bon, encore un autre qui veut faire la même affaire. C’était loin d’être excellent, mais c’était bon. Ça nous fait un clin d’œil nostalgique. Ça nous montre aussi à quel point les jeux vidéo ont énormément progressé au fil des années. Mais bon, pour 3,89 CAD plus taxes, c’est un jeu qui en vaut la peine, car pour ce qu’il apporte, ce n’est pas cher. Il ne faut pas s’attendre à de quoi de gros, c’est un petit jeu sympa qu’on joue une fois pour le finir.
Merci à Joeveno pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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