
Oui, encore un jeu de trains… et alors?
J’entends déjà les soupirs amusés de mes amis : « Encore un jeu de trains, Steven? » Eh oui, encore. Je l’avoue sans aucune gêne : je suis tombé en amour avec tout ce qui touche aux chemins de fer depuis quelques années, et depuis, je rafle littéralement tous les jeux qui abordent, de près ou de loin, cette thématique. Qu’il s’agisse de simulateurs, de puzzles ferroviaires ou de jeux de gestion, j’y trouve toujours un petit quelque chose qui me fait vibrer. Alors quand Train Valley Origins a pointé le bout de son nez, vous vous doutez bien que j’ai sauté à bord sans attendre le signal de départ.
Un charme indéniable
D’entrée de jeu, Train Valley Origins séduit par son esthétique plutôt mignonne. Loin du réalisme froid ou des modélisations ultra techniques de certains titres ferroviaires, ici, on est dans un univers coloré (presque comme un set de trains miniatures sous le sapin ou dans le sous-sol) qui n’enlève rien à la complexité croissante du gameplay. C’est comme si on avait mélangé une maquette avec un casse-tête de plus en plus épineux… et le résultat fonctionne à merveille.

Un jeu de gestion de wagons
Sous ses airs ludiques et presque enfantins, Train Valley Origins cache une véritable mécanique de gestion stratégique. Le principe est simple à la base : construire des voies ferrées, faire circuler les trains, éviter les collisions, et livrer les passagers ou marchandises à bon port. Mais très vite, la difficulté augmente. Le réseau s’agrandit, les trajets se multiplient, les trains s’accélèrent, et les décisions doivent se prendre au quart de seconde.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que chaque mission apporte une nouvelle contrainte ou un twist, ce qui brise la monotonie et oblige à s’adapter. Construire trop vite ou sans réfléchir peut mener à des impasses. Par contre, bien planifier ses jonctions et anticiper les trajets devient un pur plaisir une fois la logique du jeu assimilée.

Un voyage à travers le temps et le monde
L’un des gros attraits de Train Valley Origins, c’est sa dimension historique. Le jeu ne se contente pas de nous faire poser des rails dans une époque figée : on traverse les grandes étapes du transport ferroviaire, des locomotives à vapeur du XIXe siècle jusqu’aux trains modernes, voire futuristes. Chaque époque apporte non seulement son lot de nouveaux défis techniques, mais aussi une ambiance propre, renforcée par des environnements inspirés de différents pays.
Ainsi, au fil des niveaux, on découvre non seulement l’évolution des trains, mais aussi l’impact qu’ils ont pu avoir sur le développement des sociétés. C’est une approche ludique et instructive, sans jamais devenir lourde ou moralisatrice.

Accessible, mais pas simpliste
Que vous soyez un amateur de longue date ou un curieux du dimanche, Train Valley Origins s’adapte à vous. Les premiers niveaux servent de tutoriel en douceur, tandis que les niveaux plus avancés demanderont une vraie maîtrise du rythme et de l’espace. Les objectifs secondaires à remplir incitent à rejouer les niveaux pour perfectionner sa stratégie, ce qui donne une bonne rejouabilité, même sans contenu procédural. Un équilibre qu’on retrouve rarement dans ce genre de jeu.

Une perle pour les passionnés… et ceux en devenir
Ce n’est pas tous les jours qu’un jeu parvient à combiner une thématique de niche, un design adorable, une mécanique solide et une progression captivante. Train Valley Origins est exactement ce genre de petite perle. Il ne révolutionne pas le genre, mais il le polit avec soin et passion.
Alors oui, encore une fois, je vous parle de trains. Et je continuerai de le faire tant que des jeux comme celui-ci réussiront à transformer mon écran en réseau ferroviaire vivant, où chaque sifflement de locomotive me donne envie de dire : « Prochain arrêt : encore une partie! »
TCHOU TCHOU!!!!
Merci à Polden Publishing pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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