
Être laissé comme un vulgaire déchet
Le 6 juillet dernier, les studios Bones nous lançaient l’anime Gachiakuta, manga sensation de Kei Urana. Pour l’occasion, votre Divinité de la culture générale vous a préparé une petite critique des trois premiers volumes de cette série. Attachez votre tuque, c’est du solide.
Un héros jeté aux ordures… littéralement
Gachiakuta, par Kei Urana et édité en français par les éditions Pika, nous raconte les aventures (ou plutôt les mésaventures) de Rudo. Dans sa cité, appelée la Cité des Cieux, on a décidé de le condamner à l’exil. Et ici, l’exil veut dire être jeté dans l’Abîme, là où tous les déchets sont envoyés. Mais attention, Rudo est accusé à tort du meurtre de son tuteur, et il jure de se venger. Personne ne semble avoir survécu à la chute vers l’Abîme… sauf lui. Ce qu’il découvre en bas va le surprendre : un monde hostile, des créatures monstrueuses formées de déchets, et un pouvoir étrange qui dort dans ses gants. Propulsé par sa haine et son désir de vengeance, Rudo veut remonter vers la Cité des Cieux, mais il devra d’abord survivre à cette décharge vivante.
Une pépite dans les ordures
Haaa mes cocos, on a ici une vraie pépite. Que j’ai aimé ma lecture ! Et j’aime quand un manga sort des sentiers battus. Et ici, de l’originalité, y’en a à la pelletée. Kei Urana nous livre un shonen qui, oui, garde la recette classique du jeune orphelin au pouvoir caché, mais il le fait d’une manière rarement vue. Rudo n’est pas le héros typique : pas souriant, pas débordant d’énergie. Il est timide, brisé, et a vécu l’injustice et la persécution toute sa vie. C’est un manga qui vient vous chercher par les tripes et qui fâche, surtout avec son concept hiérarchique tordu. Une société où les puissants vivent au-dessus, dans le luxe, pendant que les pauvres sont littéralement traités comme des déchets. C’est très bien écrit, et l’univers est complexe, dur, et rempli de zones grises.
Un visuel sale… mais magnifique
Visuellement, c’est incroyable. J’adore le fait que Kei Urana soit proche de l’art de rue et du graffiti. Il s’est associé à Hideyoshi Andou, un artiste graffeur, pour faire les illustrations, et c’est magnifique.On ressent vraiment le côté sale et brut du manga à travers ce style graphique. Chaque page est un véritable tableau, et l’ambiance visuelle colle parfaitement au ton de l’histoire.
Des personnages stylés et uniques
Le design des personnages est vraiment solide. J’adore le style punk de chacun d’eux, et surtout, aucun ne se ressemble.On sent bien le clash entre les trois groupes : les habitants froids et propres de la Cité des Cieux, les marginaux de la Peuplade, et les survivants crasseux des Abîmes. Ce contraste est fort et super bien exploité.
Un manga qui a tout pour marquer l’histoire
Honnêtement, je comprends pourquoi c’est l’un des mangas les plus primés du moment, et pourquoi il y a autant de hype autour de ce titre.
Avec un scénario original, à la fois dur, touchant et captivant, un visuel distinctif et des personnages hauts en couleur, Gachiakuta a tout pour devenir un incontournable.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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