
Quatre ans après avoir bouleversé le paysage des séries, Squid Game tire sa révérence avec une saison 3 aussi intense que bouleversante. Disponible depuis le 27 juin 2025 sur Netflix, cette ultime salve d’épisodes clôt une saga devenue culte, tout en laissant la porte entrouverte à d’éventuelles extensions. Sans tout dévoiler, voici ce qu’on peut en dire… et ressentir.

Une ambiance plus sombre, plus intime vous attend
Dès les premiers épisodes, on sent que cette saison 3 ne cherche pas à reproduire les recettes des précédentes. L’ambiance est plus lourde, presque mélancolique. Les jeux sont toujours aussi cruels, mais la série prend davantage le temps de s’attarder sur les conséquences psychologiques des épreuves. Les survivants ne sont plus les mêmes, et cela se voit dans leurs regards, leurs silences, leurs hésitations.
Le rythme est maîtrisé, alternant moments de tension extrême et respirations plus émotionnelles. La mise en scène, toujours signée Hwang Dong-hyuk, joue avec les contrastes : des décors colorés et enfantins face à des dilemmes moraux d’une noirceur abyssale.

Des personnages marqués par leurs choix
L’un des grands atouts de cette saison, c’est la richesse de ses personnages. On retrouve certains visages familiers, profondément changés par ce qu’ils ont vécu lors des précédents événements. De nouveaux venus font également leur apparition, apportant des perspectives inédites sur le jeu et ses enjeux.
Sans trop en dire, un personnage secondaire des saisons précédentes prend ici une importance capitale, révélant une facette inattendue de l’organisation. D’autres, que l’on croyait perdus ou oubliés, reviennent hanter les souvenirs des protagonistes. La série joue habilement avec les attentes du spectateur, sans jamais tomber dans le fan service gratuit.

Des jeux toujours plus rusés
Côté épreuves, soyons honnête, Squid Game saison 3 ne déçoit pas. Les jeux sont plus psychologiques, plus symboliques aussi. L’un d’eux, inspiré du cache-cache, pousse les concurrents à se trahir dans un labyrinthe oppressant. Un autre, basé sur la corde à sauter, devient une métaphore glaçante du sacrifice parental.
Mais ce n’est pas tant la violence physique qui marque, que la violence morale. Les choix imposés aux joueurs sont de plus en plus cruels, et la série n’hésite pas à confronter ses personnages à leurs pires contradictions. On frôle parfois l’insoutenable, mais toujours avec une intention narrative forte.

Une critique sociale toujours acérée
Fidèle à son ADN, Squid Game continue de dénoncer les dérives du capitalisme, la déshumanisation des plus vulnérables, et la fascination morbide pour le spectacle de la souffrance. Cette saison pousse même la réflexion plus loin, en explorant la mondialisation du jeu et ses ramifications géopolitiques.
Un détail marquant: l’apparition d’un recruteur inattendu dans les dernières minutes, incarné par une star hollywoodienne, laisse entrevoir une possible expansion de l’univers vers d’autres continents. Un clin d’œil audacieux, qui pourrait bien annoncer un spin-off ou une version américaine du jeu.

Une fin à la hauteur?
Sans révéler les grands rebondissements, disons simplement que la conclusion est à la fois tragique et porteuse d’espoir. Le message final, livré dans un regard de caméra bouleversant, résume toute la philosophie de la série : l’humain n’est pas un pion, ni un cheval de course. Il est capable du pire… mais aussi du meilleur. En somme, Squid Game saison 3 réussit son pari : conclure une histoire devenue mythique sans trahir son essence. C’est une saison plus mature, plus introspective, qui laisse une empreinte durable. Et toi, tu penses que le jeu est vraiment terminé?

Pour écouter la série, c’est ici.


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