
Mecha-Mages : D’esclave à héros (titre traduit du japonais Class Saiyasune de Urareta Ore wa, Jitsu wa Saikyou Parameter) est un manga mêlant action, aventure, fantasy et science-fiction, avec des thématiques fortes comme la magie, les mechas et les mondes parallèles. Écrit par RYOMA et illustré par Cambria Bakuhatsu Taro, ce shōnen, qui pourrait tout aussi bien s’adresser à un public seinen, suit les aventures de Kuroi Susumu, un jeune homme vendu à bas prix dans un autre monde, mais dont la puissance dépasse toutes les attentes. Prépublié dans Young Ace Up par Kadokawa Shoten et édité en français par Komikku, la série compte actuellement 6 tomes (en cours), avec un 7e à paraître. Chaque volume d’environ 190 pages est proposé au prix de 15,95 $. La publication française a débuté le 7 mai 2020 via Interforum, et la série est recommandée pour les 12 ans et plus.
Bonjour à tous ! Ici Thibni, le Sous-Fifre du Dieu-Geek ! Dans cet article, je vous présente une toute nouvelle série qui possède ses points forts, mais aussi, malheureusement, quelques faiblesses. Malgré cela, j’aimerais partager ce que j’ai apprécié, car, même avec ses défauts, je me suis surpris à m’amuser durant ma lecture. Attention toutefois, on ne parle pas ici d’un chef-d’œuvre.
Résumé de l’histoire
Un groupe d’étudiants part en sortie scolaire, mais un phénomène magique les transporte dans un autre monde. Dans cet univers, tout repose sur une énergie interne nommée Rudia. Plus on en possède, plus on est respecté. Moins on en a, plus notre statut social chute… jusqu’à devenir esclave
Les étudiants sont évalués par une machine capable de détecter un maximum de 100 000 Rudia — un score considéré comme colossal. C’est lors de cette évaluation que Yûta se voit attribuer un misérable score de 2. Vraiment ? Est-ce sa vraie puissance ?
Suite à cela, les étudiants sont vendus aux enchères par divers pays, chacun étant séparé des autres. Yûta, avec son score minable, devient esclave malgré lui. Mais ce n’est que le début de son aventure, car il rencontrera bientôt ceux qui deviendront ses alliés.
C’est ainsi que débute Mecha-Mages – D’esclave à héros, une série située dans un monde magique mêlant influences médiévales et futuristes. Curieusement, les éléments futuristes proviennent en réalité du passé, comme si une ancienne civilisation avait perdu le savoir nécessaire pour reconstruire ses armes de guerre. Voici donc ma critique, avec ses hauts… et ses bas.
Scénario et narration
Le scénario n’est pas foncièrement mauvais, mais il manque de mordant pour réellement captiver le lecteur. L’histoire est prenante, mais s’inspire fortement d’autres mangas bien connus, parfois un peu trop.
Le plus gros problème, c’est le pacing. On sent que la montée en puissance du personnage principal a été trop raccourcie. On passe trop vite d’un statut faible à une montée en force mal justifiée, sans entraînement, ni obstacles réels. Résultat : certains cliffhangers tombent à plat, et les événements s’enchaînent parfois sans transition ni explication. Une progression plus graduelle et une exploration plus poussée de la société oppressive auraient vraiment renforcé l’impact narratif.
La narration suit le rythme saccadé du scénario, ce qui empêche un développement approfondi de certains aspects cruciaux. Cela nuit à l’immersion dans cet univers, pourtant prometteur.
Personnages
Ce ne sont pas les personnages les plus attachants que j’ai croisés dernièrement. Ils manquent de profondeur, de nuances et de moments clés pour les rendre crédibles ou mémorables. Leur évolution est trop rapide et manque de justifications émotionnelles ou psychologiques.
L’antagoniste principal peine à se dévoiler. L’histoire, racontée du point de vue d’un adolescent, manque cruellement de moments choquants ou bouleversants, ce qui rend l’ensemble assez prévisible et limite l’attachement.
Graphisme / Style visuel
Voilà le point fort du manga. Le style visuel est propre, dynamique et bien maîtrisé. Les planches sont bien construites, et les personnages ont une bonne expressivité.
Cependant, un problème majeur : les bulles de texte. Trop grandes, elles empiètent souvent sur l’art, faisant perdre en lisibilité et en impact visuel. Ce défaut est perceptible dès le premier tome.
Ceci dit, les personnages sont bien dessinés, variés et expressifs, ce qui facilite la compréhension de leurs émotions. Et mention spéciale pour les Mecha-Mages ! Le design de ces robots est excellent. En tant que fan de Gundam, j’ai été conquis par leur esthétique et leur présence.
Thèmes abordés
Le manga aborde la question des classes sociales à travers le concept du Rudia, une énergie qui détermine votre valeur dans la société. Ce pouvoir imposé sans consentement soulève des réflexions intéressantes, mais malheureusement, le thème est à peine effleuré et vite mis de côté.
Les autres thématiques sont très secondaires, presque imperceptibles, ce qui donne un sentiment de superficialité malgré un concept de base intrigant.
Appréciation personnelle
J’ai été attiré par l’aspect mecha du manga, avec ses robots contrôlés de l’intérieur. C’est ce qui m’a accroché au départ. Malgré les défauts mentionnés, l’histoire avance à un bon rythme, facile à suivre. On ne se casse pas trop la tête, mais il y a juste assez de retournements pour garder notre intérêt éveillé.
C’est une lecture légère, sans prise de tête, parfaite pour se divertir sans se lancer dans une œuvre trop complexe. Et j’ai bien l’intention de continuer.
Conclusion
Si vous cherchez une série avec un bon style visuel, une ambiance légère et une pointe de science-fantasy, Mecha-Mages : D’esclave à héros peut valoir le détour. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est divertissant. Si vous aimez les robots géants, les univers parallèles et que vous cherchez une lecture simple mais agréable, jetez un œil à ce manga lors de votre prochaine visite en librairie !
Merci à Interforum pour la copie des livres.

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