
Bonjour à tous, ici votre sous-fifre préféré du très divin Frank, le Dieu Geek: Thibni ! Aujourd’hui, je vous partage mes impressions sur le premier tome de la toute dernière série basée sur WAKFU. Sorti le 29 avril 2025, ce volume est publié chez ANKAMA, écrit par Tot et illustré par Cynthia Leman. Avec ses 184 pages pour 13,95 $, ce tome poursuit l’enrichissement d’un univers bien établi, dont les racines remontent à 2004 avec le jeu culte DOFUS. Ce qui est fascinant, c’est que DOFUS et WAKFU partagent le même monde, mais évoluent à des époques différentes. Si vous êtes curieux, je vous invite à plonger dans ces MMORPGs 100 % français : c’est une aventure qui vaut le détour !
Synopsis sans spoilers
Ce premier tome reprend après les événements marquants de la série animée. Yugo et Amalia sont désormais à la tête de leurs peuples respectifs : les Éliatropes pour lui, et le royaume Sadida pour elle. Alors qu’ils savourent une paix bien méritée après d’innombrables épreuves (à revivre via l’animé ou les précédents mangas), une nouvelle menace s’approche… mais cette fois, elle pourrait bien venir de l’intérieur.
Yugo, devenu une entité quasi divine, se retrouve confronté à l’instabilité de ses propres pouvoirs. Peut-il encore se contrôler ? Ou va-t-il devenir la menace qu’il redoutait ? De son côté, Amalia est rattrapée par les obligations biologiques et politiques de son rôle royal. La descendance, la pression de l’héritage… Tout cela viendra ébranler son équilibre, tout en mettant en danger la paix fragile du royaume. Mais dans l’ombre, d’autres pions se mettent en place…
Scénario et narration
En tant que fan de la première heure de WAKFU, quel plaisir de retrouver Yugo et ses compagnons, plus matures, confrontés à des défis d’adultes. Le scénario, signé Tot, réussit l’exploit de préserver l’essence de l’univers tout en le faisant évoluer. Le rythme est bien dosé, les dialogues efficaces, et le tout dégage une vraie sensation d’ampleur, notamment grâce à la mise en scène de Cynthia Leman. Ce premier volume installe intelligemment ses enjeux et nous accroche grâce à des cliffhangers efficaces, qui donnent cruellement envie de lire la suite. Mission réussie.
Personnages
Aucune fausse note ici : les personnages restent fidèles à eux-mêmes, même avec les années. On sent qu’ils ont grandi, mais sans avoir perdu leur âme. Mention spéciale à Tot, qui réussit à préserver la cohérence des personnalités, ce qui est rarement évident dans les récits à grande échelle. Quant à l’antagoniste, son introduction est particulièrement soignée. On sent le danger et le mystère planer, et sa présence laisse présager des arcs narratifs prometteurs.
Graphisme / Style visuel
Cynthia Leman nous livre une interprétation visuelle solide de l’univers de Tot. Son trait est simple mais expressif, avec une attention particulière portée aux personnages et à leurs émotions. Les combats, les expressions faciales, les poses… tout est vivant. Mais tout n’est pas parfait : le point faible se situe au niveau des arrière-plans, souvent trop vides ou absents. Ce manque de décors nuit un peu à l’immersion globale et donne parfois l’impression que l’action flotte dans le vide. Cela dit, le dynamisme global de l’ensemble et la qualité des mises en scène compensent en grande partie ce défaut.
Thèmes abordés
Ce nouveau tome adopte un ton plus mature, en phase avec l’évolution de ses personnages et de ses lecteurs. On aborde des sujets comme la transmission du pouvoir, la responsabilité individuelle, les liens du sang et les limites du pouvoir absolu. L’un des thèmes les plus marquants ici est la revendication de soi, face aux attentes d’un monde qui change. Que ce soit pour Amalia ou pour Yugo, chacun doit réapprendre à s’affirmer sans perdre ce qui fait leur identité.
Appréciation personnelle
Parmi toutes les séries, adaptations, mangas, animés, et autres réinventions parfois maladroites (oui, je te regarde, DragonBall Evolution), WAKFU reste une valeur sûre. Depuis ses débuts, cette série m’a touchée. Elle me rappelle ces petits bijoux d’enfance comme Lucky Luke, Boule & Bill ou Tintin — pas tant pour le style, mais pour ce petit frisson nostalgique que je ressens à chaque lecture. Ce tome 1 m’a donné envie de replonger dans l’univers entier, de redécouvrir l’animation, les épisodes oubliés et de revivre cette aventure qui a grandi avec nous.
Conclusion
Ce manga s’adresse autant aux fans de la première heure qu’à ceux qui découvrent l’univers de WAKFU pour la première fois.
Avec une narration solide, des personnages bien campés, et une esthétique fidèle à l’œuvre originale, ce tome lance une nouvelle aventure prometteuse, à la fois mature, touchante et spectaculaire. Un excellent départ pour cette nouvelle ère de WAKFU.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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