
Un souvenir personnel pour commencer
Je ne sais pas pour vous, mais quand j’étais jeune, surtout au primaire, j’ai rencontré des difficultés et j’ai subi beaucoup d’intimidation. Je suis d’une génération où nos parents (surtout les pères) nous suggéraient de nous défendre… à coups de poing. Dans mon cas, je pratiquais les arts martiaux, et il m’était interdit d’utiliser mon karaté pour blesser. Bref, une seule fois, j’ai utilisé mes habiletés de combat lors d’une altercation avec plusieurs opposants. Résultat : j’ai blessé l’un d’entre eux, ce qui m’a valu des répercussions à l’école. Mais ironie du sort, mon père a rapporté mon geste à mon sensei, celui-là même qui m’avait dit de me défendre. Résultat : beaucoup de tours de gymnase en punition…
En lisant Nine Peaks de Tetsuhiro Hirakawa, publié en français par les éditions Ki-oon, je réalise à quel point ma réalité des années 90-2000 n’a rien à voir avec celle du Japon, où les gangs dans les écoles (les fameux Sukeban) représentaient une réelle menace. Et dans ce tome 5, la guerre des cinq lycées de Kumine prend en intensité.
Les alliances se forment, les conflits éclatent
Le combat intense entre Roku Shiranui et Daichi Wagatsuma freine les ambitions de Roku de régner sur les élèves de terminale, et par la même occasion, de détrôner Soichi Kanamori. Pendant ce temps, une révolte gronde chez les élèves de seconde, et ce sont Gaku et Harumi qui se retrouvent au cœur de l’action. Leurs adversaires vont même jusqu’à menacer Rin, la sœur de Harumi et la tante de Gaku (eh oui, n’oublions pas qu’on est dans une histoire de voyage dans le temps).
Cet affrontement donne à Harumi une certaine notoriété, ce qui attire de nouveaux alliés. Même si Soichi devient le maître incontesté d’Aoba, Harumi est celui qui rallie les autres et qui gagne en respect.
Les répercussions du passé et du futur
Plus la série avance, plus je l’adore. Et dans ce volume, on sent enfin que la présence de Gaku commence à avoir un impact réel. Un passage chez Hajime Maruichi nous laisse croire que quelque chose de gros s’en vient. On en apprend aussi davantage sur Ai, que Gaku croyait être sa mère… mais ce qu’il découvre va le surprendre encore plus.
Tetsuhiro Hirakawa continue de tisser une intrigue solide. Même si tout semble bien aller pour Gaku, on sent qu’un chamboulement approche. La guerre de gangs, bien ancrée dans le contexte social de l’époque, est vraiment bien rendue. La quête de pouvoir et de contrôle, typique de ces bandes, est contrebalancée par Harumi, un personnage charismatique et rassembleur, qui gagne en profondeur dans ce volume.
Action, dessin et… pêche?!
Ce volume est rempli de scènes d’action qui donnent vraiment vie au manga. Le dessin est toujours aussi solide, bien que certains personnages se ressemblent un peu trop. Et avec tous ces noms à retenir, je dois avouer que j’ai souvent consulté l’index des personnages au début du volume pour m’y retrouver.
Petit détail amusant : la pêche continue d’occuper une place importante dans l’histoire. Plusieurs personnages la pratiquent, souvent lors de scènes clés. À chaque fois, j’ai juste le goût d’aller chercher ma canne à pêche!
Une relation père-fils à travers le temps
Finalement, cette série reste très solide. Elle nous offre une histoire touchante entre un père et un fils, chacun découvrant l’autre à travers une époque différente. Gaku, qui voit son père décédé sous un nouveau jour, vit une sorte de deuxième chance… mais cette seconde opportunité pourrait-elle se retourner contre lui?
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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