Introduction
Bonjour à tous ! Ici Thibni, le sous-fifre attitré du Dieu-Geek!
Aujourd’hui, je poursuis ma plongée dans cette série aussi étrange que familière : Mecha-Mages: D’esclave à héros, ou pour les puristes: Class Saiyasune de Urareta Ore wa, Jitsu wa Saikyou Parameter. Ce shōnen, qui flirte parfois avec le seinen, nous propose un univers où la magie, les robots géants et la politique s’entrechoquent joyeusement… ou pas. Ce tome 3 est sorti chez Kadokawa Shoten, scénarisé par RYOMA, illustré par Cambria Bakuhatsu Taro, et édité en français par Komikku. Allons-y !

Résumé sans spoilers
L’histoire reprend là où le tome précédent s’est arrêté : les Chevaliers de Fer poursuivent leur mission sous contrat, mais tout se complique quand la compétition entre mercenaires dégénère.
Le Royaume qui les engage a fixé une récompense basée sur le nombre de Mecha-Mages détruits, et nos héros brillent tellement que cela finit par créer de la jalousie. Résultat: manipulation politique, tensions sur le champ de bataille, et décision radicale des Chevaliers de Fer de quitter le conflit. C’est un tome pivot, où la guerre laisse place à la fuite et à de nouvelles rencontres.

L’univers et son traitement
L’idée d’un monde alimenté par la Rudia, une énergie mystique, reste accrocheuse. Malheureusement, elle reste traitée en surface.
On continue de voir le schéma du héros surpuissant mais incompris. Certaines attaques censées être « mineures » finissent par détruire des bâtiments entiers… un brin excessif.

Rythme & narration
Ce tome enchaîne les événements rapidement, trop rapidement même. Une intrigue est souvent lancée et résolue en quelques pages.
On sent que l’auteur veut passer à autre chose sans vraiment creuser ce qui est mis en place. Cela nuit à la tension dramatique, mais rend la lecture fluide et simple à suivre. Pas de temps mort, mais peu d’impact.

Personnages
Peu d’évolution pour Yûta, toujours aussi puissant, toujours aussi humble (ou aveugle) sur sa force réelle. Il agit selon son code moral sans se rendre compte qu’il joue à un jeu bien plus complexe.
Les autres personnages restent en retrait, avec peu de développement émotionnel ou psychologique. Quelques alliés commencent à émerger, mais rien de très marquant encore.

Graphisme
Toujours aussi solide visuellement. Les combats de Mecha sont bien mis en scène, les designs sont précis et expressifs. C’est vraiment le point fort de la série. Petit bémol : les bulles sont parfois trop envahissantes et gênent la lisibilité.

Pourquoi continuer ?
Ce tome laisse présager un changement de ton : on quitte le front pour explorer de nouveaux territoires et enjeux. Il y a de quoi espérer une meilleure structuration narrative.

Conclusion
Un tome de transition. Intéressant pour son rythme, frustrant pour son manque de profondeur. On sent que l’univers a du potentiel… mais il faudra attendre pour en récolter les fruits.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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