
Bonjour à tous, ici Thibni, fidèle au poste depuis que j’ai embarqué dans cette aventure pour vous livrer mes critiques et suivre les histoires, tome après tome. Aujourd’hui, on poursuit l’aventure avec Call of the Night tome 3, disponible depuis le 3 février 2023 au Québec. Écrit et illustré par Kotoyama, publié chez Kurokawa et distribué par Interforum, ce tome de 192 pages est proposé à un prix très accessible de 13,95 $. La série compte actuellement 13 volumes disponibles en français, et elle est complète en 20 tomes depuis le 24 janvier 2024.
Cette œuvre, d’une pureté émotionnelle touchante, vient nous chercher par son idéologie et le cri du cœur qu’elle incarne : celui d’un désir pur et innocent émanant d’un jeune garçon de 14 ans, Kô Yamori, qui cherche simplement à se trouver dans une vie sans fondation.
Errant la nuit à la recherche d’un point culminant d’accomplissement, il fera la rencontre de Nazuna Nanakusa, une vampire, qui bouleversera son existence et lui offrira un répit aussi inattendu que bienvenu dans une vie sans direction, tel une boussole indiquant enfin le Nord.
Un tome qui mord plus qu’il ne charme
Le tome débute avec une mise en scène des plus traditionnelles, à laquelle nous sommes désormais habitués : Kô cherche Nazuna dans les rues, sans réussir à la retrouver. C’est à ce moment qu’il croise un visage déjà aperçu auparavant: la femme qui, dans un tome précédent, cherchait un massage avec Nazuna.
La deuxième rencontre sera plus étrange pour lui : il aperçoit cette femme au loin, en train de se faire draguer par un homme. Elle croise alors le regard de Kô et lui adresse un petit signe de la main, dans l’innocence d’une adulte qui lance un simple « coucou » à un enfant.
Alors qu’elle s’approche de lui, Nazuna fait une apparition spectaculaire et vient complètement bouleverser cette rencontre, pourtant anodine en apparence. On découvre ici un côté plus dérangeant de Nazuna — comme si, au fond, Kô était sa proie, et qu’elle le traquait depuis l’ombre, telle une prédatrice attendant le moment parfait pour fondre sur sa victime. C’est une vampire, après tout… il ne faut pas l’oublier !
À la suite de cette altercation soudaine et imprévue entre la nouvelle femme et Nazuna, Kô se fait capturer et enlever, prenant Nazuna complètement au dépourvu.
C’est dans cette violence inattendue que Kô fera la rencontre de quatre nouvelles vampires, qui lui annoncent sans détour son destin funeste : « Tu dois devenir un vampire bientôt… ou nous serons obligées de te tuer pour protéger notre existence du monde des humains ».C’est ainsi que nous découvrons les cinq autres vampires qui errent dans cette ville, dans l’ombre, aux côtés de Nazuna…
Quand l’histoire se corse, le goût devient vrai
C’est ici que tout commence à véritablement se corser, tel un café bien noir qui saupoudre l’expérience d’une teinte riche et goûteuse.
L’histoire nous propulse à travers différentes perspectives, nous offre des embûches, des mystères non résolus et une ambiance nettement moins joyeuse. Pourtant, elle parvient tout de même à conserver une certaine légèreté, ponctuée de rires profonds qui allègent efficacement l’atmosphère gothique du début.
Chaque chapitre nous promet une plongée plus intime, plus ciblée, selon le personnage que l’on apprend à connaître.
Quand la nuit se peuple : visages, tensions et révélations
Dans ce tome, on fait la connaissance de plusieurs nouveaux visages : cinq — ou serait-ce six? — nouvelles vampires… ainsi qu’un vieil ami d’enfance de Kô. Chaque personnage, plus coloré que le précédent, vient ajouter une gorgée bien juteuse d’émotions et de perturbations à ce récit qui suivait jusque-là un train plutôt tranquille. C’est ici que les hostilités commencent, et que les choses se compliquent sérieusement pour Kô et Nazuna.
Quand le trait s’anime, l’univers s’élargit
Le trait de Kotoyama prend vie et nous offre une profondeur saisissante dans ce tome. Alors qu’auparavant, l’histoire se concentrait surtout sur deux personnages et des lieux souvent répétés, c’est ici que tout commence enfin à prendre forme.
De nouveaux décors, de nouveaux personnages, et l’imagination d’une fête qui s’anime sous nos yeux. C’est une performance aussi délectable que fantastique, alors que l’ensemble prend vie et se transforme en une atmosphère peuplée de circonstances, de visages et d’actions.
L’éveil douloureux d’un destin nocturne
Nous ressentons beaucoup plus l’appel de la nuit qui séduit Kô et le pousse vers une décision entre la vie d’un mort-vivant (vampire) et la mort définitive, désormais conscient qu’il n’a plus le choix et que tout se fera contre son gré. Nous assistons à un spectacle de désir, où éclatent des violences subtiles dans leurs contextes, mais qui persisteront néanmoins à l’avenir dans la quête de soi et la poursuite d’une question existentielle… Être ou ne pas être, telle est la question.
Un visage inattendu de Kotoyama
Je me suis laissé emporter par cette découverte délectable, un délice sublime agrémenté d’une touche plus évidente de violence. Étant un grand fanatique de violence dans mes lectures depuis ma découverte de ces récits fantastiques durant mes années au primaire, je dois avouer que j’y découvre un visage caché de Kotoyama qui m’a agréablement surpris. Cette violence, encore nouvelle pour moi, a éveillé un désir plus profond de poursuivre cette aventure et d’en percer tous les secrets. Il est évident que nous sommes désormais dans une paix perturbée, qui ne fera qu’augmenter en intensité au fil des tomes…
L’ultime tournant : le début d’une nouvelle ère
Le tome 3 de Call of the Night nous offre un visage beaucoup plus lugubre, qui touche à l’inconnu : le monde des vampires est rempli de dangers. Les relations seront perturbées, et le train tranquille de la vie de ce jeune étudiant sera désormais changé à jamais, sans retour possible en arrière. Ce dernier a un choix à faire : devenir un vampire ou mourir. Ici se présente une toute première décision définitive qui accélère soudainement le rythme de l’histoire et nous engage dans une poursuite surprenante d’un but que Kô doit accomplir à tout prix, dans un délai… soi-disant respectable, mais stressant. Call of the Night, Tome 3, marque un tournant sombre et profond où innocence et danger se croisent, propulsant Kô dans une quête bouleversante où chaque choix scelle un destin irréversible.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

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