Le jeu Héros du Mont Dragon, qui est le tout premier jeu du studio québécois RuniQ, est sorti le 25 juin 2025. Il est également édité par indie.io. Le jeu de RuniQ est un beat’em up et est uniquement disponible sur PC via la plateforme Steam. Il est proposé au prix de 29,99 $. Sachez qu’il est traduit en français, qu’il possède un doublage partiel en français (le caractère partiel sera expliqué dans le bloc sur la trame sonore) et qu’il est entièrement jouable à la manette.

Une franchise qui me tient à cœur
Ceux qui suivent G Pour Geek le savent : je porte un amour particulier envers la licence des Héros du Mont Dragon. Que ce soit dans son format de jeu de table, de roman ou, tout dernièrement, dans sa version jeu vidéo, cette franchise réussit toujours à me captiver.

J’ai même eu la chance d’essayer le jeu lors d’un événement à Québec, où j’avais couvert la démo. Je lui avais donné la note de 9,5. Pourquoi une si haute note ? Parce que le jeu promettait quelque chose de solide. Mais maintenant que la version finale est sortie, qu’en est-il réellement ? C’est ce que je vais découvrir aujourd’hui, en m’attaquant enfin à Héros du Mont Dragon dans sa forme complète.

Grog, Ozlow, Eliadora & Fenek
Grog, Ozlow, Eliadora & Fenek.

Le destin d’un monde entre les griffes des héros
Dans un monde divisé en huit royaumes, l’équilibre est menacé. Le Dragon Céleste, dernier gardien de l’harmonie, meurt, et avec lui s’éteint le pouvoir qui contenait depuis deux millénaires une force maléfique enfermée derrière un ancien sceau. Tandis que les dévoreurs de dragons s’apprêtent à libérer ce fléau, une prophétie s’éveille : huit héros, porteurs d’œufs de dragon, émergeront pour affronter les ténèbres.

Ces huit élus, chacun lié à un esprit draconique unique, commencent leur voyage aux quatre coins du continent. Ozlow, un elfe des ombres banni de son clan, cherche la rédemption en affrontant une menace tissée dans le cœur du Sanctuaire Elfique. Eliadora, une elfe des bois, s’enfonce dans la Forêt Maudite pour repousser la corruption qui gagne son peuple. Grog, un vétéran demi-orque, reprend les armes pour défendre les siens contre l’invasion gobeline et affronter les fantômes de son passé. Fenek, traqué par ses souvenirs et ses ennemis, explore le Désert Interdit à la recherche de vérité et de vengeance.

À travers montagnes, forêts, ruines et déserts, ces héros font face à des monstres, des seigneurs déchus, et des choix qui façonneront l’avenir du monde. Le lien qu’ils tissent avec leur dragon intérieur devient la clé d’une nouvelle ère ou d’un cataclysme total.

Le destin du continent repose sur leurs épaules, alors que le sceau faiblit et que l’ombre d’un mal ancien s’étend à nouveau sur le monde.

Character Select Screen

Un récit digne d’un bon vieux Dungeon & Dragon
L’histoire, qui peut être complétée en trois à cinq heures, vous propose dès le départ quatre des huit champions. Les quatre autres héros seront ajoutés ultérieurement, probablement aux alentours de la sortie de leur tout nouveau jeu de société. Il est encore trop tôt pour savoir si leur ajout se fera sous forme d’une extension payante ou d’une mise à jour gratuite.

Le récit, divisé en 25 chapitres, vous fera explorer plusieurs biomes : la Forêt Maudite, les Plaines Gobelines, le Sanctuaire Elfique et le Désert Interdit. L’histoire est racontée à travers des cinématiques projetées en images à la fin de chacun des cinq actes. Entre chaque chapitre, les interactions entre les personnages prennent forme, souvent sous la forme de discussions près d’un feu de camp.

Héros du Mont Dragon offre une histoire solide, qui semble avoir été écrite par un passionné de Donjons et Dragons – du moins, c’est l’impression que j’ai eue, et ce n’est en aucun cas une critique négative. Le scénario met en place les éléments classiques de la fantasy tout en ajoutant la touche unique de son propre univers. À première vue, le dernier beat ’em up fantasy auquel j’ai joué remonte à l’époque de la Sega Genesis avec Golden Axe. C’était donc un plaisir de retrouver ce ton, même si je ne suis pas particulièrement friand de ce genre d’histoire en général.

La carte du jeu nous montre clairement qu’à son lancement, seule la moitié de ce que les développeurs prévoient est accessible pour le moment.

Un gameplay classique avec des mécaniques accessibles
Comme tout bon beat’em up, vous devrez parcourir les niveaux en défilement horizontal, d’un point A à un point B, en survivant et en éliminant les nombreux ennemis se dressant sur votre chemin. Ces ennemis apparaissent par vagues à des endroits précis de la carte. Ces points d’affrontement sont souvent situés près de zones de ravitaillement rudimentaires, comme des caisses contenant de la nourriture ou des potions de mana, ou encore à proximité de sections piégées à esquiver.

Certaines séquences incluent un chronomètre : il s’agira alors soit de survivre pendant un temps donné, soit d’éviter de subir des dégâts pendant toute la durée du défi, selon le type d’épreuve proposée.

L’aventure débute une fois votre héros sélectionné. Vous devrez aussi choisir un niveau de difficulté : facile, normal ou difficile. Le joueur dispose d’un nombre de vies limité, et l’interface affiche une barre de vie ainsi qu’une barre de mana. Cette dernière est essentielle : une fois remplie, elle permet de déclencher la transformation en dragon. Sous cette forme, vous pourrez éliminer facilement la majorité des ennemis pendant une courte durée.

Concernant les ravitaillements, vous trouverez dans des caissons des aliments comme une dinde, une pomme… ou même une poutine (eh oui!). Ces ressources permettent de récupérer de la vie, particulièrement utiles en mode difficile. Cela dit, mis à part les combats de boss, les modes facile et normal sont très accessibles. Le jeu souffre parfois d’une intelligence artificielle défaillante : les ennemis ne sont pas toujours très futés…

La fameuse poutine.

Combats dynamiques et quelques petits défauts technique
Une fois en combat, vous devrez enchaîner des combos composés d’attaques légères et lourdes, comme dans tout bon jeu du genre. Des attaques sautées et des attaques de charge (rush) sont également possibles, tout comme une roulade pour esquiver les coups. Vos attaques et vos statistiques, comme la vie ou le mana, s’améliorent au fur et à mesure que vous progressez dans le jeu, avec un niveau maximum fixé à seize.

Globalement, le jeu reste très fluide et bien optimisé. Lors de mon test, j’ai rencontré peu de soucis : je suis resté coincé dans un caisson, ce qui m’a obligé à quitter le niveau, mais à part cela, aucun bug majeur n’est survenu. Le jeu souffre cependant d’une physique parfois maladroite : certains caissons se déplacent de manière incohérente, parfois tellement haut qu’ils sortent de l’écran, et les ondes de choc des explosions semblent mal calibrées. Mais rien de tout cela n’est suffisamment gênant pour gâcher une session de jeu.

Bismarck the Destroyer
Bismarck the Destroyer.

Côté visuel et trame sonore : un bilan mitigé
Le jeu est un peu un « hit and miss » sur le plan visuel et sonore, laissez-moi vous expliquer. Les développeurs annoncent un univers entièrement dessiné à la main, ce qui est une bonne chose. Cependant, on ressent parfois que les arrière-plans, les décors lointains des chapitres, ressemblent à de simples images fixes, manquant un peu de vie. Ces fonds sont beaux et très colorés, mais pour certains, cela pourra évoquer un style un peu « jeu flash », même si ce n’est pas totalement le cas.

En revanche, les personnages et créatures sont superbement réalisés, avec des animations très soignées et particulièrement fluides. Et pour un beat’em up qui ne fait pas appel à des effets de pause ou de « stop », cette fluidité est primordiale. Connaissant bien l’univers, je trouve que le lore colle parfaitement au style graphique que les développeurs ont voulu transmettre.

Combat

Une bande-son réussie, malgré l’absence de doublage
Du côté de la trame sonore, c’est un sans-faute au niveau des musiques. Elles collent parfaitement à l’univers et témoignent d’un travail de grande qualité dans leur composition. Cependant, comme je l’ai mentionné, il y a des « hits and misses » : les personnages ne sont pas doublés, et pour le peu de dialogues présents, cela m’a semblé être un manque. J’aurais aimé entendre les voix des personnages que je fais évoluer. Message aux développeurs : l’équipe de G Pour Geek serait très intéressée pour réaliser ces doublages, et ce, sans demander un centime, on aime vraiment trop cette franchise !

Le jeu dispose cependant d’un narrateur, et ici, c’est une réussite. Il prend le temps d’expliquer le lore du jeu de façon claire, sans jamais devenir intrusif comme cela peut arriver dans certains titres. Sa touche d’humour apporte un vrai plus au récit.

Combat

Multijoueur et modes complémentaires
Un mode compétitif et un mode arcade sont également présents en plus du mode histoire. La grande particularité du jeu, c’est qu’il permet de jouer jusqu’à quatre joueurs en coopération, comme tout bon beat’em up.

Je vous laisse ici un lien cliquable pour découvrir tout le contenu que la franchise Héros du Mont Dragon a proposé.

Dragons!

Un coup de cœur québécois malgré quelques imperfections
Que vous soyez amateur de la franchise ou non, Héros du Mont Dragon est une vraie pépite du catalogue québécois. Je vous le recommande sans hésiter : son prix modeste et son gameplay agréable vous feront vite oublier les quelques défauts du jeu, qui seront probablement corrigés lors de futures mises à jour.

Je lui attribue donc une solide note de 8 sur 10.

Merci à RuniQ pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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