
Bonjour à tous ! Ici Thibni, le sous-fifre attitré du Dieu-Geek !
Aujourd’hui, je vous parle d’une série qui pique la curiosité par son concept, mais qui ne brille pas toujours autant qu’on l’aurait espéré. Voici Mecha-Mages – D’esclave à héros, aussi connu sous son nom original japonais : Class Saiyasune de Urareta Ore wa, Jitsu wa Saikyou Parameter, ou encore en anglais : I Was Sold Dirt Cheap, But My Power Level Is Off the Charts.
Publié le 14 juillet 2023 chez Kadokawa Shoten (prépublié dans Young Ace Up), ce manga est scénarisé par RYOMA, illustré par Cambria Bakuhatsu Taro, avec un character design signé Kuroi Susumu. Il est distribué en version française chez Komikku. Classé comme shōnen (bien que certaines scènes flirtent avec le seinen), ce manga mêle action, aventure, fantasy et science-fiction, avec des éléments de magie, de mondes parallèles et de robots géants.
La série compte actuellement 6 tomes (le 7ᵉ est à paraître), s’adresse à un public de 12 ans et plus, et chaque volume fait environ 196 pages, proposé à 15,95 $. Malgré ses failles, j’y ai trouvé un certain plaisir de lecture. Voyons ensemble si ce premier tome mérite sa place dans votre collection !
Un grand merci à Interforum !
Synopsis sans spoilers
On suit Yûta, un ado qui se retrouve – avec toute sa classe – propulsé dans un autre monde alors qu’ils étaient simplement en sortie scolaire en autobus. Mal identifié à son arrivée (à cause de son faible niveau de Rudia, l’énergie magique qui détermine la valeur sociale dans ce monde), il est considéré comme inutile et vendu comme esclave.
Accompagné de Nanami, une nouvelle camarade (ancienne esclave elle aussi), et de Falma, une jeune noble animée par un désir de vengeance, Yûta est plongé dans une série d’épreuves et de combats. Incompris et dépassé par les règles de ce nouveau monde, il découvre peu à peu que sa puissance réelle dépasse de loin les estimations.
C’est dans ce tome qu’il obtient son Mecha-Mage, baptisé Arleo, et qu’il fonde une troupe de mercenaires nommée les Chevaliers de Fer. Une base prometteuse… même si l’exécution laisse parfois à désirer.
Scénario et narration
Ce second tome adopte un rythme un peu moins frénétique que le premier – et c’est une bonne chose. L’idée d’un monde régi par une énergie mystique (Rudia) reste accrocheuse, mais elle est encore traitée de manière trop superficielle.
On retrouve toujours le trope du héros surpuissant et incompris, qui casse des barrières à un rythme qui frôle l’absurde. Exemple parlant : une attaque censée être une simple diversion finit par raser un bâtiment entier… On n’est plus dans l’épique, on est dans le délire. Comme mentionné dans ma critique du tome précédent, le récit gagnerait à poser ses bases et à approfondir les tensions sociales et politiques de son univers. À vouloir aller trop vite, la narration perd en cohérence et en impact.
Personnages
Peu de changement depuis le premier tome.
Les personnages restent assez lisses, avec des réactions souvent prévisibles et des choix peu nuancés. Cela dit, les personnages féminins, notamment Falma, bénéficient d’un traitement un peu plus soigné. Leur présence ajoute de la profondeur, même si le développement reste encore timide. L’antagonisme demeure flou, ce qui rend les enjeux plus faibles. Mais certaines dynamiques laissent entrevoir un potentiel. Reste à voir si les tomes suivants sauront le concrétiser.
Graphisme / Style visuel
C’est sur le plan visuel que Mecha-Mages brille véritablement. Les planches sont dynamiques, les scènes d’action bien chorégraphiées, et les Mechas sont un plaisir à regarder : détaillés, massifs, expressifs à leur manière. L’univers visuel donne corps au monde, même quand le scénario peine à le faire.
Petit bémol : certaines bulles de dialogue prennent trop de place et nuisent à la lisibilité.
Mais dans l’ensemble, le style graphique reste un gros point fort.
Thèmes abordés
Le manga aborde un thème central fort : la hiérarchisation sociale basée sur le pouvoir magique inné. Malheureusement, ce sujet s’efface rapidement au profit de scènes d’action et de rebondissements classiques. On aurait aimé un vrai développement autour de la liberté individuelle, du mérite, ou de la lutte contre l’oppression. En l’état, ça reste une toile de fond intéressante… mais largement sous-exploitée.
Appréciation personnelle
Malgré tous ces défauts, je dois l’admettre : j’ai passé un bon moment. Le rythme rapide, l’univers mêlant fantasy et science-fiction, les Mechas bien stylés… Ça se lit vite et sans prise de tête. Ce n’est pas un manga marquant, mais il fait le job en tant que divertissement pur et simple.
Et parfois, c’est exactement ce qu’on recherche !
Conclusion
Mecha-Mages – D’esclave à héros ne révolutionne rien. Mais si vous aimez les mondes hybrides, les robots géants, et les aventures sans prise de tête, ce manga pourrait bien vous offrir une lecture légère et agréable.
Mon verdict :
« Pas un bijou de complexité, mais une pépite pour les amateurs de combats mécaniques et d’évasion rapide. »
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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