Ironheart est une série qui s’inscrit dans le vaste univers de Marvel, connu aujourd’hui sous le nom de MCU (Marvel Cinematic Universe). Il s’agit de la toute dernière série de la cinquième phase, marquant ainsi la conclusion de cette étape du MCU.

Produite par Marvel, Ironheart sera diffusée en exclusivité sur la plateforme Disney+. Composée de six épisodes d’une durée variant entre 41 et 57 minutes, la série est réalisée par Chinaka Hodge. Elle aborde, comme on peut s’y attendre, la thématique des super-héros, tout en mettant de l’avant l’action.

Un retour à Chicago entre génie, douleur et débrouillardise
Suivant les événements du film Black Panther: Wakanda Forever, la jeune Riri Williams (Ironheart) obtient une bourse pour intégrer le prestigieux MIT. Malheureusement, la série débute sur un revirement : Riri est renvoyée de l’établissement. Elle retourne alors dans son quartier natal de Chicago, armure en main, pour retrouver sa mère.

De retour à la maison, elle est confrontée à une blessure émotionnelle encore vive : la perte de deux êtres chers. Malgré ce choc et son renvoi, Riri reste résiliente et motivée à construire enfin sa propre armure. Cependant, un nouvel obstacle se dresse : le manque de fonds pour poursuivre ses travaux. Cela la pousse à accepter des missions plus ou moins légales, allant jusqu’à conclure une alliance avec le fils d’un grand vilain du MCU.

La série réserve son lot de surprises tout au long de ses six épisodes. Les personnages secondaires sont bien développés, mais le principal point faible du récit réside dans l’antagoniste – ou les antagonistes. Sans trop en dévoiler, disons que leur présence manque de profondeur. On les voit venir de loin, et ils ne parviennent pas à susciter l’émotion ou la tension que Marvel a su instaurer avec des figures marquantes comme Thanos, Killmonger ou Gorr le Boucher.

Cela dit, le grand point fort de la série reste son personnage principal, Riri Williams. Mon inquiétude portait d’ailleurs sur elle : encore peu connue à Hollywood, et n’ayant pas été au cœur de Black Panther: Wakanda Forever, je craignais que la série peine à nous l’attacher. Finalement, elle s’en sort admirablement bien. Elle incarne son rôle avec assurance, ses répliques font mouche, et elle porte véritablement la série sur ses épaules.

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Moins de blagues, plus d’impact
Bien sûr, l’humour dans le MCU est quelque chose auquel nous sommes désormais habitués. Toutefois, je dois admettre que le ton de Ironheart est nettement plus sérieux. Un personnage en particulier apporte une touche de légèreté et quelques moments absurdes, comme Marvel sait souvent le faire. Mais dans l’ensemble, l’humour reste discret et le ton adulte colle parfaitement à la thématique que l’autrice a voulu transmettre. Ce choix donne à la série une ambiance plus ancrée, plus mature, et renforce l’attachement au parcours personnel de Riri Williams.

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Dominique Thorne brille, le reste du casting suit tant bien que mal
Dans le casting de la série, on retrouve Dominique Thorne dans le rôle de Riri Williams (Ironheart), Anthony Ramos dans celui de Parker Robbins (The Hood), Lyric Ross en Nathalie Washington, Manny Montana en H.R., et Alden Ehrenreich dans le rôle d’un scientifique. On peut également apercevoir Sacha Baron Cohen ainsi que l’humoriste Eric André dans des rôles secondaires.

Hormis des vilains peu convaincants, je n’ai pas eu de réel problème avec la distribution. Le casting, sans être exceptionnel, est globalement solide. Toutefois, la série adopte un ton globalement adulte, tandis que l’écriture de certains personnages flirte davantage avec les codes du teen drama, un décalage qui mérite d’être souligné. Heureusement, Dominique Thorne incarne Riri Williams avec beaucoup de justesse et de présence, ce qui rehausse clairement l’ensemble. Sans sa performance, le casting n’aurait pas été mauvais, mais simplement passable.

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Visuellement solide, sans fautes majeures
Du côté des effets visuels, le résultat est convaincant. L’armure de notre héroïne est nettement plus réussie que celle vue dans Black Panther: Wakanda Forever, tant sur le plan visuel que dans sa mise en scène. La série comporte bien sûr son lot de petits défauts, mais rien de suffisamment marquant pour gêner l’expérience — rien de comparable, par exemple, aux écarts de ton de Thor: Love and Thunder ou aux lenteurs de la première saison de Star Wars: Andor.

Les scènes de combat sont bien exécutées, souvent renforcées par une bande-son immersive qui accentue leur intensité. Elles restent divertissantes, et c’est probablement ce que l’on attend en priorité d’une série estampillée Marvel : de l’action, du rythme et du spectacle.

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Ironheart : Une série plaisante, sans trop d’ambition
Pour bien comprendre Ironheart, il est recommandé d’avoir vu Iron Man et Black Panther: Wakanda Forever. Le reste de l’univers du MCU reste assez secondaire pour apprécier pleinement le contenu de la série. Ironheart n’est ni la meilleure, ni la pire des productions Marvel : c’est une série solide, qui culmine avec un très bon sixième épisode.

Si vous êtes amateur du MCU, vous ne serez probablement pas déçu, mais mieux vaut modérer vos attentes. Ironheart se laisse regarder avec plaisir, sans révolutionner la formule. C’est une série qui fait le travail, avec quelques bonnes idées et une héroïne attachante.

Merci à Marvel et Disney pour la projection en avant-première.

Pour écouté la série télé, cliquez ici.

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