
Ne vous inquiétez pas, on ne voyage pas littéralement dans le temps dans ce volume, mais on fait un petit “flashback” afin de nous expliquer un peu mieux cet univers qu’est Jujutsu Kaisen. De toute façon, vous savez comment Frank le Dieu Geek a de la misère avec le concept de voyage dans le temps (sauf dans Nine Peaks, jusqu’à présent). Aujourd’hui, je vous livre ma critique du volume 8 de cette œuvre remarquable de Gege Akutami, publiée en français par Ki-oon.
Un manga qui nous ouvre son univers
En début de volume, on termine l’affrontement entre nos héros et deux des neuf fœtus que Mahito a libérés : Kechizu et Eso. Ce sont des maîtres fléaux très étranges – si vous avez lu ma dernière critique, vous comprendrez pourquoi. Bref, le combat se termine et nos héros mettent la main sur un autre doigt de Sukuna.
Suite à cet événement, on fait un retour en arrière, à l’époque où Gojo était en première année à l’école d’exorcisme et que son partenaire était nul autre que Geto, ce maître des fléaux qui, aujourd’hui, cherche à rallier Sukuna à sa cause. Toutefois, à l’époque, Geto était un élève modèle parmi les exorcistes. Les deux se font offrir une mission par Tengen lui-même, un sorcier Jujutsu immortel. Ils doivent protéger Riko, une jeune étudiante qui servira de réceptacle à Tengen afin qu’il puisse régénérer son enveloppe corporelle. Bref, ils doivent protéger la jeune femme… pour qu’elle puisse mourir, et ainsi permettre à Tengen de garder une forme physique. Logique, non?
Cependant, deux organisations cherchent à la tuer : des maîtres des fléaux nommés “Q” et un culte appelé la Confrérie du réceptacle temporel. Les maîtres fléaux veulent empêcher Tengen de se régénérer pour qu’il perde toute conscience et arrête de créer des voiles. Ce serait alors un avantage majeur pour les fléaux. Le culte, quant à lui, vénère Tengen et croit qu’il doit suivre son évolution naturelle, ce qui permettrait, selon eux, de révéler le monde occulte au grand jour.
Un retour dans le passé pour voir l’évolution
Dans ce volume, on entre vraiment dans les fondations de l’univers de Jujutsu Kaisen, et on découvre que ce ne sont pas seulement des jeunes qui affrontent des esprits malfaisants, mais tout un système avec plusieurs groupes qui cherchent à tirer profit du monde occulte. J’aime le développement de ce monde complexe, surtout qu’on voit que l’école d’exorcisme n’est pas toute blanche. Utiliser un humain pour maintenir Tengen sous une forme physique? C’est tordu.
Et que dire de Gojo, qui nous montre ici toute son arrogance et sa conscience de sa puissance. Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est le contraste avec Geto. Gojo, avec son attitude, aurait pu devenir celui qui déteste l’humanité, alors que Geto, à l’époque, semble vouloir la protéger. C’est complètement à l’opposé de ce qu’ils sont devenus. Gege Akutami nous livre ici une belle intrigue et développe son univers avec brio, nous offrant un futur prometteur.
Un dessin encore très solide
J’ai l’impression de me répéter, mais le visuel est encore une fois très solide. Chaque page soutient le récit, même dans les scènes d’action, où on continue à raconter quelque chose. Voir les personnages dans leur jeunesse permet aussi de constater leur évolution. Même s’ils n’apparaissent que brièvement, on remarque déjà que Kento, Mei Mei et Utahime ont beaucoup changé. J’ai aussi aimé les looks simples mais efficaces de Gojo et Geto. Gojo porte juste des lunettes, et Geto arbore son uniforme avec classe et fierté — ce qui, on le sait, changera plus tard.
Mon verdict
Finalement, même si on met sur pause l’intrigue principale, ce saut dans le passé est essentiel pour mieux comprendre l’étendue de cet univers. On découvre qu’avant même le début de l’histoire, beaucoup d’événements ont façonné le monde actuel. Cette série reste d’une solidité impressionnante, et je ne me lasserai jamais de la relire.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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