
Quand la baston se mélange à un match de baseball
On continue notre épopée dans cette moderne dark fantasy où les forces occultes tentent d’éliminer l’humanité. Je parle ici de l’excellent Jujutsu Kaisen de Gege Akutami, publié en français par les éditions Ki-oon. Ce manga suit les mésaventures de Yuji, un jeune étudiant recruté par une école d’exorcisme parce qu’il a eu la brillante idée d’avaler un objet occulte. Maintenant lié au roi des fléaux, Sukuna, Yuji se retrouve au cœur d’un conflit surnaturel qui le dépasse.
Nous voilà rendus au volume 7, qui marque l’entrée dans un nouvel arc : Instinct grégaire (Death Painting Arc en anglais).
Baseball, cadavres et révélations
Le tournoi entre les écoles vient de se terminer… un peu abruptement. Yuji et Aoi ont tenu tête à Hanami, le fléau défenseur de Dame Nature. Mais cette attaque n’était qu’une diversion pour permettre à Mahito d’infiltrer l’école de Tokyo et de dérober des reliques de classe S — des objets maudits ultra puissants.
Et comme aucun vainqueur n’a été désigné, pourquoi ne pas régler ça… avec une partie de baseball? Oui, oui, vous avez bien lu. Une partie de baseball. Bien sûr, Tokyo gagne, et nos héros sont ensuite envoyés en mission. Des morts étranges sont signalées dans des ascenseurs, et fait étrange : toutes les victimes viennent de la même école que Megumi. C’est donc l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce personnage discret et mystérieux.
Des fléaux d’un autre temps
Nos héros vont devoir faire face à des ennemis issus des reliques volées par Mahito, des créatures scellées depuis plus de 150 ans. Mais sont-ils de simples fléaux… ou plutôt des anciens maîtres de l’occulte?
Comme souvent, le groupe est séparé : Megumi affronte le fléau désigné par la mission, pendant que Mahito envoie un autre adversaire dans l’ombre. On découvre alors les motivations profondes de Megumi : il est devenu exorciste pour sauver sa sœur, plongée dans un coma causé par une malédiction. Dans les volumes précédents nous avons appris aussi qu’il est descendant de la famille Zenin, mais comme sa mère n’est pas de sang noble, Megumi est considéré comme un bâtard.
Un second rôle qui prend sa place
Gege Akutami nous tisse son intrigue de main de maître, et j’aime le fait qu’on sorte un peu du point de vue de Yuji pour mettre de l’avant ses compagnons. Megumi est, selon moi, aussi important que Yuji : il incarne ce que doit être un exorciste. Son lien avec Gojo est d’ailleurs fascinant — il n’aime pas particulièrement son professeur, mais il reconnaît sa puissance. Gojo lui reproche souvent de se retenir. Il lui dit carrément que s’il se lâchait un peu, il dévoilerait enfin son vrai potentiel… et on commence à le voir ici. Megumi, ce n’est pas juste un élève de seconde zone.
Entre design douteux et dialogues savoureux
Visuellement, ça reste impressionnant — surtout pour les combats — mais j’ai trouvé que le design de certains nouveaux personnages laissait à désirer.
Yuji et Nobara se retrouvent face à deux « frères »… qui ne se ressemblent absolument pas.
- L’un est une créature difforme avec deux bouches.
- L’autre? Un gars habillé comme dans un film porno sadomaso, avec un G-string qui ne laisse aucune place à l’imagination.
C’est censé être un shonen, ce manga. Je dois t’avouer que je n’ai pas trop compris son concept, mais bon… ça a permis une ligne de dialogue tellement absurde et drôle que j’ai ri pour vrai.
Mais c’est surtout le frère difforme qui m’a laissé perplexe. En aucun cas je ne l’ai trouvé menaçant : il ne fait que fuir en courant comme un chien. Ça m’a fait me demander : pourquoi a-t-il été scellé aussi longtemps?
Mon verdict divin
Même si on baisse un peu en termes de design des nouveaux ennemis, ce volume reste très solide, surtout grâce au développement de Megumi. Et je ne vous en ai pas trop dit, mais Nobara aussi nous en met plein la vue. Je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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