
Nous sommes de retour pour une autre merveilleuse critique de l’une des séries préférées de votre divinité de la Geekulture, Frank le Dieu Geek.
Ce que j’aime de Jujutsu Kaisen, c’est surtout les vilains : ce sont de beaux méchants qui, souvent, ont des raisons valables de faire ce qu’ils font… Ok, pas tous — Mahito est simplement un malade qui veut faire le mal pour le plaisir — mais dans ce volume, on en apprend un peu plus sur Hanami, ce Fléau aux branches qui sortent des yeux et à la musculature digne d’un dieu grec. Il en rendrait plus d’un jaloux.
Je vous rappelle que vous pouvez retrouver Jujutsu Kaisen, écrit et dessiné par Gege Akutami et traduit en français chez Ki-oon, dans vos librairies locales.
Maintenant, allons voir ce que j’ai pensé de ce volume 6!
Tournoi, trahisons et écologie meurtrière
Le tournoi est enclenché, et les exorcistes de Kyoto veulent carrément la peau de Yuji. Mais l’un des leurs, Aoi, s’interpose et leur interdit de poursuivre leur plan. Un lien amical intense se développe entre les deux exorcistes, qui se lancent dans un duel aussi intense qu’étonnant… presque un entraînement fraternel, à savoir qui sera le plus fort.
Pendant ce temps, les autres participants délaissent complètement le but du tournoi — la chasse aux fléaux — pour se taper dessus joyeusement. Mais cette petite guéguerre entre écoles prend fin quand un intrus débarque : Hanami.
Un méchant… qui a (presque) raison?
J’adore les histoires où le vilain agit pour de bonnes raisons. Ça remet en question la notion même de bien et de mal. Prenons Hanami : son objectif est de protéger la nature, et il voit l’humanité comme un parasite destructeur.
A-t-il tort? Honnêtement, sommes-nous réellement en train de préserver la planète? Entre la pollution, la surpopulation et la destruction des écosystèmes, Hanami soulève une question lourde de sens.
La solution pour une planète en santé serait-elle… de nous faire disparaître? Plusieurs experts le disent.
Ok, je me calme, ou vous allez me traiter de Greta Thunberg… I dare you!
Mais c’est là que Jujutsu Kaisen brille : Akutami ose amener des réflexions complexes à travers ses antagonistes. Ce n’est pas juste un combat de gentils contre méchants, c’est un questionnement moral. Et ça, c’est solide.
Un volume qui frappe (littéralement)
Côté action, ce tome est rempli de moments explosifs, avec des pages d’une beauté et d’une précision impressionnantes. Je l’ai déjà mentionné dans mes critiques précédentes, mais Gege Akutami a un don pour illustrer les arts martiaux. On ressent l’impact des coups, le mouvement est fluide, et chaque case est pensée pour vivre l’intensité du combat.
Le design des personnages est encore une fois coloré et frappant.
- Hanami, par exemple, représente la nature personnifiée. Il est à la fois terrifiant et magnifique.
- Les branches qui lui sortent des orbites devraient nous faire fuir… mais son corps de top model ferait pâlir d’envie n’importe qui.
- C’est pas avec mon dad bod que je pourrais le cosplayer, vous voyez le genre!
- On découvre aussi Gakuganji, le directeur de l’école de Kyoto, avec ses allures de moine tibétain… et des piercings. Le cliché du vieux sage, vous croyez?
- Détrompez-vous! Le bonhomme est une rockstar, et son énergie occulte est canalisée via sa guitare électrique. Oui, oui. Une guitare!
- Ce manga est incroyable.
Mon verdict divin
Encore un excellent volume. Il clôt l’arc du tournoi avec fracas et nous ouvre la porte vers un affrontement encore plus grand. Des vilains nuancés, des réflexions sociales et écologiques, de l’action à couper le souffle, et des personnages mémorables…
Jujutsu Kaisen continue d’être une valeur sûre, et ce volume en est la preuve.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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