CRITIQUE DE JEU VIDÉO – ONIMUSHA 2: SAMURAI’S DESTINY REMASTERED

par | Juin 6, 2025

Le remaster de Onimusha 2: Samurai’s Destiny est sorti le 23 mai 2023 sur Nintendo Switch, PC (via Steam), PlayStation 4 et Xbox One. Le jeu est à l’origine paru le 27 août 2002, en exclusivité sur PlayStation 2. Il s’agit d’une suite directe du premier opus, Onimusha: Warlords.

Développé et édité par Capcom, le jeu est scénarisé par Noboru Sugimura, connu pour son travail sur des titres tels que Devil May Cry, Resident Evil 2 ou encore Dino Crisis 2.
Onimusha 2: Samurai’s Destiny est un jeu d’action-aventure intégrant de nombreux éléments caractéristiques des hack ‘n slash de l’époque.

Le remaster propose une traduction en français (textes) et un doublage en anglais. Il est disponible au prix de 39,99 $.

L’histoire de Onimusha 2 : un voyage au cœur du Japon féodal
Onimusha 2: Samurai’s Destiny se déroule dans le Japon féodal, peu de temps après les événements du premier jeu. Le récit suit Jubei Yagyu, un samouraï solitaire qui retourne dans son village natal après une longue absence. À son arrivée, il découvre que sa terre a été ravagée par une attaque mystérieuse. Ce point de départ marque le début d’un long périple au cours duquel Jubei cherche à comprendre les causes de cette tragédie et à découvrir l’identité des responsables.

L’histoire évolue dans un contexte de tensions entre clans, où des ambitions politiques s’entremêlent avec l’apparition de phénomènes surnaturels. Des créatures démoniaques, appelées les Genma, sont au cœur de l’intrigue et semblent liées à un plan plus vaste, dont les ramifications s’étendent dans plusieurs régions du pays.

Au fil de son voyage, Jubei croise plusieurs personnages jouables ou non-jouables, chacun possédant sa propre histoire, ses motivations et son rôle dans les événements en cours. Le jeu introduit un système de relations avec ces alliés, influençant certaines parties du scénario selon les interactions du joueur.

Le récit aborde des éléments liés à la guerre, au pouvoir, à l’héritage et à des forces anciennes mêlant magie et légendes. L’aventure de Jubei le conduit à enquêter sur un complot de grande ampleur, où les frontières entre l’humain et l’inhumain deviennent floues.

Une histoire marquante dans la trilogie Onimusha
L’histoire de Onimusha 2 est probablement ce qui le démarque le plus, même si, à l’époque, le troisième opus restait mon préféré, notamment grâce à la présence de Jean Reno. Les trois titres de la trilogie sur PlayStation 2 possèdent chacun une excellente histoire.

De l’extérieur, le joueur pourrait croire qu’il s’agit d’un jeu classique de samouraï, mais très vite, on se rend compte que l’on plonge dans un récit sombre, aux allures d’histoire occulte. Le développement des personnages secondaires en relation avec Jubei est bien construit, apportant de la profondeur à l’intrigue.

Même si les cinématiques ont pris un peu d’âge, elles restent agréables à suivre et conservent leur charme. L’histoire réserve plusieurs rebondissements qui maintiennent l’attention du début à la fin.

La trame principale propose une durée de jeu d’environ six à huit heures, mais pour les joueurs qui souhaitent compléter le jeu à 100 %, il faut compter entre dix et quinze heures.

Un gameplay figé dans le temps
Je vous ai mentionné que l’histoire était l’un des principaux points forts du jeu, car au niveau du gameplay, les choses se compliquent un peu. En réalité, cela a plutôt mal vieilli. Onimusha 2 adopte un gameplay très similaire à celui de Resident Evil et Dino Crisis à l’époque de la PlayStation 1, mais sans la dimension survie, et avec un système de combat orienté vers le katana.

Plusieurs types d’armes sont disponibles pour varier les affrontements, et il est possible de trouver des parchemins qui permettent de débloquer de nouvelles attaques. Toutefois, ces ajouts restent assez limités.

Des problèmes de caméra se font rapidement sentir, il n’y a pas d’auto-verrouillage sur les ennemis, et aucun système d’esquive n’est présent. En 2002, ces éléments étaient acceptables, mais en 2025, le genre a beaucoup évolué. Cela me pousse à penser que Onimusha 2 aurait mérité un soft remake, plutôt qu’un simple remaster.

Mais je ne vais pas vous mentir : j’ai tout de même pris plaisir à y rejouer. Cette franchise fait partie de celles qui m’ont profondément marqué durant mon enfance.

Jubei peut absorber différentes ressources à l’aide de sa main : pour récupérer de la vie, restaurer sa magie afin d’effectuer des attaques puissantes, ou encore récolter une énergie essentielle à l’amélioration des armes et armures. Au fil de l’aventure, vous pouvez aussi obtenir de nouvelles armures pour vous et vos alliés. Une autre ressource peut également être absorbée : elle permet de déclencher une sorte de mode berserk, rendant Jubei temporairement surpuissant.


Puzzles et objets : les mécaniques secondaires d’Onimusha 2
Ce n’est pas tout : plusieurs puzzles seront à résoudre pour vous permettre de progresser dans l’histoire, dans un style très proche de ce qu’on retrouvait dans les anciens Resident Evil. Il faudra, par exemple, trouver un indice, une clé ou une statuette pour déverrouiller une porte ou activer un mécanisme. Ce type d’énigme apporte une pause dans l’action et demande un minimum d’observation et de réflexion.

C’est dommage que le système de combat soit resté figé dans le temps, car une simple mise à jour de ce gameplay aurait suffi à rendre ce remaster beaucoup plus marquant.

Dernier point : plusieurs types d’objets peuvent être trouvés tout au long de votre aventure. Certains serviront à améliorer vos relations avec vos compagnons, tandis que d’autres seront essentiels à votre progression, vous permettant d’obtenir des objets importants ou de débloquer de nouvelles possibilités au cours de la quête.

Graphismes, son et optimisation : l’expérience technique d’Onimusha 2
Le jeu bénéficie d’un visuel amélioré, ce qui aide grandement les cinématiques et atténue le vieillissement global du titre. Cependant, les décors rappellent bien l’époque de la PlayStation 2, avec des images fixes agrémentées d’effets lumineux pour indiquer où chercher des objets importants. Les ennemis sont bien conçus et mieux travaillés, tout comme les boss. Mais, encore une fois, les mécaniques de combat ne s’accordent pas vraiment avec les animations du jeu.

Du côté de la trame sonore, le jeu ne présente quasiment aucune faille. Chaque scène dispose de sa propre musique, bien adaptée à l’ambiance, et le doublage en anglais est de qualité et a très bien vieilli.

J’ai testé le jeu sur PC, je le dis souvent, mais j’ai une configuration solide, et je n’ai rencontré aucun problème d’optimisation. Pour les joueurs PC, aucune configuration particulière n’est nécessaire pour jouer à la manette : c’est du plug-and-play.

8.5/10 pour un retour réussi malgré ses limites
Ce qui m’a réellement plu dans ce remaster, c’est le système de combat et la caméra. On ressent rapidement que le gameplay est figé dans le temps, puisque ses mécanismes datent de l’époque de la PlayStation 1. Cela dit, c’est un titre solide, et je lui donne la note de 8.5/10. Son histoire et le plaisir de le refaire sont ses points forts, sans oublier qu’il est plus beau qu’à l’époque de la PlayStation 2.

Ce remaster nous prépare également à un tout nouveau titre attendu pour 2026.

Merci à Capcom pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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Trash Talker

Gabriel, connu sous le nom de Trash Talker, il est l’animateur du podcast. Trash est un maniaque de jeux vidéo, de comic books et de lutte depuis qu’il est tout petit!