
»Attention, mon cher Roi! Votre royaume est attaqué, préparez-vous à le défendre! ». 9 KINGS mélange le mécanisme de jeu tour par tour et la construction de royaume grâce à un jeu de carte. Voici la proposition du dernier projet du studio Sad Socket.

Quand le nom du jeu dit tout
L’histoire de 9 Kings se résume en 1 phrase : ‘’ Nous sommes en l’an
XXX (une année aléatoire est donnée à chaque partie), voici vos ennemis’’. Où sommes-nous? Pourquoi sommes-nous en guerre? Le jeu qui ne propose pas de mode histoire, ne répondra jamais à ces deux questions. Pour ce type de jeu, la mise en contexte n’est pas obligée d’être très élaborée, mais un minimum aurait pu être intéressant.

Un gameplay trop simple et trop compliqué à la fois!
Afin de commencer une partie, il faut choisir son roi (sa faction). Chaque roi possède 9 cartes uniques (soit 1 bâtiment principal, des unités de combats, des bâtiments d’améliorations ou de défense ou des améliorations de lots). Une fois sa faction choisie, on reçoit un lot de 9 cases afin de construire son royaume. On place son bâtiment principal ainsi qu’une une deuxième carte de notre main et nous voilà enfin prêts pour le premier combat. Les troupes ennemies arrivent devant notre royaume puis nos troupes sortent sur le champ de bataille et l’affrontement commence. Une fois la victoire assurée, un choix de 3 cartes provenant de la collection du roi que nous venons de vaincre nous est proposé. Nous devons en sélectionner une afin de l’ajouter dans notre main. On joue une carte sur notre royaume et nous voilà prêts pour le deuxième affrontement. La partie se termine au 33e tour qui est l’arrivée du boss final ou lorsque vous avez perdu un duel pour une troisième fois. À noter qu’il est possible de continuer jusqu’à 99 tours si on est prêt pour le challenge.

Du positif… et du négatif
Le point positif du jeu est la bonne diversité entre les 9 factions (j’ai pu en tester 7). Ils ont des styles vraiment uniques et permettent une approche différente des combats. Par exemple, le Roi de la nature est spécialiste pour le contrôle du champ de bataille tandis que le Roi du sang est spécialisé dans l’amélioration des troupes.

Il y a malheureusement plusieurs points négatifs. Le premier est que le jeu manque grandement de clarté. Par exemple, chaque créature a des stats qui progressent au fil des ans selon nos améliorations, mais on n’en voit pas toujours l’impact lors des combats. Un autre exemple est lorsque l’on recrute des troupes, la taille de notre armée augmente, mais parfois je me demande si la valeur rajoutée n’est pas aléatoire. Un second point négatif est que notre royaume devient rapidement plein. On se retrouve avec des cartes que l’on ne peut juste pas jouer ou on doit choisir de détruire une unité déjà améliorée au maximum afin de la remplacer par une unité de niveau 1, ce qui est impensable rendu à un certain points de la partie. Un dernier point négatif serait que tous les combats se déroulent en mode automatique, à l’exception d’une seule unité soit la base principale qui elle, est contrôlée par le joueur. Après quelques combats, on se rend compte que notre contribution n’est nécessaire pour faire avancer le jeu. C’est très chaotique et très peu utile. Je ne sais pas si c’est prévu pour nous tenir éveillé pendant que les combats se déroulent, mais ce n’est pas concluant du tout. Ça donne parfois l’impression de nuire au combat. La simulation des affrontements sont trop longs et n’ont pas une facture graphique suffisamment poussée pour retenir l’intérêt. Ils finissent par ralentir la cadence du jeu. Afin d’augmenter le rythme des combats, j’ai même mis la vitesse au niveau 2 et j’ai enlevé l’option qui me permettait de contrôler les attaques de la base. Un mode défi et multijoueur sont annoncé mais ne sont pas encore disponibles à l’heure d’écrire ses lignes

Un visuel rétro, ça ne pardonne pas tout
L’identité visuelle de 9 Kings est super efficace. Du vidéo d’intro jusqu’à la sélection de son Roi, le style colle bien avec l’ambiance établie. Les dessins gothiques pixelisés ressemblent à un jeu de tarots dark. Les menus sont clairs et il est facile d’y naviguer. Le tout se gâte lorsque la partie commence. On a l’impression que les unités sont dessinées sur Paint avec la contrainte d’utiliser juste une couleur par faction. Il est possible de suivre lors des premiers combats, mais vers les niveaux 10 à 15, on assiste un fouillis monumental. Comment dire, on dirait que l’on regarde un nid de fourmis écrasées par une classe de maternelle. Je crois que si c’était un jeu Android, j’aurais tendance à être un peu plus clément, mais pour un jeu pc c’est non pardonnable. Sur une meilleure note, la trame sonore est bien et le jeu est offert dans plus d’une dizaine de langue, ce qui est une très belle attention.

En résumé
9 Kings est un jeu indépendant qui tente de sortir des sentiers battus avec son gameplay aliant les ‘’tower defense’’, les jeux tour par tour et la construction de royaume. Ce jeu propose une expérience de jeu trop compliquée pour être un jeu de téléphone, mais trop simple pour être un bon jeux pc. Si jamais vous voulez jouer 2-3 heures sans trop réfléchir, l’expérience est faite pour vous.
Points positifs
- Le choix diversifié des factions
- L’identité visuelle
Points Négatifs
- Le visuel des combats
- Le manque de clarté lors de la période de gestion du royaume
- Le mode défi et multi joueur non disponible
- La longueur d’une partie (33 tours)
Merci à Hooded Horse pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.