
PaperKlay sortira le 27 mai 2025, en exclusivité sur PC via Steam. Bien qu’une version console soit probablement envisagée, aucune confirmation officielle n’a encore été donnée. Il s’agit d’un jeu de plateforme développé et édité par le studio WhyKev, pour qui c’est le tout premier projet d’envergure. Jusqu’à présent, le studio s’était surtout concentré sur de très petits jeux. Le prix n’a pas encore été communiqué, mais on sait déjà que le jeu proposera une traduction en français et qu’il se jouera entièrement à la manette.
Une quête pour restaurer l’équilibre dans un monde de papier
Dans PaperKlay, le joueur incarne Chick, un poulet vivant dans un monde entièrement conçu à la main à partir de papier, de carton et d’autres matériaux artisanaux. Ce monde, à la fois fragile et vivant, est soudainement plongé dans le désordre lorsque les œufs de Chick sont mystérieusement volés. Accompagné de son compagnon Nugget, un petit poussin, Chick part alors en quête pour récupérer les œufs disparus et rétablir l’ordre dans leur univers.
Le voyage de Chick le conduit à travers plusieurs environnements aux mécaniques variées. Chaque zone est construite selon des principes physiques propres à un monde de papier et de carton, impliquant pliages, mouvements d’objets et interactions originales avec le décor. En avançant, Chick croise différents personnages qui l’aident, l’orientent ou lui posent des défis. Certains offrent des informations sur le vol des œufs, tandis que d’autres ajoutent de la profondeur à l’univers du jeu.

L’histoire se déroule de manière linéaire mais comporte des éléments secondaires, comme des quêtes ou des zones cachées qui enrichissent la trame principale. Chick devra surmonter de nombreux obstacles physiques et résoudre des énigmes environnementales pour progresser dans sa recherche. Au fil de son aventure, il découvre les raisons du vol, les motivations derrière les actes des différents personnages, et l’importance de restaurer l’équilibre dans ce monde fait main.
Une histoire classique, mais efficace
L’histoire est bonne, mais ne révolutionne en rien le genre. En réalité, on retrouve une trame classique, simple mais agréable. Il faut dire que dans le domaine des jeux de plateforme, il est rare que les scénarios soient novateurs au point de marquer profondément les joueurs. Cela dit, PaperKlay parvient à captiver suffisamment pour que l’on prenne plaisir à suivre l’histoire.

Un hommage réussi aux classiques du platformer
Rapidement, le jeu m’a immédiatement convaincu. Si vous suivez le podcast G Pour Geek, vous savez que je suis un amoureux des jeux de plateforme, alors PaperKlay avait tout pour me plaire. J’ai déjà évoqué les quêtes secondaires dans le paragraphe sur l’histoire : elles sont bien mises en avant et consistent à retrouver des personnages, résoudre des énigmes, réussir des défis ou encore vaincre des ennemis. La quête principale, quant à elle, reste centrée sur la récupération des œufs volés.
Le gameplay est un savant mélange entre Super Mario Bros (version 3D) et Banjo-Kazooie. Son esthétique en carton rappelle aussi Little Big Planet et Yoshi’s Crafted World. En fait, PaperKlay s’inspire de plusieurs jeux ayant fait leurs preuves, et le fait bien, de manière à offrir une expérience agréable au joueur.

Vous pouvez effectuer un double saut, une attaque fessier, frapper avec vos poings, et même planer à l’aide d’une voile, ce qui rappelle les deux opus de Zelda sur Nintendo Switch. Le platforming est globalement fluide et agréable, malgré une certaine lenteur dans les déplacements (après tout, vous incarnez un petit poulet). Heureusement, on ne se retrouve jamais frustré par des atterrissages manqués ou des sauts imprécis.
Le vrai souci vient plutôt du système de combat, et plus précisément des coups de poing. Le jeu semble souffrir d’un léger problème de hitbox, ce qui rend difficile d’éviter les attaques ennemies. Espérons qu’une mise à jour viendra corriger ce petit défaut.
Il vous est également possible d’incarner Nugget, et ses passages rappellent clairement ceux de Captain Toad. Il s’agit de niveaux en forme de cubes, que vous devez explorer et résoudre entièrement pour les compléter.

Un univers visuel charmant et une bande-son soignée
Visuellement, le jeu est plus que réussi : il exploite à merveille l’aspect carton et papier. À l’instar de Yoshi’s Crafted World ou Little Big Planet, PaperKlay propose des environnements construits avec des matériaux du quotidien comme de la paille, des rouleaux de papier toilette ou encore des bâtons de glace. Le jeu se classe parmi les titres beaux et mignons, à l’image de Yoshi. Même les animations sont pour la plupart bien réalisées, avec des effets de déroulement et de pliage du carton qui fonctionnent bien. Du côté des ennemis, la majorité est également inspirée du papier et du carton : vous y rencontrerez par exemple des ciseaux ou des arrache-broches comme créatures à vaincre.
Côté bande sonore, le jeu est doublé en français et propose des sous-titres dans la même langue. Les doubleurs ont adopté un ton mêlant humour et sérieux, ce qui m’a convaincu : on ressent clairement leur attachement au jeu. Les musiques de chaque monde sont bien conçues. Ce n’est peut-être pas au niveau des productions PlayStation ou Nintendo pour leurs jeux de plateforme, mais cela reste de bonne qualité et mérite d’être souligné.

Une expérience solide malgré quelques défauts techniques
Comme je vous l’ai mentionné, le jeu m’a rapidement convaincue, et j’étais presque prête à lui attribuer un 9 sur 10. Cependant, mon avis a changé lorsque j’ai été confrontée à plusieurs bugs. Des problèmes de collision et des sols invisibles m’ont fait recommencer certains niveaux à de nombreuses reprises. Cela se produisait souvent lorsqu’un ennemi me touchait : je tombais alors sans cesse dans le vide, passant à travers le sol. À six reprises, j’ai dû recommencer le niveau parce que le jeu considérait que j’étais encore en vie.
Ma note finale est donc descendue à 8/10. Pourquoi un score encore élevé ? Parce que PaperKlay reste un bon jeu de plateforme en 3D, avec de nombreux points positifs, et surtout, ces bugs semblent facilement corrigibles par de futures mises à jour.
Merci à WhyKev pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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