
Lilo & Stitch était un classique d’animation sorti en 2002, apprécié par plusieurs. Dans sa vague d’adaptations en prise de vue réelle , Disney nous présente une nouvelle version de l’histoire. Mais le film en vaut-il le détour ?
Récapitulation
Lilo est une Hawaïenne orpheline de 6 ans qui vit sous la garde de sa grande sœur. Lorsqu’elles sont menacées d’être séparées par une travailleuse sociale, Lilo se lie d’amitié avec un étrange chien bleu. Or, cette créature est en réalité un extraterrestre génétiquement conçu pour semer chaos et destruction partout où il passe…

Une distribution qui accomplit son rôle
Même si, par la transition en prise de vue réelle, on perd un peu de leur charme, les personnages demeurent attachants grâce aux performances des acteurs. Sydney Elizabeth Agudong, qui incarne Nani, ressort le plus avec sa prestation, et renforce l’arc émotionnel du film. Malgré son jeune âge, Maika Kealoha, qui joue Lilo, a fait un bon travail avec son premier rôle d’actrice à vie. Courtney B. Vance, Tia Carrere et Amy Hill donnent également des performances remarquables.
Aussi, ayant écouté la version québécoise, les doubleurs ont bien transmis les performances des personnages.

Les effets spéciaux
Stitch est bien. Son design est réussi, il s’intègre bien dans le monde des humains, sa présence aux côtés de Lilo est crédible… rien à redire, 10/10 sur lui.
Le reste… Bon, quand on est dans l’espace avec les extraterrestres, ça va. Dès qu’ils interagissent avec les humains, les images de synthèse paraissent plus. Le film semble cependant au courant de ce souci, donc il limite ces scènes le plus possible. Des changements dans le scénario ont remédié à cela, par exemple un gadget technologique qui permet à Jumba et Pleakley de prendre une apparence 100 % humaine, contrairement au film original.

« Ohana » signifie « famille »
Si le film devait accomplir une chose avant tout, c’était de bien retransmettre les émotions des personnages, ainsi que d’illustrer l’importance de cette famille reconstruite. Et sur ce point, chapeau, particulièrement à Agudong dont la performance était au cœur de l’histoire. Cela dit, la manière dont le film explore cette thématique diffère de l’original… J’en parlerai plus tard.
Le film reprend le ton humoristique et émotionnel des personnages (amenez vos mouchoirs au cinéma). Outre quelques scènes de slapstick qui défient la crédibilité (la joie de ne plus être un cartoon…), l’intrigue nous garde en haleine et nous attache aux personnages.

Qu’ont-ils changé ?
La question tant redoutée…
Pour la plupart, le film reste dans la même lignée que The Lion King, Aladdin, The Little Mermaid ou Beauty & The Beast, c’est-à-dire que l’histoire suit fidèlement l’original. Avec quelques modifications…
D’abord, comme je l’ai mentionné plus tôt, les scènes avec les extraterrestres sont réduites, et Jumba et Pleakley ressemblent à des humains (Zach Galifianakis et Billy Magnussen) dans la grande majorité des scènes. Cela signifie aussi que, contrairement au dessin animé, Pleakley ne s’habille pas en femme. Aussi, Gantu n’apparaît pas dans l’histoire. La fin a donc été drastiquement modifiée en ce sens.
D’autres changements modernisent le film pour le rendre plus contemporain. Avec, entre autres, des scènes coupées qui passeraient difficilement aujourd’hui, des appareils électroniques actuels, des gadgets extraterrestres plus futuristes, et l’utilisation de chansons sorties bien après 2002.
Un autre changement majeur est l’inclusion des personnages de Mme Kekoa (qui partage le rôle de travailleuse sociale avec Bubbles) et Tutu (la grand-mère de David, l’ami de Nani), toutes deux incarnées par Tia Carrere et Amy Hill (qui jouaient d’autres personnages dans l’original). Vu que l’histoire aborde un angle différent et plus complexe de la famille (similaire au trope de la famille reconstruite), la présence de ces personnages semble pertinente. Cela dit, l’approche que le film prend sur le thème risque de ne pas faire l’unanimité…
Sinon, Elvis est encore dans le film, mais seulement pour une scène. Et les parties sur Le vilain petit canard ont été malheureusement supprimées.
Dans tous les cas, à vous de décider si ces changements vous dérangent ou pas. Pour vous donner une idée, l’amie qui m’accompagnait à l’avant-première du film (et qui est grande admiratrice de l’original) a quand même bien apprécié.

Et comparé aux autres remakes ?
Soyons honnêtes, la réputation des réadaptations en prise de vue réelle de Disney n’est pas fameuse. Pour ma part, The Jungle Book et Cinderella (ceux de 1997 et 2015) enrichissent sur l’original, Aladdin et The Little Mermaid demeurent fidèles tout en ayant une identité propre qui justifient leurs créations, et le reste, soit je ne les ai pas vus donc ne peux pas les juger, soit… ils existent.
Et où tombe Lilo & Stitch dans tout cela ? Au même niveau que ceux mentionnés.Il est encore trop tôt pour les placer par rapport à eux, mais il se démarque des autres films du même type.

Conclusion
Si vous n’en pouvez plus supporter les réadaptations en prise de vue réelle de Disney, je doute que celui-ci vous fasse changer d’avis. Cela dit, à ceux qui veulent donner une chance, et qui sont admirateurs du premier, je vous le recommande fortement, vous passerez un bon moment. Est-ce mieux de regarder l’original ? Oui, bien sûr, mais le film se crée une identité propre avec son approche moderne, et cela mérite d’être visionné au moins une fois.
Merci à Disney pour la projection en avant-première!



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