
Journey to the Void est un jeu de combat tour par tour roguelike dans lequel on incarne une entité céleste qui veille à protéger un monde fantastique de créatures hostiles. Chaque partie nous fait incarner un champion différent et il faut progresser dans le monde en acquérant des cartes et de l’équipement.
Choix du champion et progression sur la carte
Au début de chaque partie, l’entité céleste doit choisir un champion pour conquérir les forces invahises des ennemis. Le champion peut être choisi selon sa région d’origine et son histoire – cela impacte les statistiques de base et le deck avec lequel on peut jouer. Ensuite, on choisit son chemin sur la carte entre différents points d’intérêts (combat, histoire ou marchand) en avançant graduellement vers le boss.

Mécanique de combat
Le combat fonctionne comme suit : le personnage que vous contrôlez figure au centre d’une grille de neuf cases, et les ennemis surgissent des bords et avancent vers à chaque tour et vous attaquent lorsqu’elles se trouvent à portée. Au début de chaque tour, vous pouvez piger des cartes d’action à partir de 3 piles de cartes différentes : les cartes basiques, les cartes spéciales et les cartes ressources. Les cartes sont jouées selon votre énergie disponible et en ciblant des cases dans une direction donnée autour de vous. Par exemple, une attaque peut cibler un ennemi au centre et à gauche relativement à la direction dans laquelle on la joue. D’autres subtilités entrent en jeu comme les habiletés des ennemis ou les malus qu’ils peuvent appliquer. Au terme du combat, on gagne de l’or pour échanger au marchand ou des points de compétence pour améliorer son personnage à souhait.

Un ressenti mitigé
Mon ressenti après plusieurs parties est que le jeu, de ce que je peux en voir… n’est pas très amusant. Tout est très modéré de sorte à ce que tout soit bien balancé et contrôlé mais il n’y a pas la petite flammèche des roguelikes où avec une stratégie unique ou un peu d’audace on peut faire exploser le jeu : toutes les parties que j’ai jouées se sont ressemblés. Les personnages que l’on joue ont des traits qui affectent le jeu, mais toujours en demi-mesure. D’ailleurs, par la nature du mode de combat là où ne peut pas se déplacer et il faut laisser les ennemis venir vers nous, où on ne peut pas jouer plusieurs cartes dans la même direction, le jeu exerce un grand contrôle sur comment il doit être joué et ne laisse place à aucune créativité.

Une réalisation soignée
Mais bon, on peut rendre à César ce qui lui appartient : le jeu est beau, il est propre, les interfaces sont toujours très claires. Le jeu a une belle identité visuelle et bien coloré. Dommage de ne pas pouvoir en voir plus dans cette démo.

Conclusion
Clairement les développeurs se sont démenés pour créer un style de combat unique. Quoique leur effort est louable, je me suis trop souvent trouvé affamé devant tant de potentiel et si peu de résultat. Si le jeu prend de l’ampleur au-delà de la démo demeure un mystère.
Merci à Anotherindie pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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