
Que le tournoi commence!”
Salut mes amours!
Nous voilà rendus au fameux volume où se déroule le tournoi. Si vous cherchez un manga rempli d’action, attachez votre tuque : vous allez être servis. Toujours édité en français par les éditions Ki-oon et tiré de l’œuvre originale de Gege Akutami, ce cinquième tome nous plonge dans une phase explosive qui nous permet aussi de découvrir davantage l’univers de Jujutsu Kaisen à travers l’introduction de plusieurs nouveaux personnages.
Dans la deuxième moitié du tome précédent, Yuji a fait son grand retour à l’école de Tokyo… à la surprise générale. Enfin, surtout à la surprise de Gojo, qui avait tout orchestré pour choquer le directeur de l’école de Kyoto, Yoshinobu Gakuganji. Ce vieux schnock (soyons honnêtes) est soupçonné par Gojo d’être impliqué dans les attaques récentes des fléaux de classe S. Et il n’aide pas sa cause : dans ce volume, on apprend qu’il a carrément demandé à ses élèves d’éliminer Yuji sous prétexte qu’il est le réceptacle de Sukuna et donc trop dangereux.
Et là, c’est parti : le tournoi commence! Mais oubliez les fléaux — ce qui devait être un simple exercice se transforme rapidement en un affrontement entre les deux écoles, Tokyo et Kyoto. Et devinez qui se retrouve face à Yuji? Le légendaire Aoi Todo, le gars qui choisit ses amis en fonction de leurs goûts en femmes (ouais, ce gars-là). Surprise : Todo tombe en amour avec Yuji — amicalement parlant — et le considère maintenant comme son meilleur ami. Résultat? Il empêche les autres élèves de Kyoto de remplir leur mission d’assassinat. La pagaille est totale… et jouissive.
Que l’action commence!
Comme dans tout bon shōnen, un tournoi, c’est l’occasion parfaite pour briller. Ce volume suit la tradition, mais Jujutsu Kaisen le fait bien. C’est rempli d’action, oui, mais on en apprend aussi énormément sur plusieurs personnages secondaires. Yuji, étonnamment, est plutôt en retrait ici — et ça fonctionne. Ça permet à des personnages comme Maki , qu’on avait surtout vu dans Jujutsu Kaisen 0, ou Panda (oui, le Panda qui parle), de voler la vedette.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Gege Akutami sait insérer des dialogues percutants en pleine action, sans casser le rythme. C’est fluide, vivant, et même parfois drôle malgré les coups qui volent dans tous les sens.
Visuellement, c’est un bijou
Le dessin, c’est clairement la force de ce volume. Les scènes de combat sont d’une intensité rare. Chaque coup a de l’impact, chaque mouvement est net. On sent vraiment l’énergie, la brutalité et le style de chaque personnage. Si vous avez vu l’anime, vous savez que MAPPA a fait un boulot monstre… mais en lisant le manga, on voit clairement d’où viennent toutes ces scènes de malade : Gege Akutami sait illustrer le mouvement comme un pro.
Une pause dans l’histoire, mais pas dans l’intérêt
Ce cinquième volume est probablement l’un des plus simples au niveau narratif — ça reste un tournoi —, mais il est loin d’être vide. On creuse davantage dans la personnalité et le passé des personnages, ce qui renforce notre attachement au groupe. Mention spéciale à Maki, dont le charisme et le background difficile mériteraient une série à elle toute seule.
Ah, et un petit conseil : lisez les entre-chapitres! Gege en profite pour nous glisser des infos croustillantes sur ses personnages… et dans ce tome, on a même droit à une petite surprise d’un collègue mangaka bien connu. (Je vous laisse découvrir.)
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.