
“Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, mais l’indifférence”
Salut mes petits fans de G pour Geek! Frank, le Dieu Geek, continue son épopée à travers Jujutsu Kaisen, ce manga écrit et dessiné par le talentueux Gege Akutami. Édité en français par les éditions Ki-oon, cette série est l’une des plus populaires du moment, et votre humble serviteur l’adore. Son mélange de dark fantasy et de combats épiques dans un Japon contemporain vient vraiment chercher des aspects que j’aime beaucoup. Par contre, même si ça rentre dans la catégorie shōnen (destiné aux jeunes garçons), ce manga a un contenu mature et violent. Je dirais de ne pas mettre ça entre les mains d’un enfant, mais un ado avec une bonne tête sur les épaules peut clairement apprécier l’ouvrage. Et c’est dans ce troisième volume qu’on commence vraiment à toucher au côté plus sombre de l’histoire. Allons voir ça ensemble.
Une rencontre intéressante
Yuji vient à peine de revenir d’entre les morts qu’on l’envoie dans un entraînement ultra intense pour rattraper son retard avec les autres élèves de l’école d’exorcisme.
Pendant ce temps-là, Megumi et Nobara sont mis à l’épreuve par deux étudiants venus de l’école d’exorcisme de Kyoto… et disons que la tension est bien présente. Le tournoi promet d’être explosif!
De son côté, Yuji est jumelé avec Kento Nanami, un exorciste de classe 1. Ensemble, ils vont enquêter sur la mort de jeunes étudiants dont le corps aurait été déformé. Au cours de cette mission, Yuji fait la connaissance de Junpei, un jeune garçon qui était le souffre-douleur des victimes. Ce que Yuji ne sait pas, c’est qu’un démon du nom de Mahito a rencontré Junpei avant lui et tente de corrompre son esprit afin de s’approcher de Yuji… pour que Sukuna prenne le dessus et se range de leur côté. (Tu me suis encore, là?) Bref, tout ça va mener à une série de discussions entre les personnages qui vont aborder des thèmes profonds comme l’amour, la haine et la mort.
Des thèmes sombre qui viennent faire réfléchir
Vous le savez déjà : j’adore cette série. J’aime les idées qu’on y explore. Même la citation que j’ai mise en sous-titre – “Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, mais l’indifférence” – qui vient de l’auteur et philosophe Elie Wiesel, trouve écho dans ce volume. Akutami joue avec cet adage lorsque Junpei affirme, dans une discussion avec Mahito, que selon lui, c’est la haine qui est le vrai contraire de l’amour. Cette conversation démontre tout le talent de l’auteur pour développer ses personnages. Même si les intentions de Mahito et Junpei sont tordues, on comprend d’où elles viennent. Mahito déteste les humains et rêve d’un monde dirigé par les fléaux. Junpei, lui, en a marre de la méchanceté des gens et ne se soucie que d’une personne : sa mère. Et ça, ça va donner une idée bien tordue à Mahito… mais je vous laisse découvrir ça.
Ce que j’aime de Jujutsu Kaisen, c’est que même si c’est bourré d’action, il y a une vraie profondeur dans les thèmes abordés. C’est du solide.
Un dessin constamment solide
Côté dessin, c’est encore du très bon. Gege nous livre des planches efficaces, dynamiques, avec un bon équilibre entre humour et sérieux. Pour ceux qui disaient que c’était juste un “Naruto 2.0”, j’espère que vous commencez à voir les grosses différences. Le design des personnages est excellent. J’ai un coup de cœur pour Nanami : un gars super sérieux, ancien courtier en finance qui est devenu exorciste, non pas par passion, mais parce qu’il déteste un peu moins ça. Et oubliez ça, faire des heures supplémentaires!
Mon Verdict
Finalement, ce troisième volume continue bien la lancée des deux premiers, mais met clairement l’accent sur le thème de la haine, et surtout sur ce qui peut arriver quand une personne est poussée à bout. On parle ici d’intimidation, d’isolement, et de ce que ça peut engendrer quand il ne reste plus d’options… sauf l’impensable.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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