
Mashio, un jeune politicien plein d’avenir, participe à un festival local avec sa petite amie Sabrina (accessoirement fille du président des États-Unis). Tout se passe bien jusqu’à ce qu’ils soient subitement attaqués par une bande de kaïra ! Qui sont-ils ? Et que veulent-ils à Mashio ? Dès les premières pages, Ban le bouseux s’affirme comme un Shonen. On navigue entre comédie et action tout au long de ce premier volume. Le duo Nagashia Tsukawaki au scénario et Yoshiti Nanjoh au dessin transpose l’image des racailles comme on en avait (ou ont pour ceux qui y sont encore) à l’école. L’histoire est simple, Mashio ancien voyou devenu le plus jeune ministre japonais, revient dans son village natal pour une visite officielle et il croise Ban qui lui rappelle qu’il n’est qu’un « bouseux » comme les autres !
Graphiquement, rien d’exceptionnel, mais…
Le dessinateur, Nanjo, a utilisé un trait épais, je dirais même nerveux. Des visages très expressifs, des onomatopées surdimensionnées, une mise en scène frénétique qui annonce un combat ! Je dois avouer que les dessins m’ont surpris au niveau du souci des détails sur les décors champêtres rarement utilisés dans les mangas. Des granges délabrées, les routes bordées de rizières montrent un trait de crayon soigné et précis tout le contraire du trait utilisé pour les personnages. Le fait que l’histoire se déroule en campagne japonaise ajoute une touche d’originalité qui aide ce manga à se démarquer de ce que l’on voit habituellement dans ce type de Shonen.
Premier round prometteur ?
Sur le plan narratif, dès le départ, les rivalités sont claires, le lourd secret des origines de Ban est mis sur la table et les personnages secondaires potentiellement pour la comédie sont présentés rapidement. Toutefois, cette efficacité à nous présenter le tout aussi rapidement a un revers… Certaines trames narratives sont traitées en surface, j’ai eu l’impression d’être resté sur ma faim. Je comprends que c’est propre à un premier tome, mais j’aurais aimé un soupçon supplémentaire pour donner plus de clarification sur l’histoire, car pour l’instant, Mashio est davantage un punching-ball qu’un antagoniste. Je dois avouer qu’au-delà de ces points négatifs Ban le bouseux réussi à faire de la campagne japonaise un terrain de jeu brutal entre scène d’action déjantée et critique sociale légère.
Pour conclure
Cette série s’annonce prometteuse, car les amateurs de combats violents trouveront assurément leur compte et ceux qui cherchent un Shonen dépaysant aussi! Un manga qui se déroule en campagne et qui fait une campagne de dénigrement de l’élite japonaise et des États-Unis, surtout du présent américain, quoi demander de mieux !
Merci à Interforum pour la copie du livre.

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