
The Precinct est un jeu vidéo développé par Fallen Tree Game et édité par Microïds. Il s’agit d’un jeu d’action comportant certains aspects de simulation. Le jeu sera disponible sur PC (via Steam), PlayStation 5 et Xbox à partir du 13 mai 2025. Je n’ai pas encore le prix de vente exact, mais j’ose imaginer qu’il ne dépassera pas les 39,99 $. Comptez environ sept à huit heures pour le terminer, et entre dix et douze heures pour le compléter à 100 %.
Une plongée dans l’enfer urbain de The Precinct
Dans The Precinct, le joueur incarne Nick Cordell Jr., un jeune officier de police fraîchement diplômé, affecté à la ville tentaculaire d’Arawen City. Marquée par la criminalité, les tensions sociales et la corruption, cette métropole fictive évoque les grandes villes américaines des années 80, avec leur lot de violence, de mystères et de trafics souterrains. Fils d’un ancien policier assassiné en service, Nick arrive avec l’intention de faire respecter la loi, mais découvre rapidement que l’ordre n’est plus qu’une façade fragile.
L’intrigue principale tourne autour de l’enquête sur la mort de son père, mêlée à une série d’événements criminels de plus en plus violents. Au fil de l’histoire, Nick doit composer avec des collègues aux motivations troubles, une hiérarchie parfois complice et des gangs organisés qui contrôlent de vastes zones de la ville. L’enquête personnelle devient alors une quête de vérité au cœur d’un système en déliquescence.

Le récit évolue au gré des missions et des découvertes, alternant entre interventions policières classiques et avancées scénaristiques plus intimes. Le joueur est souvent confronté à des choix moraux, des zones grises où la justice et la loi ne coïncident pas toujours.
Grâce à une narration immersive, portée par des dialogues doublés et des cinématiques stylisées, The Precinct propose une aventure narrative intense, où la frontière entre héros et justicier solitaire devient de plus en plus floue. Le tout dans une ville vivante, qui cache bien plus que ce que ses rues laissent entrevoir.

Une simulation policière aux ambitions mesurées
Je l’ai mentionné dès le début : The Precinct comporte plusieurs éléments propres aux jeux de simulation. La raison est simple : Nick est policier, et votre mission consiste à faire respecter l’ordre de différentes manières. Vous devrez intervenir lors de vols qualifiés, de délits de fuite pouvant mener à des poursuites en voiture, voire à des fusillades.
Mais ce n’est pas tout : il est également possible de fouiller des civils pour y découvrir des objets de contrefaçon, de la fausse monnaie, des stupéfiants ou encore des armes à feu prohibées. Les possibilités sont nombreuses, que ce soit à bord d’un hélicoptère de la police, en patrouille en voiture pour distribuer des contraventions pour excès de vitesse, ou en surveillant le respect des six lois liées au stationnement. The Precinct offre plusieurs options intéressantes.
Il sera aussi nécessaire d’enchaîner les quarts de travail dans le but de recueillir des indices menant au démantèlement des deux gangs criminels de la ville. Le procédé reste répétitif, mais s’avère incontournable si vous souhaitez comprendre pourquoi Nick a réellement choisi de devenir policier.
Cela dit, j’ai trouvé que l’aspect policier du jeu est seulement effleuré. On aurait pu aller beaucoup plus loin dans l’exploration de la profession. Les possibilités auraient pu être bien plus vastes, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Espérons qu’un deuxième opus viendra approfondir ces idées prometteuses.

Une progression bien pensée grâce à un arbre d’habiletés évolutif
Un arbre d’habiletés divisé en quatre sections, accompagné d’un système de progression par niveaux, est également intégré au jeu. En effet, à la fin de chaque quart de travail, vous recevrez de l’expérience en fonction des actions accomplies, mais attention, des points peuvent aussi être retirés si vous avez causé trop de dommages.
C’est en gagnant des niveaux que l’expérience de jeu devient plus satisfaisante : les points d’habileté obtenus permettent de débloquer de nouvelles actions, rendant le gameplay plus riche. L’arsenal et le choix entre six véhicules sont eux aussi accessibles à mesure que vous progressez, ajoutant une couche supplémentaire de personnalisation et de stratégie.

un gameplay prometteur, mais limité par un manque de profondeur
Le jeu adopte une vue plongeante, un peu à la manière des premiers Grand Theft Auto, et je dois dire que cet angle de caméra est une excellente idée. Cependant, la gestion du personnage, sa lenteur et même en mode course, affectent négativement le gameplay. Quant à la conduite, elle est correcte, mais l’effet de vitesse est pratiquement inexistant, ce qui réduit l’impact de certaines scènes de poursuite.
Là où je trouve que le jeu se contente de survoler l’aspect policier, c’est avec une quête secondaire qui vous demande d’enquêter sur un crime. Vous devez simplement trouver trois objets brillants pour que la mission soit considérée comme terminée. Ce genre de quête pourrait être bien plus développé. Une plus grande variété de véhicules, une carte plus vaste, des choix d’arrestation plus diversifiés ou encore un arsenal plus riche auraient été des ajouts appréciables. En fin de compte, le jeu manque un peu de contenu, ce qui devient flagrant après quelques heures de jeu.

Une ambiance visuelle réussie, mais une immersion sonore inégale
Sur le plan visuel, The Precinct s’en tire plutôt bien. Je ne pourrais pas dire que les graphismes sont laids, au contraire, les effets de lumière propres à une grande métropole sont bien rendus et offrent un résultat convaincant. Bien que le jeu ne soit pas particulièrement coloré, il adopte une esthétique très inspirée des films des années 80, ce qui lui confère une ambiance distincte et réussie. Les véhicules et les bâtiments sont bien modélisés. J’aurais apprécié une plus grande variété de PNJ, mais ce qui est proposé demeure acceptable.
Côté trame sonore, le jeu est entièrement doublé… en anglais. Bien que les textes soient traduits en français, aucun doublage francophone n’est proposé. Cela pourrait ne pas déranger certains joueurs, mais il est tout de même étonnant que Microids, un éditeur français, n’ait pas poussé l’effort jusqu’à proposer un doublage dans cette langue. En ce qui concerne la musique, elle est correcte, mais trop discrète, j’ai souvent traversé des moments de jeu sans aucune ambiance sonore, ou avec des coupures abruptes, ce qui nuit à l’immersion.

Une optimisation solide… entachée par des bugs et une IA défaillante
Sur le plan technique, The Precinct propose une optimisation très correcte. Je n’ai rencontré ni pop-in ni chute de FPS, ce qui est déjà un bon point. Cependant, ce sont les bugs qui sont venus ternir l’expérience.
Parmi les problèmes rencontrés : des voitures qui roulent à contresens, des piétons qui marchent dans la mauvaise direction, la possibilité de sortir de la carte, des collisions étranges, la disparition soudaine du véhicule, et même une sauvegarde corrompue. Sans oublier l’intelligence artificielle, vraiment décevante — qu’il s’agisse de votre partenaire ou des PNJ censés vous assister, on se croirait parfois dans une parodie comme Taxi tant leur comportement est incohérent.
Cela dit, tous les problèmes mentionnés pourraient être corrigés par un patch day one. Je tenais tout de même à vous partager l’état du jeu tel que je l’ai expérimenté lors de mon test.

Une expérience imparfaite… mais accrocheuse
J’ai peut-être soulevé plusieurs aspects négatifs, mais ne vous y trompez pas : ma note finale pour The Precinct est un solide 8 sur 10. L’histoire est bien ficelée et franchement intrigante. J’espère sincèrement voir un deuxième opus, car le potentiel est là — avec davantage de contenu et un raffinement des mécaniques, le studio pourrait vraiment frapper fort.
Je mentirais si je disais que je n’ai pas aimé mon expérience. Au contraire, je l’ai littéralement dévorée. Le jeu est loin d’être parfait, mais il a su me captiver. Espérons qu’un jour, The Precinct 2 viendra corriger les défauts du premier tout en poursuivant sur ses qualités.
Version testée : PC (démo)
Avis de Frank The Simgeek avec la démo: À la suite du test de TrashTalker sur PS5, je n’ai pas pu résister à l’envie de mettre la main moi aussi sur The Precinct, cette fois-ci sur PC. Bien qu’il ne s’agisse que de la démo et que mon temps de jeu ait été relativement court, le potentiel du jeu m’a rapidement sauté aux yeux.
Le gameplay est solide, les graphismes sont soignés, et le design sonore est particulièrement immersif. On sent que le studio a pris le temps de bien peaufiner son ambiance, et cela m’a vraiment donné envie d’en voir plus.
J’aurais évidemment aimé y jouer plus longtemps, mais même ce bref aperçu m’a clairement convaincu : The Precinct s’annonce très prometteur. Je vous encourage fortement à essayer la démo si vous en avez l’occasion, ça vaut vraiment le détour.
Merci à Microids pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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