
Fatal Fury fait son grand retour après 26 ans d’absence, poursuivant l’histoire de Mark of the Wolves (qui, à l’origine, devait conclure la saga). Le jeu est officiellement sorti le 24 avril sur toutes les consoles et PC, avec un accès anticipé le 21 avril pour les précommandes.
Comment en est-on arrivé là ?
Le tout premier Fatal Fury est sorti le 25 novembre 1991 sur Neo Geo (oui, je me sens vieux rien que d’y penser !). Une partie de l’équipe derrière Street Fighter 1 a quitté Capcom pour fonder SNK, devenant ainsi les rivaux directs de Street Fighter, surtout avec l’explosion des jeux de combat au début des années 90. Les producteurs de Fatal Fury, Takashi Nishiyama et Hiroshi Matsumoto, avaient justement planifié le tout premier Street Fighter. Matsumoto a également créé Art of Fighting, la série sœur de Fatal Fury, qui raconte notamment le passé de Geese Howard, le grand antagoniste commun aux deux licences.

Le lore
Fatal Fury suit les aventures de Terry Bogard, Andy Bogard et Joe Higashi. Les frères Bogard ont été élevés dans un orphelinat dirigé par une église. Leur père adoptif, Jeff Bogard, un homme bon et fort, aidait les plus démunis dans la ville fictive de South Town, inspirée de Miami. Jeff était un disciple du Hakkyokuseiken, un art martial combinant plusieurs styles, transmis par Tung Fu Rue.
Cet art repose sur trois rouleaux créés par Jin Oryu durant la dynastie Jin, contenant les secrets du combat, de la politique et de l’immortalité. Après la mort de Jin, les rouleaux furent dispersés. Tung Fu Rue est devenu le gardien du rouleau du combat. Les frères Jin, descendants d’Oryu, ont hérité du rouleau de l’immortalité, tandis que Wolfgang Krauser possédait celui de la politique, lui permettant de régner sur South Town via son empire criminel : la Geese Connection.

Geese Howard, jaloux que Tung Fu Rue ait choisi Jeff pour hériter du Hakkyokuseiken, assassina ce dernier. Il parvint ensuite à obtenir les deux autres rouleaux, en maîtrisa les secrets, puis les détruisit. Pour atteindre ses ambitions, il créa le tournoi King of Fighters, visant à attirer des combattants puissants. Son protégé, Billy Kane, en devint le premier champion.
Terry, accompagné de son frère Andy (formé au Koppōken et à l’art de Hanzo Shiranui) et de leur ami Joe Higashi, participa au tournoi. Terry en sortit victorieux, devenant le véritable premier champion du King of Fighters, qui deviendra plus tard un tournoi par équipes. Il vengea Jeff en battant Geese, qui chuta d’une tour… à sa mort supposée.

Mark of the Wolves
Des années plus tard, un nouveau tournoi est organisé dans Second South Town, une seconde ville. Terry, désormais âgé de 35 ans, élève Rock Howard, le fils de Geese qu’il a adopté après la chute de ce dernier. Rock a hérité du style de son père (un peu comme le Devil Gene dans Tekken) et a appris quelques techniques de Terry. Reproduisant le même schéma, Terry élève Rock comme un maître le ferait avec son disciple.
Cependant, le frère de la mère de Rock, que l’on croyait morte, réapparaît et dirige le crime organisé à Second South Town. À la fin du jeu, Rock décide de partir à la recherche de la vérité, quittant Terry pour voler de ses propres ailes.

City of the Wolves
26 ans plus tard, Fatal Fury renaît. Rock, désormais adulte, est prêt à affronter la vérité sur ses origines, sa mère, Geese et l’héritage qui l’attend !
Parlons du jeu
Les commandes restent globalement similaires, mais de nouveaux éléments viennent enrichir le gameplay. Le système REV apporte plusieurs mécaniques techniques, dont le Just Defend, similaire au Parry de Street Fighter. Le SPG (Strategic Power Gauge) permet d’augmenter la puissance des coups et techniques. Ce système couvre un tiers de la barre de vie et peut être positionné à trois endroits différents, rendant les combats encore plus tactiques. Il rend également possible l’exécution des attaques ultimes.

En plus du mode arcade, on retrouve Les Épisodes de South Town, une carte couvrant South Town, Central City et Second South Town. On y découvre des pans narratifs plus développés pour chaque personnage, tout en débloquant des bonus stratégiques. Le niveau maximal est 99 (votre humble serviteur y est déjà presque !).
Le jeu propose 17 personnages jouables au lancement, incluant de surprenants invités comme Salvatore Ganacci (le DJ) et même Cristiano Ronaldo ! D’autres personnages arriveront via des DLC, notamment Ken Masters et Chun-Li (Street Fighter), Andy Bogard et Joe Higashi (absents depuis Real Bout), ainsi que Mr. Big de Art of Fighting, bras droit de Geese. Malheureusement, toujours pas de Duck King à l’horizon, pourtant très attendu des fans pour son style unique mêlant DJing, breakdance et basketball. Autre absence notable : Blue Mary, la compagne de Terry.

Contenu supplémentaire
Le mode couleur est de retour, permettant de personnaliser l’apparence des personnages (sauf la couleur de peau). Un Jukebox propose plus de 300 morceaux issus de Fatal Fury, de collaborations spéciales avec Salvatore, et d’autres franchises SNK.
Masami Obari, fidèle à la licence, signe une séquence d’ouverture animée impressionnante, accompagnée d’une musique composée par Salvatore.

Mode en ligne
Le mode en ligne est robuste : on peut affronter d’autres joueurs, des clones contrôlés par l’IA ou même… soi-même. Personnellement, je m’en suis donné à cœur joie (au point d’en avoir mal à la tête !).

Conclusion
Un retour triomphal, soutenu par une grosse campagne marketing !
Le jeu est compétitif, stratégique, visuellement sublime, et propose de nombreux modes variés. Sa trame sonore immersive est personnalisable pour chaque mode ou stage. La mécanique de combat sur deux plans fera également son grand retour, et SNK prévoit déjà plusieurs années de contenu à venir. La magie des jeux de combat est bel et bien de retour et je suis à 200 % dedans !
Merci à SNK pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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