Un Diablo sous forme de jeu de société
Fortement inspiré de la franchise de Blizzard, Hellbringer recrée admirablement bien l’ambiance sombre et inquiétante du premier opus de Diablo. Dans Hellbringer, vous incarnez un héros qui devra s’aventurer dans les profondeurs, gagner en puissance par l’expérience, l’équipement et les compétences pour terrasser un boss coriace. Chaque scénario nous transporte dans des endroits ou des événements de plus en plus sinistres causés par des créatures tout droit sorties de l’enfer. À chaque étape dans le scénario, on est amené à lire un pan de l’histoire de cette créature et du chaos qu’elle a semé pour finalement descendre dans son repaire pour l’affronter.

Pourfendre vos ennemis jusqu’à l’ultime confrontation
Essentiellement, Hellbringer est un jeu dans lequel vous devriez gérer une pioche de cartes construite en étages successifs qui vous mèneront vers le boss final du scénario. À chaque scénario, on organise la pioche de façon à ce que des cartes ennemis et des cartes tomes s’intercalent entre des cartes lieux. Ces cartes lieux sont des jalons qui augmentent la difficulté du jeu. On commence au cimetière, on passe par la crypte, la caverne, l’enfer et finalement le repaire du vilain. On joue donc à tour de rôle en dévoilant des ennemis ou des cartes qui peuvent nous être utiles pour les pourfendre. Le héros possède des emplacements d’équipement et de compétences. Des armures, des bottes, des gants et bien sur des armes viendront personnaliser notre personnage et augmenter sa puissance et sa défense pour être en mesure de vaincre des ennemis. Les héros pourront aussi s’équiper de compétences, de sorts ou d’alliés qui, selon leur classe, donneront des bonus supplémentaires aux statistiques des héros : La vie, l’armure, la vision, l’énergie, les compétences et la capacité d’avoir plus de cartes en main. La vie et l’armure constituent la défense du personnage, si le total des dés des ennemis égalisent ou surpassent votre défense, vous êtes morts. La vision, quant à elle, permet au joueur de voir ou non les ennemis. Il fait noir dans un donjon et plus on descend, plus il fait noir. Certains ennemis pourraient donc être hors de votre portée et vous ne pourrez les attaquer à votre tour. L’énergie permet d’effectuer vos coups et d’utiliser vos compétences et sorts. Le niveau de compétence permet de savoir combien de cartes compétences vous pouvez apprendre.

Un tour de jeu
Les monstres sont toujours disposés sur trois paliers selon leur portée. Ils peuvent être vus par tous, par quelques joueurs ou par personne. Pendant le tour d’un joueur, il lui est possible de jouer des cartes de sa main, en payant le coût en énergie, d’échanger de ses cartes avec des joueurs alliés et d’attaquer un monstre. Les attaques coûtent bien souvent également de l’énergie. On peut combiner les attaques de ses armes et ses compétences. Ses cartes comportent un nombre de dés rouge et/ou vert. Les dés rouges font 5, 10 ou rien alors que les dés verts ne font que 5 ou rien. On lance le total des dés et on espère qu’il soit égal ou supérieur au total de l’armure et de la vie de l’ennemi. Si on ne le bat pas, il reste en jeu et le prochain joueur doit tenter de faire aussi des dégâts égaux ou supérieurs au total. Si on le vainc, on prend la carte ennemi et on augmente une de nos statistiques. C’est comme un gain en niveau à chaque ennemi vaincu. On peut aussi donner ce niveau à un autre joueur.

Après le combat, le joueur peut défausser des cartes de sa main et doit piger pour retourner au maximum de sa capacité de main, révélant au passage les cartes ennemis, tomes ou lieux qu’il trouve dans la pioche.

Les ennemis attaquent selon un lancer de dé. Ils peuvent soit attaquer les héros, les compagnons ou ne pas attaquer du tout mais les héros doivent défausser 2 cartes de leur main. De la même façon que les héros, ils additionnent le total de leur nombre de dés pour attaquer.

Même principe pour le boss, il doit être vaincu pendant le tour d’un joueur, d’un coup!

Mes impressions
Mon expérience avec Hellbringer est des plus positiveS. C’est un jeu fort palpitant qui mélange le hasard des dés à la stratégie de gestion de la pioche de cartes. Accrochant et lugubre, le jeu s’inscrit bien dans la trame narrative diabloesque. La gestion de l’équipement et des compétences est vraiment bien réalisée. Les attaques ou l’on doit lancer des dizaines de dés m’ont également enivré.

J’aime particulièrement que le mode campagne ne soit pas exclusif aux joueurs qui l’ont débuté. On peut ajouter facilement de nouveaux joueurs au cours des parties puisque les améliorations obtenues à la fin des scénarios sont collectives plutôt qu’individuelles. Évidemment, cela vient avec un penchant qu’on s’attache un peu moins à notre personnage et que les améliorations sont peut-être moins attrayantes. Au final, je trouve le choix logique et brillant. La campagne peut ainsi se rejouer plusieurs fois puisqu’on n’altère le jeu d’aucune façon. On peut tout simplement effacer nos choix sur la grille et recommencer à zéro.

La mécanique du marchand m’apparaît comme une addition indispensable au jeu. Elle ajoute des options d’équipements quelques fois durant une partie et une récompense supplémentaire en or en vainquant des ennemis, c’est toujours bienvenu!

L’idée de gérer la pioche tout au long de la partie est aussi particulièrement intéressante. Plus on joue, plus on réfléchit à l’importance de défausser ou de jouer des cartes, puisqu’on devra piger et potentiellement découvrir de nouveaux ennemis qui nous attaqueront. C’est une mécanique somme toute assez simple mais qui fonctionne très bien.

Bien évidemment, le jeu n’est pas parfait. La mise en place peut être un peu laborieuse au début compte tenu des règles pour fabriquer la pioche de cartes. Le jeu peut aussi être brutal si on ne gère pas bien cette pioche, ou même si on la gère bien, les premiers instants de la partie peuvent être fatals si les dés ne sont pas de notre côté. On est plus vulnérable au tout début, sans équipement. C’est plus un constat qu’une critique.

Puisque le jeu repose sur le roulement de cartes, malgré une bonne quantité de celles-ci, on finit par les revoir assez rapidement après quelques parties!

Ce n’est en rien pour me décourager de rejouer à Hellbringer. Une prochaine extension avec de nouveaux personnages est en préparation (j’ai mes sources!) et j’ai vraiment hâte de pouvoir y jouer également. Une de mes belles découvertes dernièrement et un produit de chez nous par-dessus le marché!

Merci à Maxime Gauthier pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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