
“Guess who’s back, back again…”
Maintenant que vous aussi vous avez du old school Eminem (aka Slim Shady) dans la tête, Frank le Dieu Geek est de retour avec Nine Peaks, un manga signé Tetsuhiro Hirakawa et distribué en français par Ki-oon. Ce manga, c’est l’histoire de Gaku, un jeune qui retourne dans les années 2000 grâce à un voyage dans le temps bien weird pour rencontrer son père… 22 ans plus jeune! On est maintenant rendus au quatrième volume, et Gaku commence à réaliser que son père n’est peut-être pas l’homme qu’il croyait. J’ai adoré les trois premiers tomes, même si j’ai toujours un peu de misère avec les histoires de voyages temporels. Allons voir si ce quatrième opus continue sur sa belle lancée.
C’est le printemps!
Le printemps est arrivé au lycée d’Aoba (ou école secondaire au Québec pour ceux qui ne le savait pas encore), et les bagarres pleuvent dans les corridors. Kanamori, le chef des terminales, tente de solidifier son pouvoir, même s’il manque cruellement de charisme. Sa stratégie? Ordonner à Harumi, Gaku et Mako de s’occuper des lieutenants du clan rival mené par Shiranoui.
Le trio — Gaku (le fils), Harumi (le père), et Mako (le gars aux dreads qui trippe ben raide sur la sœur d’Harumi) — se retrouve avec pas mal de pain sur la planche. Les adversaires sont synchronisés, intenses, puis ils ne lâchent pas le morceau. Mais quand Gaku et Harumi se mettent à combattre en tandem?Ce qui fait que notre duo père-fils prend le dessus et gagne. Avec les lieutenants vaincus, reste plus que Shiranoui, le chef au surnom intimidant de “diable rouge”. Et lui, c’est une autre paire de manches. Qui pourra le vaincre?
Le cœur du manga : les relations
Encore une fois, ce manga me surprend. À force d’être dans l’action, j’en oublie même le principe du voyage dans le temps. Ce que j’aime le plus, c’est la relation entre Gaku et Harumi. Voir leur dynamique évoluer, c’est fascinant. Gaku commence à entrevoir qui était vraiment son père dans sa jeunesse — un gars plus maladroit, plus humain, plus romantique… et ça donne lieu à des moments franchement drôles et touchants.
On sent que Gaku est en train de changer, lui aussi. Il n’a plus la même perception de son père, et cette transformation est super bien écrite. Évidemment, je sais qu’il va finir par influencer le futur, et que ça va amener des conséquences. Le fameux paradoxe temporel plane tranquillement au-dessus de l’histoire… mais pour l’instant, on n’en est pas encore là, et c’est tant mieux.
Un style visuel qui fait sa marque
Le dessin, c’est du solide. Tetsuhiro Hirakawa a son propre style, et ça sort des standards des mangas et animes actuels. Pas de look “cartoon kawaii” ici — on reste dans quelque chose de réaliste, brut, avec du caractère. Les scènes d’action sont bien chorégraphiées, les personnages ont chacun leur vibe, et y’a aucun relâchement dans le visuel.
J’adore aussi les références aux années 2000 — la danse Para Para, le maquillage exagéré de la sœur d’Harumi, tout ça ancré dans une époque où les jeunes se révoltaient contre les standards imposés. Ça donne du contexte, de la couleur, et ça rend le tout encore plus crédible.
Verdict
En conclusion, Nine Peaks continue de livrer la marchandise. J’ai vraiment hâte de voir comment le volet “voyage dans le temps” va s’imposer dans les prochains tomes. Est-ce que ça va rester cool ou est-ce que je vais finir par sacrer? C’est à suivre!
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


Laisser un commentaire