South of Midnight est le plus récent jeu du développeur montréalais Compulsion Games. Sous la bannière Xbox depuis 2018, le studio nous présente un jeu d’action-aventure tout droit tiré d’un livre de contes, direction le sud des États-Unis. South of Midnight est disponible depuis le 8 avril dernier sur PC, Xbox Series et Xbox Gamepass.

Un monde à découvrir
Lors d’une tempête qui ravage la petite ville de Prospero, la maison de Hazel part à l’eau, avec sa mère à l’intérieur. Alors que personne ne semble capable ou disposé à l’aider, la jeune fille se lance à la recherche de sa mère. En chemin, elle réalisera qu’elle est une tisseuse, sorte de soigneuse dotée de pouvoir lui permettant de voir le tissu qui unit les gens à leurs souvenirs et à leur tragédies. La trame narrative de South of Midnight est définitivement un point fort pour moi. Les personnages sont attachants et on a vraiment envie de suivre Hazel dans cette aventure poignante. Au-delà de leurs histoires, les personnages que vous rencontrerez sur votre chemin sont tous charmants et intéressants, tant au niveau de ce qu’ils ont à raconter, qu’au niveau de leur design.

Une direction artistique fantastique
Parce que South of Midnight possède une direction artistique tout simplement splendide. Avec un style d’animation à la stop-motion, ressemblant un peu à un vieux film de Tim Burton, le jeu se démarque des autres titres du genre. Les décors sont colorés et magnifiques, et dépeignent de belle façon le paysage de la Louisiane. La trame sonore est également à souligner, avec de nombreuses pièces chantées spécialement écrites pour le jeu et qui viendront rendre certains passages particulièrement mémorables.

Des combats à revoir
Maintenant, tout n’est pas parfait dans ce South of Midnight. Le plus gros défaut du titre, selon moi, est son combat qui manque cruellement d’intérêt. Le joueur ne dispose que de très peu d’options en terme de mouvement et d’attaques, surtout au début du jeu. En avançant, vous aurez l’occasion de débloquer certaines capacités qui viendront vous appuyer, mais plusieurs de ces capacités auraient dues être présentes depuis le début (comme attaquer depuis un saut). Hazel dispose de certains pouvoirs de tisseuse qui ont à la fois leur utilité en combat et dans les séquences de plateforme. Toutefois, ces pouvoirs ne m’ont pas jetés par terre quant à leur impact dans l’arène. Ah! parce que, oui, les combats sont en zones fermées, ce qui ne m’a jamais plu dans un jeu vidéo. Le principe consiste à éliminer tous les ennemis présents (qui apparaîtront en petits groupes) avant de détruire la source de leur appariation. Quant aux designs des ennemis, n’en parlons pas. Après les couleurs et l’originalités des NPC que vous rencontrez, le noir et gris des ennemis, qui ne sont en fait que des masses difformes de corruption, est tout aussi décevant qu’incompréhensible.

Des mécaniques un peu simples
Pour ce qui est de la plateforme, c’est bien, sans être excellent. Il y a un important input lag sur certaines actions qui vient vraiment ralentir le jeu d’une façon un peu déplaisante. Pour le reste, l’exploration du monde demeure intéressante. Encore une fois, les décors et les environnements sont tellement réussis, qu’on en oublie presque les mécaniques et les puzzles un peu (beaucoup?) simplistes.

Conclusion
En somme, South of Midnight tient ses forces dans la présentation, plus que dans le contenu. Ce qui ne veut pas dire que son histoire et ses personnages ne valent pas la peine d’être découverts, mais plutôt que votre voyage sera souvent interrompu par des séquences de combats ennuyeuses et d’autres de plateforming plutôt simples. Qu’à cela ne tienne, je crois tout de même que South of Midnight mérite le coup d’œil.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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