Il est difficile pour moi d’aborder ma critique de Leila sans mentionner au préalable que je ne suis pas du tout le public cible du jeu. Si je peux reconnaître ses qualités narratives, le propos semble tellement loin de mes propres préoccupations que j’ai beaucoup de difficulté à me sentir interpellé par le parcours de Leila, la protagoniste. Mais je m’égare. Reprenons du début. Leila est un point and click narratif qui nous plonge dans la psyché d’une femme en nous faisant vivre certains passages de sa vie. Le tout narré par la jeune femme, reflétant elle-même sur son passé et ses choix de vie. Développé et édité par Ubik Studios, Leila est disponible sur PC depuis le 7 avril dernier.

Des clics, des clics partout!
Le jeu se veut un retour en arrière sur des passages marquants de la vie du personnage principal, en les adaptant et les grossissant, comme le ferait un rêve. Passant allègrement de l’enfance à la jeunesse, et à l’âge adulte, nous suivons le parcours de la jeune femme tant au point de vue familial que professionnel, tant amical que amoureux. Le jeu se découpe en une série de niveaux qui se complètent en résolvant les puzzles qui s’y trouvent. Ici, puzzle est utilisé au sens large: aucun de ces puzzles n’est réellement compliqués dans leurs mécaniques. Il s’agit plutôt d’interagir avec le décor selon ce qui est demandé par le récit. Qu’on vous demande de trouver des indices dans un café, trouver un mot de passe dans une chambre d’ado, ou même de nettoyer la maison familiale pièce par pièce, votre expérience se limitera à cliquer un peu partout sur l’écran jusqu’à ce que vous trouviez ce que vous cherchez. Et c’est malheureusement ce qui vient beaucoup nuire à Leila en ce qui me concerne: je me suis souvent retrouvé à cliquer partout sans raison parce que je ne trouvais plus ce que je cherchais. La maudite chaussette qui me manquait et qui traînait dans le salon était vraiment trop bien cachée!

Un peu de réflexion aussi
Certains autres puzzles demanderont un peu plus de réflexion. L’un d’eux, entre autres, vous demande de rebrancher des connexions en 3 couleurs sur un robot. Même si le truc n’est pas extrêmement compliqué, ça a au moins le mérite d’offrir une vraie réflexion au joueur. Dans tous les cas, vous pourrez décider, du moins en partie, de la façon avec laquelle l’histoire se raconte. Certains niveaux vous offriront de sauter la fin pour y revenir plus tard, dans le cas de situations plus anxiogènes pour Leila. Le jeu précise bien que rien n’affectera le contenu du jeu, mais plutôt l’ordre dans lequel vous vivrez l’histoire.

Conclusion
Leila est un point and click assez standard qui souffre d’offrir beaucoup d’activités sans grand intérêt. Après, le jeu se veut une exploration des souvenirs et rêves d’une jeune femme, et de ce que j’en ai vu, le tout semble bien réussi. Si j’ai eu beaucoup de difficultés à me sentir interpellé par son parcours, je ne doute pas qu’une adolescente puisse avoir un point de vue largement différent du mien à ce sujet. Le jeu est visuellement réussi, et le travail de doublage est aussi de qualité. Un bon petit jeu bien cozy, pour peu qu’on soit le public cible.

Merci à Ubik Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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