
Qui ici n’a jamais rêvé de réaliser un de ses souhaits ?
Trouver une lampe magique avec un génie, ou simplement lancer une pièce dans une fontaine ou un puits…
Mais imaginez qu’à Paris, il existe un puits qui exauce tous les vœux. Avant de réserver votre billet pour la France, calmez-vous : ce puits n’existe que dans le nouveau manga de Pacha, La Boutique d’Artefacts, publié chez Kana.
Ce manga fait partie de mes chroniques de découvertes des titres non-japonais qui méritent toute votre attention, un peu comme Kimen que j’ai déjà critiqué, ou Red Flower, qui arrive bientôt.
Aujourd’hui, on plonge ensemble dans l’univers magique et intrigant de Pacha.
Un Paris steampunk et un vœu unique
Dans un Paris aux allures steampunk, un puits permettait jadis d’exaucer n’importe quel vœu. Mais l’entreprise Dreamos est intervenue pour éviter les abus, en posant trois règles :
- Ne pas faire de vœu allant à l’encontre de la vie.
- Ne pas nuire au libre arbitre. (Manipuler quelqu’un avec un vœu ? Nope.)
- Certains vœux sont interdits par la loi, sauf sur dérogation spéciale.
Chaque personne n’a droit qu’à un seul vœu, mais il peut être conservé dans un artefact, permettant ainsi de le transmettre ou de l’utiliser plus tard. C’est là que les boutiques d’artefacts sont nées, devenant un véritable commerce magique à Paris.
Mais celle du 6e arrondissement est temporairement fermée : le propriétaire est mort.
Son neveu, Léo, hérite de la boutique… et découvre que son oncle ne se serait peut-être pas suicidé, comme le croient les autorités. Il aurait été assassiné.
Bienvenue dans une enquête mystérieuse, teintée de magie, de secrets et de suspens.
Une lecture captivante
J’ai été agréablement surpris par cette lecture. L’intrigue est solide, pleine de rebondissements, avec des personnages hauts en couleur et très bien développés. L’univers, ce Paris rétro-futuriste, est vraiment une belle réussite. L’équilibre entre magie et enquête est parfaitement dosé.
Le concept des vœux, limités à un par personne, et stockés dans des artefacts, est brillant. Cela permet une variété d’habiletés et de situations, sans tomber dans le shônen classique plein de bastons. Ici, on est dans une ambiance de thriller fantastique, avec une tension constante.
Un visuel digne de mention
Visuellement, c’est un très beau manga.
Le trait est soigné, les décors immersifs, et chaque personnage est distinct et original. Mention spéciale au design steampunk, qui apporte un vrai cachet à l’univers.
Mais attention : même si la couverture semble inoffensive, ce manga n’est pas pour enfants. Certaines scènes sont très suggestives, sans nudité explicite, mais clairement destinées à un public ado ou jeune adulte.
Conclusion
La Boutique d’Artefacts est une excellente surprise, à découvrir absolument.
Un manga non-japonais, mais riche en idées, magnifiquement illustré et porté par une narration solide. C’est une belle preuve que le manga francophone peut rivaliser avec les meilleurs récits japonaises.
Merci a La Boite de Diffusion pour la copie du manga!

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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