
Croc: Legend of the Gobbos est un remaster (qu’on pourrait qualifier de soft remake) du jeu de 1997 portant le même nom, qui était sorti à l’époque sur PlayStation, Sega Saturn et PC. Ce remaster sera disponible à partir du 2 avril 2025 et sera accessible sur Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5, PC, Xbox One et Xbox Series. Le jeu possède une histoire très unique, car il avait initialement été développé par Argonaut Software. Le studio a fermé ses portes le 1er octobre 2004, mais le 26 août 2024, il annonce sur les réseaux sociaux renaître de ses cendres, tel un phénix, et révèle qu’une remasterisation de Croc est en préparation. Ainsi, c’est toujours Argonaut qui est aux commandes, et le jeu sera proposé au prix de 42,99 $.

Croc: Une Quête Héroïque pour Sauver les Gobbos
Croc: Legend of the Gobbos raconte l’histoire d’un jeune crocodile, Croc, recueilli par une paisible tribu de petites créatures poilues appelées les Gobbos. Ces derniers l’élèvent avec bienveillance sur leur île, où il grandit en harmonie parmi eux.
Un jour, leur monde bascule lorsqu’un sorcier malveillant, le Baron Dante, et ses sbires envahissent l’île. Déterminé à s’emparer du territoire des Gobbos, le Baron Dante sème le chaos et capture une grande partie de la tribu.
Seul et déterminé à sauver ses amis, Croc se lance dans un périple à travers diverses régions de l’île, allant des montagnes glacées aux volcans en fusion. Il doit surmonter de nombreux obstacles, affronter des créatures hostiles et explorer des temples anciens pour retrouver les Gobbos disparus.
Guidé par son courage et son agilité, Croc devra prouver qu’il est bien plus qu’un simple crocodile adopté. Son aventure l’amènera à découvrir des secrets enfouis et à affronter de redoutables ennemis pour ramener la paix sur l’île.

Un jeu de plateforme qui a mal vieilli
Vous savez, je ne me suis jamais gêné de dire que le genre de plateforme m’a forgé en tant que gamer, et je pourrais même dire que j’ai grandi avec l’édition PlayStation de Croc. En effet, il s’agit d’un jeu de plateforme qui a plutôt bien réussi son passage à la troisième dimension.
Dans le jeu, vous allez chercher des cristaux de couleur précise et devrez secourir de petites créatures appelées des Gobbos. Pour être honnête, c’est un mélange intéressant entre Banjo-Kazooie et Rayman. Les fameux cristaux seront nécessaires pour ouvrir une porte à la fin de chaque niveau, comme une pièce bonus. Parfois, ils serviront uniquement à obtenir des vies, et parfois, des Gobbos y seront cachés. Le jeu comporte quarante-cinq niveaux, avec plusieurs boss qui restent relativement faciles.
Personnellement, je trouve que Croc n’a pas vraiment d’histoire. Il s’agit plutôt de cinématiques basiques qui vous amènent d’un monde à l’autre pour affronter les boss de chaque zone. À l’époque, ce n’était pas comme aujourd’hui. En 2025, il faut faire un minimum d’effort sur l’amélioration du gameplay, même si l’histoire est un peu légère. Je n’aime pas dire cela, surtout pour Croc, mais le jeu a mal vieilli. Problèmes de caméra, difficultés d’atterrissage sur les plateformes et léger bug d’input lag (non, ce n’était pas ma manette, j’ai essayé quatre manettes différentes). Oui, le jeu a eu quelques améliorations pour faciliter le gameplay de Croc, mais malheureusement, cela n’a pas suffi pour véritablement me convaincre.

Des défauts évidents malgré les améliorations
Au niveau des graphismes, bien que le jeu ait bénéficié d’un certain travail de révision, il conserve cet effet « cheap » typique des premières 3D. Personnellement, la globalité du travail est correcte, mais avec du recul, il manque des détails, ce qui rend l’ensemble plutôt lisse et sans véritable profondeur. Les décors, eux aussi, manquent de soin. On dirait que le studio n’a pas pris le temps de maximiser les textures ou d’apporter un véritable raffinement, préférant finaliser le jeu plus rapidement.
Le jeu propose cinq mondes qui vous prendront environ cinq heures à parcourir, si vous n’êtes pas trop perturbé par ses mécanismes parfois frustrants. Chaque monde a sa propre thématique, et le deuxième est dédié à une montagne enneigée. Je vous jure que lorsqu’un vide se dresse devant vous, il est presque impossible de différencier la glace du vide, ce qui fait que vous tomberez facilement… pourquoi le vide n’est-il pas ombré ou noirci ?
Quant à la trame sonore, passons rapidement dessus. Peu de morceaux marquants se retrouvent dans le jeu, et bien que la musique ait été modernisée, cela ne demeure rien de grandiose. En plus, à plusieurs moments, des silences se font ressentir, et j’ai le pressentiment qu’aucun travail réel n’a été effectué sur la trame sonore des cinématiques.

Croc: Legend of the Gobbos – Une Déception Nostalgique
J’ai l’impression d’avoir démoli le jeu tout au long du texte, mais globalement, je lui attribue tout de même un maximum de 6/10. Le jeu m’a beaucoup déçu, surtout qu’il s’agit d’un titre de ma jeunesse. Parfois, il y a des licences qu’on doit laisser dans nos souvenirs, et pour moi, Croc en fait peut-être partie. Surtout au prix auquel il est proposé, 20 $ de trop.
Je souhaite malgré tout bonne chance au studio, car j’ose imaginer que ce remaster de Croc est destiné à financer un futur projet.
Merci à Argonaut Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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