
Je ne passerai pas par quatre chemins: si vous avez aimé A Way Out ou It Takes Two par Hazelight Studios, vous ne voudrez pas passer à côté du plus récent titre du studio. Sorti le 6 mars dernier, Split Fiction est un nouveau jeu en coopération qui vous gardera en haleine du début à la fin.

Un éditeur nouveau genre
Zoe et Mio sont deux jeunes auteures en devenir qui souhaitent se faire publier par Radar Publishing, une maison d’édition nouveau genre qui laisse les jeunes auteurs vivrent littéralement leur création dans une machine. Par un malheureux accident, nos deux protagonistes se retrouveront dans la même simulation, ce qui causera quelques problèmes dans la machine. Évidemment, ça ne fera pas l’affaire de Radar, PDG de l’entreprise et cerveau derrière toute la manœuvre. Il fera tout son possible pour sortir nos héroïnes de sa machine avant que celles-ci mettent en péril son plan malhonnête.

Un scénario prévisible
Le jeu se jouera en une succession de chapitres, alternant science-fiction (le domaine de Mio) et fantasy (celui de Zoe). Les jeunes filles parcourront ainsi certaines histoires qu’elles ont écrites et qui laisseront dévoiler avec le temps un peu de leur vécu. Comme le dit si bien Zoe, on laisse toujours un peu de soi dans nos créations. Si le développement des personnages fonctionnent assez bien pour ce que le jeu veut accomplir, ça n’est pas non plus la force du titre. On est beaucoup dans les clichés et l’émotion facile. Rien pour nuire à l’expérience, mais vous ne serez pas impressionné par l’écriture. Il en va de même pour le vilain, Radar, qui manque énormément de profondeur et d’intérêt. Encore une fois, ce n’est rien de très problématique car, soyons honnête, la force de Split Fiction, c’est son gameplay.

La coopération est la clé
Comme mentionné plus haut, le jeu est une suite de chapitres alternant entre science-fiction et fantasy. Vous devrez parcourir les niveaux en utilisant les différentes habilités qui seront propres à l’histoire en cours. Tenue anti-gravité, métamorphoses, pistolets laser, esprits fantomatiques, chaque chapitre offre quelque chose de nouveau et unique à chacun de ses personnages. En effet, Zoe et Mio n’auront pas les mêmes capacités et devront constamment user de leurs pouvoirs pour aider l’autre à progresser. La coopération et la coordination seront les clés du succès dans Split Fiction, tant pour les séquences de plateforming, que pour les combats.

Des histoires complètements folles
À travers les chapitres principaux, vous retrouverez des histoires annexes, de plus petites quêtes qui permettent d’essayer quelque chose de nouveau, et parfois de repousser les limites du gameplay, sans y consacrer trop de temps. D’une quinzaine de minutes environ, ces histoires sont un changement de rythme apprécié à travers les plus longs chapitres. Certaines des meilleures idées dans le jeu sont présentes dans les quêtes annexes. Ceci dit, on ne s’ennuie jamais dans Split Fiction. Tout est toujours en constant changement et rien de dure trop longtemps. Jamais je ne me suis demandé quand j’allais finalement me débarrasser d’une habilité. Le jeu se réinvente constamment. Malheureusement, ça vient aussi avec le fait d’avoir des mécaniques très perfectibles par moment. La plateforme n’est pas au niveau des meilleurs plateformers, le shooting n’est pas au niveau des meilleurs shooters, etc. En voulant ratisser aussi large, on perd un peu dans le perfectionnement. Cependant, et je veux insister là-dessus, tout fonctionne suffisamment bien pour être agréable et jamais frustrant.

Une leçon de jeu vidéo
Pour moi Split Fiction représente ce que devrait être le jeu vidéo: un médium qui fait du gameplay sa priorité. Certes, l’écriture laisse à désirer, certaines mécaniques sont perfectibles et le jeu n’est pas aussi beaux que certains « films interactifs » (même si le jeu est très beau, soyons sérieux), mais le plaisir qu’on a manette en main est présent du début à la fin. Ma copine, qui n’est pas gamer du tout, en redemandait constamment, c’est vous dire. Ajoutons à cela que le jeu offre une passe ami gratuitement qui vous permet de jouer en ligne sans achat avec un autre joueur ayant acheté le jeu. À une époque où les jeux sont devenus de plus en plus des machines à imprimer de l’argent, Hazelight Studios donne une leçon à l’industrie avec ce titre qui figurera assurément parmi mes candidats au jeu de l’année en 2025.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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