
J’ai eu l’occasion de tester en primeur le prochain jeu du studio montréalais Thunder Lotus Games, le roguelike coopératif 33 Immortals. Disponible sur Xbox Series, Game Pass pour console et PC, cloud et via la plateforme Epic Games Store, vous pourrez jouer en accès anticipé dès le 18 mars.

Divina Commedia
33 Immortals vous plonge dans l’univers de la Divine Comédie du poète italien Dante. Oeuvre extrêmement influente depuis sa première parution au 14e siècle, elle continue d’inspirer les créateurs encore à ce jour. Hormis le célèbre poète lui-même qui vous assistera dans votre aventure, le jeu regorge de références à son monde, notamment avec les 3 zones principales que vous aurez à traverser: l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Les amateurs de roguelike ne seront pas dépaysés avec des mécaniques très semblables avec certains des plus gros jeux du genre, notamment Hades, dont le style visuel semble aussi s’inspirer.

Le Bois Sombre
Vous débutez votre aventure dans le Bois Sombre, qui vous servira de refuge après chaque nouvelle run. De là, vous pouvez ajouter de nouveaux atouts à votre personnage, changer ou améliorer votre arme, accéder au compendium ou encore modifier votre habillement et votre look en général. C’est aussi dans le Bois Sombre que vous pourrez parler à Béatrice, qui est en charge des défis que vous devrez accomplir pour pouvoir continuer d’avancer dans le jeu. Ces défis peuvent être des objectifs de progression, ou encore de gameplay, dans le genre de « tuer X ennemis avec les dagues » ou « compléter X chambres de tortures ». Certains de ces défis vous permettront de ramasser des étoiles qui seront nécessaires pour débloquer la couronne d’immortalité, qui vous donnera accès la fin du jeu.

Ne voyagez pas seul
Lorsque vous êtes prêt à commencer votre, vous traversez la gigantesque porte qui mène à l’Inferno et vous rejoignez instantanément une session pouvant accueillir jusqu’à 33 joueurs. Ici, l’objectif est simple: compléter 12 chambres de tortures pour pouvoir accéder à une bataille d’ascension, ce qui vous donnera ensuite accès à la salle du boss: Lucifer. Ces chambres de tortures peuvent être accéder par un maximum de 6 joueurs, toutefois. Si elles peuvent être complétées avec moins de joueurs, surtout plus tard dans la run, la difficulté de ces chambres est suffisamment conséquente pour que vous vouliez éviter de vous y aventurer seul. C’est d’ailleurs une réalité constante à travers le jeu: voyager seul à travers l’Enfer n’est pas recommandé, surtout au début. Les ennemis sont coriaces et attaquent en groupe; la coopération sera nécessaire.
La coopération au cœur du gameplay
Je jeu favorise la coopération de plus d’une manière. Vous avez, entre autres, une valeur d’empathie qui influence votre capacité à combattre en groupe. Plus cette valeur est haute, plus vous profitez de combattre en groupe. Vous pouvez augmenter cette valeur de la même façon que vous pouvez augmenter votre attaque ou votre santé maximale. Une autre façon avec laquelle le jeu vous encourage à jouer en groupe sont des attaques spéciales qui demanderont à d’autres joueurs de prendre position sur des marques que vous laisserez au sol près de vous. Lorsque toutes les marques sont activées, une puissante attaque sera déclenchée on un puissant bonus activé. Vous êtes limité dans l’utilisation de cette attaque, alors assurez-vous de l’utiliser dans les moments cruciaux. Lorsque vous mourrez, vous pourrez également être ramenés à la vie par un joueur allié, moyennant une pénalité de vie maximale. Bref, le jeu est conçu du début à la fin pour être jouer en groupe.

Une progression satisfaisante
Tout bon roguelike doit s’assurer de constamment garder l’expérience nouvelle et intéressante, et c’est encore le cas ici. Le jeu offre différentes armes qui viennent toutes avec leurs propres attaques, forces et faiblesse. J’ai tout de suite été attiré par les dagues (ça a toujours été mon arme préférée) et j’ai adoré leur style, surtout l’attaque spéciale qui inflige de gros dégâts sur impact et qui peut à la fois servir d’entrée à un combat ou de sortie de secours. À l’inverse, je n’ai pas su jouer avec le bâton magique: peu importe ce que j’essayais, ça ne semblait jamais porté fruit. Bref, les armes sont très différentes les unes des autres et tous les joueurs devraient trouver quelque chose pour satisfaire leur style de jeu. Dans le même ordre d’idée, le joueur débloquera des atouts au fil de son aventure, qu’il pourra équiper avant une run pour s’accorder différents bonus. Si vous débutez avec un seul emplacement d’atout, vous en débloquerez d’autres en montant de niveau de joueur, ce qui vous ferez en complétant les défis mentionnés plus haut. La progression dans 33 Immortals m’a semblé très satisfaisante, du moins dans les premières heures de jeu. Il restera à voir ce que le titre peut offrir pour renouveler le plaisir dans le endgame.
Conclusion
En somme, j’ai un opinion très positif de mon expérience sur 33 Immortals. Si le jeu ne réinvente pas le rogulike, il l’amène toutefois dans une direction que, personnellement du moins, je n’avais jamais expérimentée. L’aspect coopératif n’est pas du tout accessoire, mais plutôt essentielle à l’expérience de jeu. Visuellement, le jeu est sublime, voir grandiose à certaines moments. Je n’ai rencontré aucun problème de performance non plus durant mon test. Si Thunder Lotus Games parvient à garder l’intérêt des joueurs avec un endgame riche et intéressant, le jeu pourrait devenir un must play pour les amateurs de roguelike pour des années à venir.
Merci à Thunder Lotus Games et Xbox pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.