
L’ultime affrontement
Ça y est, nous y sommes. Le dernier volume de cette série remplie de rebondissements, de violence et, avouons-le, de jolies demoiselles.
Un killing game qui a soulevé tant de questions :
- Pourquoi ce jeu existe-t-il ?
- Quel lien obscur unit les participants ?
- Pourquoi portent-ils des noms de personnages de contes ?
- Qui sont ces étranges poupées qui orchestrent tout ?
Ce sixième et ultime tome nous apportera-t-il enfin des réponses ? Plongeons ensemble dans cette conclusion sanglante.
Une escalade inattendue
Le carnage du Petit Chaperon Rouge a été stoppé de justesse grâce à l’intervention surprise de Blanche-Neige, qui a absorbé le pouvoir de la Petite Sirène. Mais alors qu’on pensait la menace contenue, elle mute encore… cette fois en un trou noir dévorant tout sur son passage.
Dans ce volume, nous découvrons le véritable rôle du maître du jeu, mais toutes les réponses ne nous seront pas livrées immédiatement. Il faudra aller jusqu’à la toute dernière page pour enfin comprendre le sens de ce massacre.
Le jeu doit arriver à son terme, mais qui en sortira vainqueur ?
Un dénouement surprenant et audacieux
Lors de ma précédente critique, j’avais souligné que Takuto Aoki pouvait emmener son histoire dans toutes sortes de directions… Mais je n’aurais jamais imaginé que le Petit Chaperon Rouge passerait d’apocalypse zombie à trou noir aspirant les âmes de ses adversaires.
Et ce n’était pas prémédité par le maître du jeu, qui s’avère être… Gretel. Oui, elle aussi est une participante. Est-ce une surprise ? Pas vraiment, mais cela change totalement la perspective du jeu.
Je m’arrête ici pour éviter de trop spoiler, mais sachez que Takuto Aoki nous bombarde d’informations et que chaque pièce du puzzle prend enfin sa place.
Le jeu macabre qui semblait sans logique se dévoile peu à peu, et la révélation finale donne une toute nouvelle dimension à l’ensemble de l’œuvre.
Une œuvre en trois actes
Si vous avez lu ma première critique, vous savez que je ne savais pas trop quoi penser de SINoALICE au début. Mais en refermant ce dernier volume, tout prend son sens.
Ne voyez pas SINoALICE comme une simple série en six tomes, mais plutôt comme une œuvre en trois actes :
- Acte 1 → Tomes 1 et 2
- Acte 2 → Tomes 3 et 4
- Acte final → Tomes 5 et 6
Et cette conclusion vient renforcer tout ce qui a été construit auparavant.
Autre élément souvent sous-estimé : les parties light novel à la fin de chaque volume. Elles sont essentielles pour comprendre le rôle de certains personnages, notamment Blanche-Neige, sans doute le personnage le plus énigmatique de toute l’histoire.
Un travail artistique exceptionnel
Encore une fois, le travail d’Himiko est une véritable prouesse.
Il parvient à retranscrire l’intensité du scénario avec une maîtrise impressionnante. On passe de scènes d’action nerveuses à des moments poignants, toujours avec un sens du détail et une précision remarquables.
Jamais je n’ai senti un relâchement dans son dessin tout au long de la série. On ressent clairement le travail d’équipe entre Aoki et Himiko, et leur volonté commune de donner vie à l’univers unique de Yoko Taro. Mission accomplie avec brio.
J’ai hâte de voir Himiko sur un autre projet, car son talent mérite d’être mis en avant.
Une fin qui divise peut-être… mais qui marque
Cette collaboration entre Takuto Aoki et Himiko est une véritable réussite.
J’avoue qu’au début, je ne savais pas trop où cela allait nous mener, et j’avais peur d’une fin trop conventionnelle. Mais finalement, ce n’est pas le cas.
La fin de SINoALICE est-elle satisfaisante ? Cela dépendra de votre interprétation. Certains trouveront qu’elle manque de réponses, d’autres la verront comme un final parfait dans l’esprit de Yoko Taro.
Pour ma part, j’ai adoré cette conclusion. Elle nous laisse avec une dernière question en tête :
« Que désires-tu de ce monde ? »
Merci à Interforum pour la copie du manga.


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