
Salut mes chers disciples de la geekulture, Frank, le Dieu Geek, vous revient avec une autre critique d’un manga qui sort de l’ordinaire. Nous replongeons dans notre aventure avec notre écrivain mélancolique, avide de… mourir. Mais il n’en fera rien, pas avant d’avoir retrouvé sa douce dans ce monde fantastique. Bienvenue dans No Longer Allowed in Another World, publié aux éditions Kana.
Un village sous l’influence de la corruption
Notre Sensei et ses compagnons arrivent dans un petit village près de l’Arbre-Monde, habité par des semi-humains. Malheureusement pour eux, le village doit cohabiter avec des transférés corrompus, qui ont construit un casino tout près de cet arbre mythique. Pire encore, ces derniers utilisent les feuilles de l’Arbre-Monde comme un narcotique.
Mais ce qui tracasse le plus Sensei, c’est l’absence de ses précieux médicaments. C’est alors qu’il fait la rencontre de celle que l’on surnomme « la sorcière » dans la région. À travers elle, notre écrivain devient témoin de la solitude des transférés et de la cruauté déguisée des gens qui demandent de l’aide. Inspiré par cette rencontre, il sort son stylo et commence à retranscrire un monde où tout n’est pas simplement blanc ou noir.
Un manga qui continue de surprendre
Lors de ma dernière chronique, j’avais mentionné que ce manga gagnait en profondeur, et je dois avouer que ce quatrième volume poursuit sur cette lancée. Les thèmes abordés sont vraiment intéressants : ne pas juger quelqu’un sur une simple action, la relativité du bien et du mal… L’histoire de la sorcière m’a beaucoup touché, et même si son rôle était prévisible, sa place dans le récit est très marquante. Vous comprendrez en le lisant.
Hiroshi Noda a un talent indéniable pour nous transporter dans son récit. Sensei, bien que toujours aussi bizarre, évolue progressivement. Sa vision de la vie change à chaque volume, mais son objectif reste le même : mourir, bien entendu aux côtés de sa bien-aimée.
Une nouvelle intrigue avec Nier
Un peu plus tard, nous en apprenons davantage sur Nier, le « valeureux jeune guerrier ». Lors d’un passage dans son village natal, il retrouve l’orphelinat où il a grandi. Cependant, des motards rôdent dans les alentours, causant du grabuge. Pendant ce temps, une personne anonyme offre de la nourriture aux enfants de l’orphelinat, et une mystérieuse créature terrifie les motards… Coïncidence ? À vous de le découvrir.
Un travail artistique magistral
L’œuvre de Noda ne serait pas aussi marquante sans le travail exceptionnel de Takahiro Wakamatsu. Son trait donne vie au scénario et sublime chaque scène.
Les scènes d’action sont superbement bien exécutées, et certaines planches sont de véritables chefs-d’œuvre. Mention spéciale à la scène où la sorcière danse : on ressent chaque mouvement, et j’ai même pu imaginer la musique de la mandoline en arrière-plan. Mais une autre scène avec Nier démontre tout le talent de l’artiste pour transmettre l’émotion brute.
Une série qui me surprend toujours
Honnêtement, je me surprends à dévorer chaque volume de ce manga, alors qu’à la base, l’isekai n’est pas mon genre de prédilection. Je ne suis pas fan des statistiques façon jeu vidéo dans les histoires fantastiques, car ça casse un peu l’immersion pour moi. Mais au final, c’est l’un des seuls défauts que je trouve à cette série.
Le mélange d’humour, d’émotions fortes et d’intrigues captivantes me fait oublier ce petit accroc. Et c’est bien ça la magie d’un bon manga.
Merci à la Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


Laisser un commentaire