Un visual novel hors de ma zone de confort
Bon, ça y est, je crois que notre grand Manitou en veut à votre honorable Dieu Geek. Cette fois-ci, il m’a envoyé un jeu qui n’est vraiment pas mon style… En réalité, c’est un visual novel, et jusque-là, tout va bien. Cependant, je ne suis VRAIMENT pas la clientèle visée. Alors, comment bien présenter ce jeu sans tomber dans le cliché de l’homme blanc hétérosexuel de 38 ans? Eh bien, en restant soi-même, bien sûr! Frank le Dieu Geek ne changera pas parce que le jeu n’est pas fait pour lui. Je me suis juré d’être transparent dans chacune de mes critiques.
En ce moment, tu lis ces lignes et tu te demandes sûrement : Mais qu’est-ce que je m’apprête à lire? Est-ce que ma divinité préférée est un “BIGOT”? Viens le découvrir.

Un voyage poétique à Wellington
Please Be Happy est un visual novel sorti le 21 février 2025 sur Nintendo Switch, édité par Sometimes You et développé par le studio Élan. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un visual novel, imaginez un roman, une bande dessinée ou un manga interactif où vous avez des choix à faire. Il ne s’agit aucunement d’un jeu d’action. Celui qui nous intéresse ici est un slice-of-life se déroulant dans une version fictive de Wellington, en Nouvelle-Zélande.
Nous suivons Miho, une jeune renarde née dans la forêt coréenne, qui garde en elle le souvenir d’un voyageur bienveillant lui ayant parlé de son foyer. Désormais plus humaine qu’animale, elle a passé une éternité à chercher cette personne. Elle débarque en dirigeable à Wellington, l’une des perles de l’île flottante de Nouvelle-Zélande.
Même si elle a pris une forme humaine, Miho a encore beaucoup à apprendre sur la culture et la société des hommes. Pour survivre, elle a vécu comme une voleuse et, le soir venu, elle se réfugie dans la forêt pour retrouver sa forme animale. Elle a souvent été témoin du pire de l’humanité. Mais sa rencontre avec Juliet, une propriétaire de bibliothèque, et Aspen, une jeune romancière, va changer sa perception des choses. À travers elles, Miho découvrira que les humains peuvent aussi être bons.

Une expérience qui ne m’était pas destinée
Pour ceux qui me connaissent, vous comprenez maintenant mon introduction. En toute objectivité, Please Be Happy n’est pas un mauvais jeu. Il s’adresse à un public qui apprécie ce genre de récit, avec une ambiance douce et un ton réconfortant. L’histoire met en avant une amitié naissante entre trois personnages réunis par le destin, avec le regard d’une héroïne qui ne comprend pas encore tous les codes de la société humaine.
C’est également un jeu qui porte fièrement le tag LGBTQ+. C’est là que je dois préciser : ce n’est pas un jeu pour moi, car je ne suis pas la clientèle cible. Pour ma part, le scénario m’a rapidement ennuyé. J’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Miho, même si je comprends son concept. Elle avait des comportements qui malheureusement me dérangeais et la vie était trop simple pour elle. Elle semblait trop facilement ce sortir de situation problématique. Trop souvent, j’ai eu envie de passer les dialogues, et dans un visual novel, c’est un énorme problème. Le dialogue est censé être l’élément central de l’expérience, et si l’envie de skipper me prend trop souvent, c’est que le jeu n’a pas su me captiver. J’ai essayé, mais je n’ai pas pu le terminer.

Un visuel soigné mais un gameplay minimaliste
Là où Please Be Happy brille, c’est au niveau de son style artistique. Les illustrations sont magnifiques, et les artistes derrière le jeu ont accompli un superbe travail. En revanche, du côté du gameplay… il n’y en a pas vraiment. Vous lisez, vous choisissez une option et vous observez les conséquences. Le jeu ne propose pas de mauvais choix, et il y a deux fins positives possibles.
L’objectif du jeu est de montrer comment les liens humains se construisent et d’inviter le joueur à apprécier une histoire douce et contemplative. Malheureusement, je n’ai pas réussi à y adhérer. Comme mentionné plus tôt, je ne suis tout simplement pas le public cible. Ce n’est pas une question de qualité, mais plutôt de goût personnel.
Si je devais comparer cela à une expérience littéraire, ce serait comme donner Twilight à quelqu’un qui vient de finir Dracula de Bram Stoker. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ce n’est tout simplement pas ce que j’ai envie de lire. Le manque d’action et le ton contemplatif du récit n’ont pas su me captiver, et ce n’était clairement pas le bon moment pour moi d’aborder un slice-of-life romantique sur un triangle amoureux entre jeunes filles.
Bref, j’emmerde Gab Trash Talker de m’avoir fait tester ce jeu… qui mérite sûrement mieux que la note que je vais lui donner.

Conclusion : Une question de goût plus que de qualité
Please Be Happy est un jeu bien fait, qui saura séduire son public cible. Malheureusement, je n’en fais pas partie. Je reconnais ses qualités, mais il ne m’a pas touché. Pour ceux qui aiment les visual novels doux et introspectifs, ce sera sûrement une belle découverte. Pour moi, l’expérience a été laborieuse.

Merci à Sometimes You pour la copie du jeu.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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