
Une romance d’action pour la Saint-Valentin
Love Hurts est un film d’action avec une histoire d’amour se déroulant à la Saint-Valentin. Titré L’Amour Fait Mal au Québec, il est sorti le 7 février 2025 et est produit par 87North Productions. Le film est distribué par Universal Pictures. Durant un total de 87 minutes et avec un budget de 18 millions de dollars, il met en vedette Ke Huy Quan (connu pour Indiana Jones and the Temple of Doom, The Goonies et Everything Everywhere All at Once). Le film est réalisé par Jonathan Eusebio et écrit par Matthew Murray.

Un passé qui refait surface
Marvin, un agent immobilier de Milwaukee, semble vivre sa meilleure vie. Il adore vendre des maisons et a même été élu meilleur vendeur. Hélas, il reçoit une carte de Saint-Valentin d’une certaine Rose. Pourquoi « hélas » ? Parce que cette lettre va raviver un passé qu’il aurait préféré oublier. Ancien tueur à gages pour une organisation criminelle dirigée par son frère, Marvin devra retrouver Rose – qui aurait dû être abattue à l’époque – et affronter l’organisation de son frère.

Un hommage qui peine à convaincre
L’histoire rappelle les films de Jackie Chan des années 1980-1990. Si le dénouement est correct, le film souffre de longueurs, notamment lors de la rencontre entre Marvin et Rose. L’écriture tente de s’inspirer du style de Quentin Tarantino, mais sans en atteindre l’efficacité. Les éléments narratifs ne s’imbriquent pas naturellement, et certaines performances d’acteurs sont discutables, notamment celles des deux acolytes chargés de pourchasser Marvin. Quant au personnage du « Corbeau », un tueur à gages qui vit une romance en parallèle, son intrigue semble complètement illogique.
Avec un tel scénario, Love Hurts aurait mieux convenu à une sortie sur une plateforme de streaming ou, à l’époque, directement en DVD, plutôt qu’en salle de cinéma.

Des combats impressionnants, mais un film bancal
Les effets spéciaux laissent parfois à désirer, notamment les arrière-plans qui semblent mal intégrés. Cependant, le film brille par ses scènes de combat. L’entraînement intensif de Ke Huy Quan est évident, et certaines séquences donnent vraiment l’impression que les coups sont portés avec réalisme. Sur cet aspect, la production a bien fait son travail.
J’adore Ke Huy Quan, mais malheureusement, ce n’est pas son meilleur film. La distribution secondaire, assez moyenne, ne l’aide pas à rehausser le niveau général du film.

Conclusion : un film vite oublié
Love Hurts est un divertissement oubliable. Ke Huy Quan livre une bonne performance, mais l’ensemble du film ne fonctionne pas. Malgré des inspirations évidentes de Jackie Chan et Quentin Tarantino, le mélange ne prend pas. Un film qui aurait mérité une meilleure exécution ou un format plus adapté.

Pour écouter le film, c’est ici.


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