Salut les cocos! Prêts à retourner voir nos apprentis survivalistes dans Tokyo Survivor volume 2? Comme il fallait s’y attendre, cela ne se passe pas comme nos héros le souhaiteraient. Après une semaine où tout Tokyo a disparu, sauf eux, l’électricité et l’eau courante ne fonctionnent plus. Fini la vie extraordinaire pour Ayata, Teruo, Makoto et Yasushi, où ils pouvaient vivre en totale liberté. Se ravitailler en nourriture devient plus compliqué, car tout commence à pourrir, et peu à peu, tout autour d’eux est en train de mourir et de s’éteindre. L’atmosphère se dégrade dangereusement, mettant en péril leur relation.

Un groupe au bord de la rupture
Dans le premier numéro, seul Teruo semait la pagaille dans le groupe en voulant jouer au leader qui savait comment se sortir de toute situation. Son attitude, un peu (beaucoup) misogyne envers la seule fille du groupe et son côté narcissique étaient déjà les éléments désagréables de leur petite vie paisible.
Cependant, dans ce deuxième tome, avec la perte des éléments qui leur facilitaient la vie, l’ambiance festive et agréable devient inquiétante. L’anxiété monte, et certains espèrent un retour à la normale. C’est le cas de Yasushi, qui s’entraîne chaque jour pour le tournoi de judo. Cet événement est d’une grande importance pour lui, car son honneur et celui de son groupe sont en jeu. Ayaka, quant à elle, se retrouve avec un problème d’hygiène féminine. Makoto décide de l’aider à trouver ce dont elle a besoin, ce qui rend Teruo furieux. Selon lui, c’est Yasushi qui devrait accompagner Ayaka pour accomplir cette tâche « destinée aux hommes » (un commentaire misogyne de plus, qui, vous vous en doutez, ne passe pas bien dans le groupe). Bref, rien ne va plus pour nos survivants, et le pire est encore à venir. L’impensable finit même par se produire…

Une atmosphère toujours plus oppressante
Cette histoire est vraiment bien réussie. L’atmosphère est palpable et devient de plus en plus anxiogène. Surtout que l’on sait que ce manga ne comptera que cinq volumes. Après celui-ci, il n’en reste que trois, qui risquent d’être intenses, au vu des dernières péripéties. Pourtant, on ne comprend toujours pas ce qui leur arrive, ni pourquoi Tokyo est déserté.

Un huis-clos efficace
L’écriture et le visuel de Edogawa sont vraiment impressionnants. Ce volume se déroule principalement dans un huis-clos à l’école, qui sert de refuge aux personnages. Les décors ne présentent plus la ville comme dans le premier tome, mais l’école, plongée dans la noirceur de la nuit, prend une tout autre dimension, presque oppressante.

Une série à surveiller
J’ai adoré ma lecture et suis très curieux de découvrir ce qui attend nos survivants. Cette série est un excellent thriller qui mêle mystère et la naïveté de la jeunesse. Nos héros croyaient pouvoir enfin être libres, mais lorsqu’on est livré à soi-même pour survivre, nos valeurs changent, et le pire de nous-mêmes peut émerger.

Merci à Interforum pour la copie du manga

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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